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L'APPEL DU LOUP

Chapitre 2 CHAPITRE 2

Nombre de mots : 1201    |    Mis à jour : 25/11/2025

de sa peau accentuait les ecchymoses qui maculaient ses joues. Sa main tremblante se leva pour effleurer la coupure profante à sa tempe, puis sa lèvre fendue et sensible. Son rega

naissante en elle. Un cri rauque jaillit de sa gorge alors qu'elle se détournait brusquement du miroir. Une douleur fulgurante lui traversa les côtes, la pliant e

ûr qui pénétra dans sa chambre. Vêtu d'un costume gris ardoise impeccable, il contrastait violemment avec la blancheur aseptisée des li

anda-t-il, son regard analytiqu

verture autour d'elle. Elle ne faisa

ger soulagement. Sa présence était devenue un

ant, « ...voici Robert Danton. Il est là p

estions familiales ? A

son glissa les mains dans les poches de sa b

la chaise près du

hochement de tête, ne l

iselle Channing, je comprends que les circonstances soient... particulières. » Il marqua une

t décédée », annonça-t

mémoire. « Tante Mae ? » murmu

légèrement surpr

, flous. Une femme âgée, solitaire, qui

oiselle Channing. Je suis l'avocat chargé de la succession

ait-il venu la voir ? N'y avait-il personne d'autre ? Une petite voix intérieur

lité. « Votre grand-tante vous a désignée com

er. « Héritière ? » ré

ur un document. « Votre nom est s

voulez

compris les frais funéraires. » Il marqua une pause, la regardant droit dans les yeux.

oit loin d'ici. Loin de l'homme sans visage. Cette pens

fidentielle, maître Danton ? » de

isage. « Absolument. Le secret profess

a question suivante. « Vous

trahissant aucune émotion. « Cinq ce

ence qui lui revenait d'un coup, sans effort. Un frisson glacial la parcourut, déclenchant une avalanche de souvenirs précis et atroces. Cinq années entières de terreur, d'humiliations et de

nant, chacun plus brutal que le précédent, peignant le portrait de Danny Horner dans toute sa monstruosité. Ce qui la frappait le plus, c'était la colère. Une colère froide et ca

ordonna une v

iquement. Il ne connaissait pas l'existence de sa grand-tante. Il ne la chercherait jamais à Asheville. Des larmes lui montèrent aux yeux tandis

ie défilèrent der la vitre. La silhouette des bâtiments d'Albany s'estompa dans un ciel plombé. Ses pensées demeuraient lourdes, obsédées par la peur qu'il la

, le prenant pour son sauveur. Elle chassa cette pensée amère. Le chevalier s'était révélé être un loup vorace sous son déguisement d'agneau. Il l'avait battue, méthodiquement. Sa parole

ar un homme qu'elle avait aimé. Pour au final se réveiller amn

pleurer », lui sou

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L'APPEL DU LOUP
L'APPEL DU LOUP
“Ronan Morrissey sentait le poids de sa charge chaque fois qu'il parcourait les terres de la meute. En tant qu'Alpha, les traditions exigeaient de lui une compagne, une partenaire pour affermir son autorité et perpétuer leur lignée. Mais son esprit ne parvenait pas à se fixer sur les louves présentées au conseil. Une autre image s'imposait, tenace : celle de Kate Channing. Il l'avait trouvée par hasard, un soir de pleine lune, près des falaises. Elle était là, frêle et perdue, les yeux brillants de larmes qu'elle refusait de verser. Quelque chose en elle, une vulnérabilité mêlée à une opiniâtre fierté, avait réveillé en lui une pulsion brute, ancienne. Son loup intérieur s'était dressé, exigeant, possessif. Il ne voulait plus que cette femme, cette humaine. Kate, elle, ne cherchait rien de tout cela. L'amour était pour elle un champ de ruines, un souvenir douloureux qui lui avait laissé des marques autant sur la peau qu'au plus profond d'elle-même. Elle se reconstruisait pas à pas, méfiante, farouchement indépendante. Le soir où cet homme l'avait tirée du bord de la falaise, où elle avait senti dans ses bras une force surhumaine et dans son regard une intensité presque animale, la peur l'avait submergée. Elle connaissait ce genre d'hommes, dominateurs, imprévisibles. Alors elle avait fui, sans un regard en arrière. Mais Ronan n'était pas homme à se laisser oublier. Fasciné par la jeune femme, obsédé par son parfum et par la terreur qu'il avait lue dans ses yeux, il savait que la poursuivre était une folie. Une humaine ne pouvait avoir sa place dans leur monde. Pourtant, la sauvagerie qui grondait en lui rejetait cette logique. Elle serait sienne. Il en avait décidé ainsi, même si cela signifiait défier les siens et bouleverser l'ordre établi. Entre son passé qui la hantait et une meute qui voyait d'un mauvais œil cette attraction pour une étrangère, leur histoire naissante se construisait sur un équilibre précaire. Le chaos menaçait, et la question demeurait, lancinante : un amour né de l'instinct et de la peur pouvait-il véritablement survivre ?”