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986 Nuits de Trahison

Chapitre 5 

Nombre de mots : 831    |    Mis à jour : 14/08/2025

comme si un interrupteur avait été actionné. Chloé était occupée à installer son nouvel « atelier »,

ce dans notre chambre. La tache sombre sur la moquette de la chambre d'amis fut expertement enlevée.

l en posant la boîte dans mes mains engourdies. «

i. Ni colère, ni gratitude. Juste une distance vaste et vide. C'é

e poli. J'ai posé la boîte non ouverte

mon silence signifiait le pardon. Il était un idiot. Mon sil

l'avenir. Un avenir où nous voyagerions, où nous fonderions peut-être enfin une famille. Il parlait d'

e l'ai laissé me tenir la main. Mais mon esprit éta

menté par la vente des bijoux que Charles-Édouard m'avait offerts au fil des ans, était bien garni. J'avais un

de charité pour l'hôpital dont Chloé était une « marraine ». Charles-Édouard a ins

que c'étai

une grande peinture abstraite. Elle se tenait sur une petite estrade à côté,

», dit-elle dans le micro, sa voix tremblant d'émotion. « Il m'a do

m'ont trouvée

oix dégoulinant d'une douceur venimeuse. « Ses... émotions uniques

La foule a murmuré, leurs yeux sur moi. J'

et colériques - des noirs, des violets profonds et des éclaboussures violentes de rouge san

exposée à la vue de tous. Elle avait transformé

age. Je voulais courir, disparaîtr

uffle ? » roucoula Chloé. « J

rd, mes yeux le suppliant. Fais quelq

de compréhension, d'horreur, dans ses yeux. P

hant et souriant, et son expression s'est durcie en

se et observatrice. Sa voix était forte, inébranlable. « Elle

uté devant tout le monde que nous connaissions. Il a tenu mon

ements furent

la foule, suis sortie par les grandes portes de la salle de bal et me suis retrouvée dan

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986 Nuits de Trahison
986 Nuits de Trahison
“Pendant 986 nuits, le lit conjugal n'avait plus été le mien. Mon mari, Charles-Édouard de Villiers, héritier d'un empire immobilier parisien, était hanté par un fantôme. Et la sœur de ce fantôme, Chloé, était mon bourreau. Chaque nuit, elle grattait à notre porte, prétextant des cauchemars, et Charles-Édouard la laissait entrer, installant un duvet pour elle dans notre chambre. Une nuit, Chloé a hurlé en me pointant du doigt : « Elle a essayé de me tuer ! Elle s'est faufilée pendant que je dormais et m'a étranglée ! » Charles-Édouard, sans une seconde de réflexion, m'a hurlé dessus : « Léna ! Qu'est-ce que tu as fait ? » Il n'a même pas cherché à entendre ma version des faits. Plus tard, il a tenté de se faire pardonner avec un macaron, mon préféré, à la pistache. Mais il était fourré à la pâte d'amande, ce à quoi j'étais mortellement allergique. Alors que ma gorge se serrait et que ma vision se rétrécissait, Chloé a de nouveau hurlé, simulant une crise de panique à cause de commentaires en ligne. Face à mes râles d'agonie et à son hystérie feinte, Charles-Édouard l'a choisie, elle. Il l'a emportée loin de moi, me laissant seule pour me sauver. Il n'est jamais revenu à l'hôpital. Il a envoyé son assistant organiser ma sortie. Quand je suis rentrée, il a essayé de m'apaiser, puis m'a demandé de donner le dernier cadeau de mon père, mon orgue à parfums, à Chloé pour son « atelier de design ». J'ai refusé, mais il l'a pris quand même. Le lendemain matin, Chloé a « accidentellement » brisé un flacon du parfum sur mesure de mon père, le dernier souvenir matériel que j'avais de lui. J'ai regardé Charles-Édouard, les mains en sang, le cœur en miettes. Il a tiré Chloé derrière lui, la protégeant de moi, sa voix glaciale. « Ça suffit, Léna. Tu es hystérique. Tu perturbes Chloé. » À cet instant, la dernière lueur d'espoir s'est éteinte. C'en était fini. J'ai accepté une offre pour devenir maître parfumeur en France, j'ai renouvelé mon passeport et j'ai planifié ma fuite.”