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Mon Amour Volé, Ma Vie Retrouvée

Chapitre 3 

Nombre de mots : 757    |    Mis à jour : 03/07/2025

et la direction attendaient maintenant la suite, une nouvelle collection tout aussi innovante. Mais Sophie était incapable de la produire. Le "réseau" qui lui avait fourni les connaissa

de. Elle n'avait aucune idée du véritable potentiel du don qu'elle avait effleuré, de sa p

si créatrice. À l'intérieur, des carnets de croquis centenaires, des échantillons de tissus oubliés, des journaux intimes décrivant des techni

xtrême. Je redessinais chaque croquis, j'essayais de comprendre la logique derrière chaque pli, chaque coupe. Je cousais avec de vieux draps, je teignais des tissus avec des baies trouvées dans le jardin. C'était un processus

otion, l'énergie créatrice pure qui l'animait. Une vague de chaleur a parcouru tout mon corps. Des idées, des formes, des couleurs ont explosé dans mon esprit. Ce n'était plus de l'imitation, c'était de la création. Le don était réveill

x intérieure, une sagesse nouvelle, m'a dit de m'arrêter. Ce n'était pas le moment de tout révéler. Mon retour devait être stratég

pression, elle a assemblé à la hâte quelques pièces sans âme, des imitations pâles de ma collection précédente. La présentation p

la nouvelle "prodige", ne livrait pas la marchandise. Dans son bur

ait du génie pur... La créativité de Jeanne me manque, parfois. Elle était

encore dans l'entreprise, de me tenir au courant. Le jour de la grande présentation de la nouvelle c

grenier. Une création simple mais d'une complexité et d'une élégance à couper le souff

ncé lentement dans l'allée centrale, mon visage calme et déterminé. Sophie, sur scène, es

t le spectacle ne fa

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Mon Amour Volé, Ma Vie Retrouvée
Mon Amour Volé, Ma Vie Retrouvée
“Les projecteurs scintillaient sur les mannequins, présentant la collection « Rêverie Urbaine », mon œuvre volée. Ma sœur, Sophie Dubois, rayonnait sur l'estrade, s'appropriant mes nuits blanches et mes croquis. J'étais Jeanne Dubois, reléguée au troisième rang, une simple employée anonyme, spectatrice de sa trahison. Elle parlait, sa voix fluide, de concepts qu'elle n'aurait jamais pu imaginer, mes mots devenus les siens. Mon cœur battait lourdement, tandis qu'elle affirmait que j'étais « bloquée », qu'elle m'avait « sauvée ». Monsieur Allard, le critique, l'interrogeait sur une technique complexe, un piège pour elle, pensais-je. Mais Sophie a répondu avec une assurance déconcertante, utilisant un jargon qu'elle ne maîtrisait pas. Un "réseau" secret, m'avait-elle dit, mais ce n'était pas qu'un carnet d'adresses, c'était autre chose. Puis, le coup de grâce : elle m'a présentée comme une artiste instable, jalouse, elle, la sœur aimante. Mon monde s'est effondré, mon talent arraché, mon nom traîné dans la boue. Le lendemain, Monsieur Dubois m'a convoquée, son visage froid, ses mots glaçants. « Jeanne, vous avez tenté de saboter son travail. » J'ai murmuré, brisée, « C'est mon projet... Elle a tout volé... » Sophie a secoué la tête, faussement attristée, « Ne rends pas les choses plus difficiles. » Mon contrat était rompu, j'étais poursuivie pour diffamation, ma vie s'écroulait. « Ne vous approchez plus jamais de votre sœur, » a-t-il ajouté, c'était une menace. Quelques jours plus tard, Sophie est venue, me tendant des billets, l'aumône de ma destructrice. La rage, que je croyais morte, a brûlé en moi, et je lui ai jeté son argent au visage. « Je n'ai pas besoin de ta pitié, garde ton argent sale. » Elle a ri, un rire sec, « Prouve-le. » Puis, elle est partie, me laissant seule, livrée à la fièvre et au délire. C'est alors, dans cet état de détresse absolue, que la voix de ma grand-mère a resurgi. Elle parlait d' un « don » créatif, transmis de génération en génération, qui ne se réveillait qu'après une « descente aux enfers ». J'ai compris : Sophie avait puisé dans ce don familial de manière corrompue, elle avait volé mon héritage. Une nouvelle énergie a parcouru mon corps affaibli. Je devais trouver la source pure de ce don, la vieille maison de campagne familiale, « là où tout a commencé. » J'ai enfilé mes derniers vêtements propres, j'ai ramassé mes dernières économies, juste assez pour un aller simple. Je laissais tout derrière moi, mes croquis déchirés, ma solitude. Dans le grenier, je trouverais la clé. Pour la première fois depuis des mois, je n'avais plus rien à perdre et tout à gagner. J'ai poussé la trappe et je suis entrée dans l'obscurité.”
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