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La Réincarnation d'une Souveraine

Chapitre 1 

Nombre de mots : 756    |    Mis à jour : 01/07/2025

nsupportable, un froid q

s poignets et des chevilles. Chaque cahot du chemin de montagne me faisait grincer des dents de do

it-il dit, sa voix aussi glaciale qu

billant sans la moindre pudeur. Ils étaient les alliés de mon frère, Henri, le nouv

ent sordide. Là, sous les ordres de leur chef, un homme à la cicatrice hideuse, les tortures on

ne plaie béante, mon esprit une brume de souffrance. Au seuil de la mort, a

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sse a osé l

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robe. Une simple dispute. J'avais réprimandé Sophie pour avoir volé et porté ma robe de cérémonie, une pièce unique tissée de

nipulés par les larmes de crocodile de cette simple assistante. Ils m'avaient envoyée à la m

eu raison de moi. L'ob

ce chaleur m'

une harpe. L'odeur des lys blancs, mes fleurs préférées, emplis

ntures de velours bleu roi, les meubles en bois précieux, tout était là. J'ai levé mes main

grand miroir. La jeune femme qui me fixait était moi, mais une version plus jeune

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Cette fois, les choses seraient différentes. Cette fois, je ne serais plus la princesse n

al était déjà remplie de nobles venus célébrer mon anniversaire. La musique, les

, je l'

robe impériale tissée de fil d'or, celle qui ne devait être portée que par une princesse de

es blessures passées a parcouru mon corps. La haine,

mon passage. La musique s'est tue, les conversations se sont éteintes. Tous les

ien, savourant la panique qui co

rte et sans appel, da

ene

aux gardes postés

z-lui cet

a parcouru l'assem

r oser porter une

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La Réincarnation d'une Souveraine
La Réincarnation d'une Souveraine
“La mort était un froid insupportable, une étreinte brutale qui me saisissait jusqu' aux os. Attachée à un brancard rudimentaire, les cordes me lacéraient les poignets et les chevilles. Chaque secousse du chemin de montagne réveillait la douleur, une douleur familière. Mon fiancé, Louis, m'avait ligotée de ses propres mains, son visage vide de toute émotion. « C' est pour ton bien, Jeanne », avait-il murmuré, sa voix aussi glaciale que le vent hurlant. Les barbares riaient grassement, leurs regards avides me déshabillant. J'étais le prix de leur alliance avec mon frère, Henri, le nouveau roi. Un sacrifice pour consolider son trône, une monnaie d'échange pour un pouvoir illusoire. Traînée dans la boue gelée jusqu'à leur campement sordide, les tortures avaient commencé. Ils voulaient me briser, m'humilier, me faire payer pour une offense que j'ignorais. Mes cris se perdaient dans l'immensité sauvage, mon corps n'était plus qu'une plaie béante. Mon esprit, une brume de souffrance. Au seuil de la mort, alors que ma conscience s'effilochait, j'avais entendu leurs murmures satisfaits : « C' est pour Sophie. La princesse a osé l' humilier. Elle doit payer pour les larmes de Sophie. » Sophie. Mon assistante. Ma cousine éloignée. Le souvenir m'avait frappée, net et douloureux : une robe volée, une réprimande publique, mon dix-huitième anniversaire. Cette humiliation publique avait-elle mérité ma vie ? Alors, tout s'était éclairci dans une agonie fulgurante, Louis, Henri, tous manipulés par les larmes de crocodile de cette simple assistante. Ils m'avaient envoyée à la mort, non pas pour une raison d' État, mais pour venger l'orgueil blessé d' une femme ambitieuse. Le froid m'avait enfin vaincue, l'obscurité m'avait engloutie. Puis, une douce chaleur m'avait enveloppée, le son cristallin d'une harpe. L'odeur des lys blancs emplissait mes narines. J'avais ouvert les yeux. La lumière du soleil filtrait à travers les hautes fenêtres de ma chambre au palais. J'étais retournée. J'étais revenue au jour où tout avait commencé, mon dix-huitième anniversaire. Cette fois, j' allais réécrire l' histoire.”