Lame solitaire
nte. Sous la lumière vacillante des lampadaires, Elena avançait sans un bruit, l'ombre de son manteau noir se fondant dans la nuit.
n souffle, un bruissement imperceptible. Elle pivota brusquement, sa respiration parfaitement maîtrisée, et aperçu
e qu'elle poursuivait n'était pas un simple charognard. Il savait qu'elle était là, il savait ce q
rsque les crocs s'étaient refermés sur sa gorge. Elle les avait tous vus mourir. Elle n'avait rien pu faire. Mais aujourd'hui, e
rière elle.
e vide à l'endroit où son cou se trouvait une seconde plus tôt. Son assaillant se redressa lenteme
temps à me trou
allait finir. Une lame surgit de sa manche, dans un éclat d'acie
hair morte, l'odeur de l'argent brûlant les narines de sa proie. Il hurla, recula, mais elle ne lui laissa pas le temps
a avant même qu'il
nt de lever les yeux vers le ciel noir. Une chasse de plus. Une vie de mo
ut dans la nuit, prête p
s qui disparaîtraient bientôt sous la bruine fine qui commençait à tomber. Autour d'elle, les lampadaires fatigués projetaient des halos pâles sur les façades délabrées des immeubles, révélant des fissures béantes, des murs souillés par le temp
qu'un monst
it voulu sentir plus longtemps l'adrénaline marteler ses veines, la peur de l'ennemi dans son dernier regard, le silence absolu qui suivait toujours l'in
ille tordue. Un ancien entrepôt, autrefois lieu de stockage pour des marchandises aujourd'hui d
it, accompagnée du grincement sinistre des charnières fatiguées. Elle s'adossa contre le mur, laissant son corps glisser lentement j
Non, elle ne craignait plus ces créatures depuis longtemps. C'était autre chose. Quelque chose de plus
cabossée. L'alcool brûla sa gorge lorsqu'elle en but une gorgée
plus. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, des visages surgissaient dans l'obscurité, des cris résonnaient dans sa tête. Elle revoyait les si
qui filtraient à travers une verrière brisée. L'aube approchait, et bientôt, la v
lle ne s'arr
mbres, un fantôme errant dans un
e seule de ces créatures à
. Elena resta immobile un long moment, le regard perdu dans l'obscurité, écoutant le silence. L'
essures qui ne guérissaient jamais vraiment. D'un geste machinal, elle vérifia ses armes : ses lames bénites, so
sol poussiéreux. La nuit avait été longue, mais une nouvelle journée commençait. Une journée où l
emmitouflés dans leurs manteaux, ignorant tout de la guerre silencieuse qui se jouait dans leurs rues. Elena les observa un instant, une lueur ind
continua sa route. Une n
ns. Des corps retrouvés exsangues, des marques de griffes sur les murs, des silhouettes aperçues dans
. Ce n'étaient pas de
e genre de mass
xactement ce que
oups-
territoir
it ni de la peur ni de l'appréhension. C'était une anticipat
e comptait pas laisse
nsaisissable. Elle dormait peu, se contentant de quelques heures de repos dans des motels miteux ou des aires de repos désertées. Chaque nuit, les souvenirs revenaient. Le s
le même goût amer dans la bouche
sauvage, indomptée. La route sinueuse serpentait entre des collines boisées, disparaissant par moments sous la brume épaisse qui recouvrait la vallée. I
'horizon. Un vent froid s'infiltra sous son manteau, soulevant des frissons sur sa peau. El
, quelque chose
dans l'air. Une présenc
igts effleurant instinctivem
de pierre aux toits de tuiles noires s'alignaient le long d'une rue principale d
e austère. Une enseigne vieillie pendait au-dessus
hicule et referma la
voûté, le regard perdu dans les profondeurs de son âme. Lorsq
ux, n'est-ce pas ? murmu
ondit pas i
sont-
comme s'il redoutait la r
être ici. Vous n'êtes pas la première à venir... et a
t son regard
uis pas c
a, lourd, chargé d'u
resque imperceptible, l
nt que vou