Ambitions Dangereuses
lairé, Lola était absorbée par son travail. Entre piles de manuscrits et tasses de café refroidi, elle se perdait dans l'analyse minutieuse d'un nouveau roman
fichait simplement : « Invitation ». Intriguée, Lola cliqua immédiatement sur le message. L'écran s'illumina d'un logo sophistiqué et sobre, sur fo
ère
oindre la prestigieuse maison d'édition Lefèvre, un lieu où l'excellence et l'innovation se rencontrent pour façonner l'av
le envergure se présenterait à elle, à elle qui, jusqu'à présent, se contentait de jongler entre petits boulots et projets personnels. Elle relut le message, cherchant à en saisir chaque nuance. L
à voix basse, les yeux brillants d'un
meilleure amie et confident, retentit alors que cette dernière e
écran de son ordinateur. « Damien Lefèvre lui-même m'invi
e ces propositions alléchantes dont on parle trop souvent en ville... mais ça pourrait êt
ptions passées, des rêves étouffés dans la routine quotidienne et des promesses non tenues. Mais
de Lola dériva, et un souvenir douloureux surgit de l'ombre du passé. Elle se rappel
n où les lumières tamisées se mêlaient aux murmures de confidences inavouées. Julien Marceau, au
s de vouloir lire, » lui avait-il dit avec un sourir
ndemain, alors que la douceur du matin laissait place à une amertume insidieuse, Julien s'était écli
sincérité apparente, comme s'il dissimulait une intention plus sombre. Les réminiscences étaient douloure
qui s'intensifiait dehors. Le souvenir de la chaleur de sa voix, de ses mains caressant la sienne,
» demanda Claire, posant une ma
resque étouffée par la douleur du passé. « Julien... c'était tellement compliqué. Il
t toujours surface quand on s'y attend le moins. Mais aujourd'hu
nait devant elle comme une porte ouverte sur un avenir qui semblait, pour la première fois depuis longtemps, empli de promesses.
se. C'était un appel de son petit studio, la sonnerie pe
oix encore hésitante, déjà
ci Damien Lefèvre. J'aimerais convenir d'un rendez-vous pour vous exposer en pers
jamais imaginé que l'invitation prendrait
ondit-elle, masquant tant bien que
frisson glacial parcourir son échine, comme si l'ombre de son passé la mettait en garde contre une possible répétition des d
uie semblait danser en un ballet désordonné, et les lumières de la ville offraient un spectacle hypn
ne marque indélébile sur son âme. Ces mots, qui jadis l'avaient poussée à se
un dîner dans un petit restaurant discret, où les rires et la complicité avaient masqué les prémi
monde où tes rêves
nt elle n'était que la victime. La douleur de cette révélation se mêlait à la fierté d'avoir su, malgré tout, se relever. Aujourd'hui, en repensant à cette époque, elle se sent
l'équilibre précaire entre espoir et méfiance. Dans le silence de sa chambre, elle s'adressa à elle-même avec une détermination nouvelle : « De
ère de l'aube, elle quitta son appartement, emportant avec elle la complexité de ses émotions. Chaque pas résonnait c
dont les regards semblaient refléter des histoires tout aussi intenses que la sienne. La ville, avec son mélan
onniste au sourire professionnel mais distant. « Bonjour, Madame Dup
n pour le luxe et l'excellence. Quelques minutes plus tard, un homme charismatique, au regard perçant et aux gestes mesurés, fit
un couloir aux murs ornés de portraits d'anciens dirigeants de la maison d'édition, Lola ne pouvait