L'appel du renouveau
“Prologue : Cela faisait plus de dix ans que Lyra avait échappé à la meute. Dix ans à se fondre dans la masse, à vivre une existence tranquille, loin des regards curieux, loin de ses racines. Dans sa librairie, au cœur de la ville, elle était simplement une femme ordinaire, une libraire au charme discret. La lune, elle l'observait seulement à travers la fenêtre, de loin, comme un souvenir lointain, une époque qu'elle ne souhaitait pas revoir. Mais un matin, tout bascula. Un bruit de cloche fit vibrer les murs de la librairie, et la silhouette familière de son frère, Iago, se glissa dans l'ombre de l'entrée. Il n'était pas censé être là. En un instant, les souvenirs de sa vie passée resurgirent, accompagnés d'une peur sourde. Un simple regard et il avait compris. Les tensions entre eux étaient palpables, et il n'était pas là pour l'inviter à un café. « Lyra, il faut que tu viennes. Elle a besoin de toi. » Sa voix tremblait, mais c'était bien plus que l'angoisse. Il parlait de leur sœur, Amara. Un appel à l'aide, un cri silencieux. Sans réfléchir, Lyra suivit son frère, son cœur battant la chamade. Elle n'eut aucune idée de ce qui l'attendait. Il fallait qu'elle sauve sa sœur, mais le prix à payer allait bien au-delà de ce qu'elle avait imaginé. Un rituel ancien, une malédiction bien plus terrible qu'elle ne l'aurait cru, et voilà qu'elle se retrouva, à son tour, condamnée. De l'instant où la malédiction s'abattit sur elle, Lyra devint... quelque chose qu'elle n'aurait jamais cru possible. Un golden retriever. Ses formes, ses réflexes, tout en elle fut modifié, réduite à l'état d'un animal, et pourtant, ses pensées restaient humaines. Comment survivre dans un monde où elle était désormais prisonnière d'un corps qui n'était pas le sien ? Comment déjouer la malédiction et recouvrer sa véritable forme, si ce n'était en affrontant son passé et en dénouant les mystères qui la lient à cette malédiction ? Elle avait beau être louve-garou, elle n'avait jamais imaginé que la chasse serait aussi personnelle.”