clusion à la maison. Je regardais les petites filles de mon quartier qui jouaient et qui un beau jour disparaissaient. Je ne voyais plus que des silhouet
it ans, qu'on n'a pas osé appeler une guerre, qui a pourtant duré
part et d'autre d'une ligne de front ; on rec
ations affectives, subtiles, quelquefois tourmentées mais fortes ; au p
ur les négociations de l'indépendance : Français qui voulaient rester en Algérie, musulmans voulant rest
ments qui ont fait chuter
é Al Azahr du Caire, s'était joint et disait qu'il fallait mener le combat pour le triomphe de l'arabisme et de l'islam et la suprématie de la con
compris » du général de Gaulle,
ie, le coup le plus génial qu'un homme politique ait pu faire ; plus fort qu
ais au fond bien calculés, dont je veux qu'ils enthousiasment
oyaient leurs fils partir faire la
ie au milieu de ces attentats et de
endance des Algé
e, je n'oublie pas que j'ai fait mes premier
lemcen qui reviennent dans vos récits de cet
e « France » d'Algérie que tous mes proches décrivent comme le paradis sur terre, était-ce la réalité ou la nost
oit comme leur père, leur grand-père et qui y passent toute
é entre deux cultures. Je ressens le besoin de parler de mes origines « pied noir », que j'ai enfant porté comme un
u as épousé celui qui a
-ci marquera douloureusement la tienne mais a
on cortège de mensonges et d'hypocrisie est devenu ton quotidien dans votre magasin de tapisserie et matelas, à côté
isque dans les années 1960, 1961 avaient commencé ces attentats terribles qui av
ques mois par Yvette et Marie-Line, un an plus tard, qui est née à la maison car tu avais fait trop d'efforts ce jour-là
s images furtives, des flashs peut être liés aux photos
tter l'Algérie en juin 1962 après quinze jours d'attent
ar les attentats, pour rejoindre la métropole. Tu travailles dur en faisant le ménage dans le terminal pour nous nourr
Seule, car notre « père », dans sa grande lâcheté, a déjà prudemment quitté les lieux
es dont sans doute peu de femmes et même d'hommes sont capables. Outre ton cas, ou devrais-je dire notre cas personnel, c'
rance métropolitaine pour la première fois, ont été lamentables. Des structures mises en place à l'emporte-pièce ; ces Français reçus comme des indésirables, près d'un milli
peut voir encore aujourd'hui certains de ces horribles ensembles HLM, énormes barres ou immenses tours destinées à loger ces nouveaux arrivants. Même
ques à Marseille avec tes trois petits et pas grand-chose d'autre. Comme disent les «
yage, une ancienne voisine, Mme R., et tu retrouves ton « époux
ts pour trouver des petits boulots afin que nous puissions simplement nous loger et manger pendant plusieurs mois. Nous habitions près du presbytère, nous sommes en décemb
e des Basses-Alpes devenues aujourd'hui les Alpe
Nous habitions à six dans cet appartement puisque notre père, accompagné de sa mè
63, la médecine des prématurés n'était pas aussi avancée qu'aujourd'hui et un bébé aussi petit risquait de ne pas survivre
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