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P'tit Louis

Chapitre 3 No.3

Nombre de mots : 2083    |    Mis à jour : 28/07/2023

pas

belle-mère, vous parliez en espagnol puisqu'elle ne p

sur le square Frédéric Mistral y menait. Sur le chemin se trouvait la petite épicerie dans laquelle mes copains et m

; peut-être parce que ces heures passées au calme, hors

i nous faisait aligner par deux pour entr

tracés avec application avec nos plumes Sergent Major et

pensées se perdent souvent dans leur feuillage ; sur les murs des dessins, œuvres éphémères qui disparaissent à chaque rentrée,

est des sujets difficiles à aborder entre un fils et sa mère, je ne m'explique pas comment tu as pu concevoir cinq enfants avec cet homme alors

même... Ou plutôt j'ose à peine imaginer qu'il te violentait et que chaque fois, ma

bitons le bloc G au quatrième étage. C'est curieux mais après presque cinquante ans, je me rappelle les noms des occupants de chaque étage ; il y avait les familles Rum., Di Benne., nos voisins M. et Mme Kahlo., des Algériens et leurs nombreu

os jours une cité et même une cité sensible. Et pourtant la cohabitation de toutes ces nationalités, confrontées aux mêmes difficult

e secrète avait été rapportée d'Algérie. J'ai partagé mes jeux et mes bêtises avec les Rocco, Nouredine e

u se défaisaient entre les rangs de fils alignés. Pas une d'entre elles n'aurait manqué le rendez-vous et elles s'y retrouvaient à heure fixe par affinité

eige et qui voyait chaque hiver naître des bonhommes blancs armés de bâtons. La construction démarre avec une boule bien serrée entre n

tent la structure. Il ne reste alors plus qu'à laisser son imagination s'exprimer pour donner vie à cette accumula

as. J'aimais leur rendre visite, mon grand-père n'était pas causant, rugueux ; sa bronchite chronique, conséquence de ses années de campagne dans la

d j'arrivais. Dans son placard de cuisine, il y avait toujours des biscuits et du chocol

ville, une petite route sinueuse, dans la profonde vallée de la Bléone, après Barbejas y menait. Je

un stade de foot improvisé. Il y avait un grand pré et surtout une ancienne demeure b

interdit ; c'est donc là que ma bande et

éfis pour tester notre adresse et notre courage. Quelques-unes de ces expéditions se sont terminées à l'hôpital pour réparer des fractures. C'est d'ailleurs à la suite de ces accidents que la municipalité s'est décidée à cerner le « châ

jectile ; les pierres et les marrons pleuvaient. Certains d'entre nous en conservent quelques blessures et pas seulement d'amour propre. Je passais aussi beaucoup de temps à la Maison des Jeunes qui était au cœur des bâtiments, près de la Coop ; là se retrouvaient tous les enfan

is conscience des difficultés conjugales

» et impuissant. Ce sont ces années, j'e

t j'ai pu voir les ravages de l'alcool. D'autant qu'il exerçait la profession de taxi et il s'était offert une magnifique Taunus blanche, sans doute en engloutissant tout le budg

sendi, en plein centre-ville, et tout près de nombre

a violence physique. De nombreuses images restent à jamais dans ma mémoire, comme cette chaise brisée sur ton dos. Les longues soirées où après l

et au bout d'un certain temps, la fatigue aidant, j'avais l'impression d

ur l'état d'ébriété de son conducteur, nous nous préparions à une

es dans les escaliers ; gravir les quatre étage

la cage d'escalier étaient au courant de son retour et j'en veux à

ment juste en dessous ; comment a-t-il pu

te qui suivait immanquablement son retour, cris et pleurs se mêlaient, et qui ne s'apaisait que

arateur. Je restais l'oreille aux aguets et je me suis souve

nements de la veille, je descendais dans le sous-sol et j'escaladais la grille de notre cave ; j'y passais tout

nt en fin d'après-midi c

rimaire, mais surtout M. Auz. qui assurait le CM2 dans une classe « pilote » puisque nous avions un programme classique le matin et d

ui est déjà une aventure, on croise ces gens qui parlent une autre langue, et on a changé quelques francs contre des lires ;

er des vacances mais s'organisait avec les services sociaux pour que nous puissions aller au bord de la mer chaque année. Le départ avait lieu sur la place en face du lycée Alexandra David Néel. Nous nous connais

prématurément à l'âge de trente ans, victime d'un « chagrin d'amo

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P'tit Louis
P'tit Louis
“« C'est donc avec trois enfants en bas âge, maman, que tu vas quitter l'Algérie en juin 1962, après quinze jours d'attente dans des conditions épouvantables à l'aéroport d'Oran. Tu débarques à Marseille avec tes petits et pas grand-chose d'autre. Comme disent les "pieds-noirs" : "Une main devant, une main derrière". » P'tit Louis retrace ainsi tous les aspects de la vie de J.M Lenoir, porté par un amour maternel sans faille. À PROPOS DE L'AUTEUR Dans P'tit Louis, J.M Lenoir rend hommage à sa mère et lègue ainsi à la postérité le patrimoine culturel dont il a été le témoin.”