SUR LA ROUTE DE LA VÉRITÉ

SUR LA ROUTE DE LA VÉRITÉ

Stéphane BILOA

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#SUR LA ROUTE DE LA VÉRITÉ #PROLOGUE Son visage est angélique, son sourire est ensorceleur. À la place de deux pieds, elle a cette queue dorée et bordée de diamant, de coquille de mer, une queue de poisson. On l'appelle la sirène d'outre-mer. Elle vit aux fond des eaux. Depuis la plus petite des flaques d'eaux jusqu'aux profondeur des mers, elle est là, se nourrissant d'âmes innocentes, d'âmes pures, d'âmes de nouveaux nés pour accroitre sa puissance. Cette légende était encore un simple mythe pour la belle Azoum Jusqu'à ce que son nourrisson y passe. Cet enfant dont le géniteur était inconnu, presque inexistant. Cet enfant née d'une femme vierge maltraitée. Bannie du village pour pratiques obscures alors qu'inocente, Azoum ira à la recherche de son enfant, à la recherche d'une raison à cette obscurité soudaine dans sa vie. Elle longera toutes les rives auprès des plus grands guerriers de toutes les contrés, elle fera de son cœur une pierre, cette pierre que le roi des eaux réussira à transpercer par un amour foudroyant. Dans sa quête de la vérité au fond des eaux, elle rencontrera ses origines.

SUR LA ROUTE DE LA VÉRITÉ Chapitre 1 Chapitre 1

#Episode_1

Assise au bord de l'eau, le ventre arrondi et le cœur en compost, Azoum, la belle Azoum, la plus séduisante du village, l'âme soeur de tous les princes, se demande ce qui n'a pas marché. Du jour au lendemain, tout à changé. Son univers s'est écroulé, son sourire s'est effacé. Elle porte en elle cette chose, ce être dont on connait ni la nature ni l'origine. La belle vierge est enceinte.

Tout le village en parle. Le monde entier en parle. Son teste de virginité a été fait par les anciens du village, elle n'a jamais connu d'homme entre ses jambes. Elle en porte pourtant le fruit.

Elle avait une vie paisible il y'a huit mois. Elle faisait de doux plats avec sa mère, elle était la promise du plus beau des princes. Aujourd'hui, il n'y a plus rien.

Ce qu'elle porte en elle l'a privé de tout. Elle longe les champs à longueur de journée, cherchant de quoi se mettre sous la dents. Elle bois de l'eau du marigot pour ne pas tomber de soif. Elle a été abandonné par tous. Elle n'a plus d'amis, plus de famille, plus de vie.

Ce matin, elle laisse ses pieds se balancer dans cette eau. Elle veut nager comme autre fois mais la fatigue de la grossesse en est un frein. Elle se contente de se frotter les yeux pour essuyer les larmes qui y sortent depuis des mois. Sa vie a changé du tout au tout.

Elle ne voit rien en elle qui puisse la relier à la vierge marie, elle ne comprend pas pourquoi elle porte une sorte de messie en elle. Pendant qu'elle se creuse la tête, se demandant la raison de cette punition, elle entend un bruit derrière elle.

Elle se met debout, elle cherche dans tous les coins mais ne voit personne.

Azoum : qui est là ? As-tu à manger pour moi ? J'ai faim, j'ai tellement faim.

Un tout petit garçon sort de la brousse avec une boule de terre en main. La jeune fille de vingt ans comprend rapidement de quoi il s'agit. Elle n'en peut plus de courir, elle n'en plus de les fuir. Elle supplie,

Azoum : je t'en prie, laisse moi tranquille. Je suis fatiguée. J'ai mal à la tête et j'ai faim. De grâce, laisse moi tranquille.

Il ne l'écoute pas. Il crie,

-venez, j'ai trouvé la sorcière.

Du jour au lendemain, son nom est passé d'Azoum à la sorcière. Un groupe d'enfants arrive, chacun ramasse un caillou ou une boule de terre. Azoum se couvre le visage, elle s'assoit et se replie sur elle même. Les enfants visent violemment, ils n'ont pas pitié car ils savent que c'est une sorcière. Que pensez d'une vierge enceinte dans ce monde où la science était encore à son niveau le plus bas ? Nous sommes à cette époque où il n'existe aucune forme de technologie, où le courrier par excellence est un pigeon envoyé dans les airs, tenant dans ses pâtes le message écrit à l'encre noire.

Azoum reçoit ces coups depuis des mois, son corps est plein de blessures sur lesquelles se posent toute sorte de mouche.

Ces enfants ont reçu l'ordre de la traiter de la pire des manières jusqu'à ce qu'elle avoue ses pratiques obscures. Comment avouer un crime qu'on a pas commis ? La jolie azoum à la peau d'ébène ne sait rien de tout ce qui arrive à sa vie. Elle est autant perdue que ceux qui la châtient.

Les coups la fatiguent, elle se sens perdre ses forces. Elle devient toute môle et perd connaissance. Les enfants n'entendant plus ses cris s'enfuient. Tous ceux qui passent dans le coin l'esquive, lui crache dessus. La sorcellerie est condamnée à mort dans ce pays. Si elle est encore en vie, c'est parce que les rois sont curieux de voir ce qui sortira du ventre d'une vierge.

Au bout d'une heure de temps, elle se réveille. Elle a mal à la tête, elle a mal aux articulations. Elle n'arrive pas à bouger, elle reste sur place. Elle supplie les dieux de l'emporter, de la tuer. Elle ne veut plus vivre si c'est pour avoir cette vie.

La nuit s' approche, elle n'a rien mangé depuis plus de vingt quatre heures. Cette grossesse est des plus mystérieuse. Elle n'a reçu aucun suivi de la sage femme du village. Elle n'a pris aucune potion pour rester en forme. La grossesse se déroule néanmoins normalement.

La nuit arrive à son extase. Azoum ressens une présence dans les parages. Elle se dit qu'elle va encore recevoir des coups. Elle se met à pleurer. Elle se couvre la tête, elle n'en peut plus.

Azoum : si vous avez un cœur alors tuez moi. Tuez moi, que je ne souffre plus. Je n'ai pas demandé à porter ça dans mon ventre, je ne sais même pas de quoi il s'agit. Je veux mourir, je veux mourir.

Une vielle maman, tenant une canne avance vers elle. La pleine lune éclaire son visage. Elle se baisse vers la jeune enfant et lui touche le visage. Azoum se recul et crie.

Elle lève la tête et reconnaît le visage. Il s'agit de la veille chantrie, la sage femme du village.

Chantrie : ce n'est que moi mon enfant. Tes jours sont proches, bientôt tu vas accoucher.

Azoum : accoucher quoi ? Il y'a quoi dans mon ventre ? A-t-on déjà vu pareille chose ? De qui suis-je enceinte ?

Chantrie : si tu n'as pas de réponse à ces questions, tu seras banni tu village après ton accouchement et ton rejeton sera tué. Aux yeux de tous, tu es diabolique car il n' y a que le diable pour faire naître ce genre de chose.

Azoum : vous avez beaucoup vécu, vous avez beaucoup vu. Ne pouvez-vous pas me dire ce que vous savez ?

Chantrie : j'ai vu des guerres, j'ai vu des sorciers et j'ai vu des anges. Jamais je n'ai vu une vierge enceinte. Je ne peux rien faire pour toi.

Azoum : vous êtes donc venus faire quoi si vous ne pouvez pas m'aider ?

Chantrie : je suis venu te dire que le mieux pour toi serait d'avouer. Si tu dis ce qui s'est passé, si tu parles à la grande cour du sortilège que tu as utilisé, on ne t'a bannira pas du village. Tu seras enfermé dans le dongeons pendant quelques temps mais après tu sortiras et retournera à ta vie d'avant.

Azoum : mais je n'ai rien fait. Je vous dit que je suis innocente. Jamais je n'ai pratiqué de magie. Jamais je n'ai vu un homme nu. Je n'ai rien fait, je n'ai rien fait.

Chantrie : ta mère m'a envoyé vers toi. Elle m'a demandé de te convaincre de dire à la grande cour que tu es coupable pour qu'on te laisse. Fais le pour elle.

Azoum : je ne paierai pas pour des choses que je n'ai pas faite. Je préfère souffrir ici plutôt que de me prononcer dans cette abomination. Je n'ai rien fait.

Chantrie : ne sois pas obstiné mon enfant. Ils vont te chasser et tu sais ce qu'il y'a au delà de nos terres. Ici nous sommes en sécurité, dehors les hommes vont te violer et tuer. Réfléchis avant de dire des bêtises.

Azoum baisse la tête. Elle ne sait plus quoi penser. La veille chantrie lui donne à manger et à boire avant de s'en aller. Azoum mange avec appétit. Elle s'allonge et s'endort, espérant qu'au petit matin, tout cela n'ai été qu'un rêve.

Lorsqu'elle ouvre ses yeux, elle ressens encore ce mal. Rien n'a changé, ce jour ne sera pas différent de celui passé. Elle se touche le ventre, la chose est toujours là. Elle se mire dans l'eau, son visage est toujours blessé de partout. Elle se dit qu'il faut s'y faire mais comment accepter une grossesse venue de nulle part ?

Pendant qu'elle longe le marigot, elle pose l'œil sur sa mère. Comme toujours, elle cour vers elle en la suppliant.

Azoum : mama, mama, amène moi avec toi. Ne me laisse pas ici. J'ai peur mama.

Sa mère lève la tête et reconnais sa fille. Sa gourde d'eau glisse de ses mains et se retrouve dans l'eau. Katana est son prénom.

Katana : ne t'approche pas de moi, sorcière. Tu as déshonoré notre famille, tu as fait le pacte avec le diable. Tu as mis la honte sur ton père et moi, maudite sois tu.

Azoum : ne me dis pas ça, mama. Je te promet que je suis innocente. Tu dois me croire. Je ne sais pas d'où ça vient. Je te le répète depuis des mois. Pourquoi personne ne veut me croire ? Pourquoi vous n'essayez même pas de chercher à savoir ce qui m'arrive ?

Katana : au diable ce qui t'arrive. Au diable, toi-même. Je ne sais pas où tu es allé prendre ça, ce que je sais c'est que ce n'est pas dans ma maison que cela va entrer. J'ai envoyé chantrie te supplier d'avouer mais tu as refusé. Tu seras la seule responsable de ce qui va t'arriver après l'accouchement.

Azoum se rapproche de sa mère, sa complicite d'autre fois, sa confidente. Elle veut voir de plus près son regard, elle veut comprendre si sa mère la déteste vraiment. Elle la fixe dans les yeux et voit cette goutte de larme s'y échapper.

Azoum : aide moi mama, aide moi.

Elle tend la main désespérée vers sa mère, elle tend la seconde main. Sa mère la bouscule, elle trébuche sur un caillou et se retrouve dans l'eau.

Katana : ne t'avise plus jamais de t'approcher de moi. Je ne veux pas être traité au même titre que toi. Je t'ai appris à bien faire les choses mais tu es allé porter une abomination. Que notre abandon te serve de leçon.

La gracieuse Katana peine à dire à sa fille ce qui lui arrive. Elle le sait pourtant très bien. Elle est au courant de tout mais sa langue ne peut se dénouer sous peine de déclencher la plus sanglante des guerres. Elle tourne le talon et veut partir. La voix de sa fille la retient.

Azoum : si tu pars aujourd'hui mama, ne reviens jamais. Si tu me laisses une fois de plus, je saurais que je n'ai jamais eu de Mère.

Katana : qu'il en soit ainsi, sorcière.

Assise dans l'eau, on ne distingue plus les larmes d'Azoum. Elles se sont mélangées à de l'eau.

Une jeune fille arrive pour se ravitailler en eau. Elle trouve Azoum dans l'eau et se met à crier.

-la sorcière pollue l'eau du marigot, elle s'est assise dans l'eau du marigot.

Un groupe de jeunes adolescents arrive en course avec des fouets en main.

Azoum reconnaît ses amis parmis. Elle se met sur ses genoux et supplie,

Azoum : je suis juste tombée dans l'eau. J'ai glissé et je suis tombée. Je ne voulais pas salir l'eau.

Personne ne l'écoute. L'un de ses amis lui jette à la figure,

-tu as sali notre amitié. Tu n'es qu'une fille maudite. Tu n'as pas le droit de te justifier. On doit te châtier pour avoir pollué l'eau avec ta malédiction.

Il est le premier à s'avancer et à donner le premier coup de fouet. Le coup traverse le dos d'Azoum en y laissant une fine marque. Elle hurle de toutes ses forces, elle pleure toutes ses larmes.

Le bal étant ouvert, tout le monde danse. Chacun lui laisse une marque sur le dos, chacun lui glisse une injure à l'oreille. Elle remarque chaque visage, elle les mémorise un à un.

Ils la sortent de l'eau en la traînant sur le sol, en la tirant par les cheveux. Aucun de ces coups n'affectent la grossesse, tout est intact dans son ventre. Ces jeunes la traînent jusqu'à un tronc d'arbre où ils la ligotent.

-tu ne vas plus déranger les gens si tu restes ici. C'est mieux pour tout le monde. À cause de toi on es obligé d'aller chercher le prêtre pour qu'il bénisse l'eau. On ne peut pas l'utiliser aujourd'hui.

Elle a la tête baissée. Ses cheveux son frisés, ils sont comme électrocutés. Ses mains sont jointes à son corps, le tout attaché autour de ce grand arbre. Elle repense à ses beaux jours, elle ne se souvient même pas de la dernière fois où elle a esquissé un sourire.

Les jeunes s'en vont, la laissant sur place. Elle essaie de bouger mais c'est une perte de temps. Elle se parle à elle même.

Azoum : je ne peux accepter d'avouer ce que je n'ai pas fait. Je prouverai mon innocente et ils auront honte. Il auront tous honte.

Elle est restée attaché sur l'arbre toute la journée. Un homme passant par la prend pitié et la détache. Tout le village n'est pas d'accord avec le système mais à la dictature, on ne répond pas non. Pour ne pas s'attirer des ennuis, l'homme s'en va. Une nouvelle nuit trouve Azoum sur place, plus amoché qu'hier.

Elle se traîne au sol jusqu'au marigot, elle a besoin d'une goutte d'eau dans sa bouche. Alors qu'elle est sur le point de boire, elle sent cette douleur dans le bas de son ventre. Elle marque une petite pause en se disant que ça va passer. Malheureusement pour elle, la douleur s'intensifie. Elle touche son intimité et sa main ressens l'humidité. Elle a perdu les eaux.

Azoum : non, non mon Dieu, je vais faire comment ? Je suis toute seule. Comment vais-je accoucher toute seule ?

La douleur est de plus en plus forte, elle n'arrive plus à contrôler sa respiration. Elle est bien loin du village, personne ne peut entendre ses cris. Elle tire son corps jusqu'à l'eau et y plonge.

Elle s'accroupi dans l'eau et passe ses mains sous son intimité. Elle ne sait pas ce qui va en ressortir mais elle n'a pas d'autres choix. Elle met en pratique les apprentissages de la veille chantrie. Elle revient peu à peu à elle et contrôle sa respiration. Par moment elle a encore du mal à croire à ce qui est en train de lui arriver. Elle pousse de toutes ses forces, elle respire par moment et pousse à nouveau.

Au bout d'une trentaine de minutes, elle entend un cri, elle sens cet être lui caresseer les doigts. Elle le sort rapidement de l'eau avant de s'y asseoir. L'eau n'est pas très profonde.

C'est un bébé, un véritable bébé. À sa grande surprise, il n'y a pas la moindre goutte de sang sur lui. Elle regarde son sexe, c'est un mal. Il crie fortement, il gesticule dans tous les sens.

Il n'y a pas de lame, pas de ciseau, pas de couteau. Il faut pourtant couper le cordon ombilical. Azoum s'arme de ses dents et tranche cette liane la reliant à son fils. Elle le tient dans ses mains, elle le foudroi du regard. Elle pleure.

Azoum : mais qui es-tu ? D'où viens-tu ? Qui t'a mis en moi ? Quand et comment ?

#A_suivre

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Chapitre 1 Chapitre 1

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Chapitre 2 Épisode 2

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Chapitre 3 Épisode 3

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