El cùcùy ou l'esprit vengeur

El cùcùy ou l'esprit vengeur

Moya

5.0
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Chapitres

Aviez-vous déjà entendu l'histoire de "El cùcùy", la créature du folklore hispanique qui punirait les petits enfants enfants désobéissants ? Et bien ce livre vous parle l'autre face de l'histoire. Celle réinventée rien que pour vous, dans le but de vous faire voyager à travers l'imaginaire. La legende raconte que si deux âmes peinées, blessées et meurtries accomplissent ensemble un rituel sacré, à la pleine lune, El cùcùy sortirait des profodeurs de l'enfer, les yeux rouges comme du sang, les griffes longues, affilés comme des couteaux, l'haleine puante la chaire fraîche, les dents pointures et acérées commes des lames de rasoir, pour venger ces personnes. Ce rituel à été accompli par Rafaël et Julia qui souffraient de la perte que leur avait causé l'évolution rapide de la délinquence à Big city. Ce qu'ils ignoraient c'est que rien ne s'obtient gratuitement ici bas. Pour chaque acte posé, un prix à payer. Sympathiser avec une force du mal revient à tenir une épée à double tranchant. Prenez garde! Prenez garde chers visiteurs! Car dans la nuit noire, El cùcùy arpente les rues de Big city, à la recherche d'un malfecteur sur qui déverser toute sa soif de vengeance.

Chapitre 1 Les pleurs dans la ville

Ici, c'est Big city. Une ville qui a vu son taux de délinquence augmenter au cour de ces deux dernières décennies. Personne n'est à l'abri nulle part dans cette ville. Les lois des gangs avaient pris le dessus et les forces de l'ordre étaient pour la plupart corrompues. Chaque jour, un nouveau corps était découvert, une femme violée, un enfant enlevé ou tué, un homme éventré mais jamais de coupable n'a été retrouvé. Chaque jour, une famille pleurait la perte ou la disparition d'un être cher.

Les hopitaux grouillaient de victimes, les plus chanceuses, qui avaient réussi à survivre mais blessées et dans un état lamentable.

Il arrivait parfois que l'on retrouve dans des écoles, des restaurants, sous des ponts, des cadavres accrochés ou des personnes démembrées sur le points de mourir. Les maisons n'étaient pas sécurisées, les rues encore moins. À n'importe quel moment, ces délinquents pouvaient entrer dans votre maison et personne ne viendra à votre secours.

Pour se protéger les uns des autres, les amis, les parents et connaissances préferaient vivre en communauté. C'est au cœur de cette ville, dans un immeuble délabré que vivent Rafaël, Julia et leurs familles respectives. Lui était agent de sécurité dans un supermarché et elle, infimière. Ils se connaissaient depuis l'enfance car leur parents étaient de la même communauté.

Chaque fois que Rafaël finissait son service, il se rendait à l'hopital pour chercher Julia. La vie à Big city n'avait pas toujours été ainsi. La vie était plus paissible, plus simple et plus gaie autrefois. Mais, après l'arrivée des "Lobos", un gang sanguinaire, Big city est devenue l'une des villes les plus dangereuses du pays, poussant même l'Etat à ne plus se soucier des problèmes de cette ville.

Quand ils étaient enfants, Rafaël et Julia écoutaient toujours les histoires de mámá Rosa, la doyenne de leur communauté. Elle était un peu comme une grand-mère à tout le monde. Parmi de nombreux histoires racontées, celle d'El cùcùy était celle qui avait le plus fasciné Julia.

« Lorsqu'un enfant n'obéit pas à ses parents ou a une mauvaise conduite, el cucuy vient lui rendre visite pendant la nuit pour le punir. Telle une ombre, el cùcùy s'introduit dans sa chambre et le dévore sur le champ sans laisser de trace. C'est pourquoi, vous petits enfants, devrez obéir à vos parents » C'était ce que leur disait mámá Rosa quand ils avaient entre quatre et dix ans.

Mais à leurs quartoze ans, la vieille femme leur a raconté une autre version de l'histoire. La vraie selon elle.

« Dans une nuit de pleine lune, si deux âmes blessées et meutries se mettent dans leurs plus simples tenues et accomplissent ensemble un rituel sacré, leurs pleurs et suplications se transforment en une mélodie de détresse qui parvient au oreilles d'el cùcùy. Là, la créature aux yeux rouge comme le sang, les griffes longues et affilées comme des couteaux, l'haleine puante la chaire fraîche, les dents pointures et acérées comme des lames de rasoir sort des profondeurs de l'enfer, venger les personnes qui l'auraient appelé. El cùcùy ne se déplace jamais pour rien, c'est pourquoi il ne repond pas à tout le monde. Pour que le rituel soit une réussite, il faut que la peine des personnes soient vraies. Quand il commence sa vengeance, rien ni personne ne peut l'arrêter. Il vient comme une ombre et part comme le vent une fois sa mission terminée. Aussi silencieux que le vent, el cùcùy déchiquette ses victimes comme un loup sauvage. Prenez garde jeune gens ! Ne vous trompez pas de vocation sinon vous serez le prochain dîner d'el cùcùy. »

Julia avait fait des cauchemars pendant des années à cause de cette histoire. Mais en voyant l'état de sa ville, comme elle aurait aimé faire appel à cet esprit vengeur pour débarrasser Big city des "lobos". Elle avait grandi en voyant certaines de ses connaissances tuées, disparues, enlevées estropiées.... par cette bande de vauriens. Le plus pitoyable était de voir des enfants des communautés, le futur de cette ville se faire enroler par ce gang.

Ce soir, elle a fini un peu tard, mais elle n'avait pas peur car elle savait que Rafaël l'attendrait devant l'hôpital pour la raccompagner. Elle lui était reconnaissante d'être toujours là pour elle. Elle avait perdu son père enfant et vivait avec sa mère et sa petite sœur. Quant à Rafaël, il était le seul enfant de ses parents. C'est pourquoi, il se sentait si responsable vis à vis de ces soeurs que le ciel lui avait donné. Même si au fond de lui, il aurait préferé que Julia le voit autrement qu'un frère.

Rafaël: Tu es en retard ce soir, je t'attends depuis longtemps tu sais ?

Julia: Je sais. Je suis désolée. Il y a eu un braquage dans un fast-food et les victimes ont été conduits pour recevoir des soins. Il n'y a pas beaucoup de personnels et nous sommes obligés de travailler deux fois plus. Les personnes étrangères à cette ville refusent de venir y travailler à cause de sa mauvaise réputation.

Rafaël: Tu te souviens de Juan ? Celui qui était dans le même groupe d'étude que nous au lycée ?

Julia: Oui bien sûre.

Rafaël: Il travaillait dans ce fast-food. Il a été tué d'une balle dans la tête pendant le braquage pour dissuader les autres de tenter une action.

Julia: Oh mon dieu! Comme c'est écœurant de voir ce à quoi ressemble notre ville. Personne n'est en sécurité et l'Etat semble nous avoir oublié. Nous nous faisons agresser et tuer dans nos bus, nos maison, nos écoles, sur notre lieux de travail. Les "lobos font la loi et nous ne sommes que de simples spectacteurs.

Rafaël: Tant que je serai là, rien n'arrivera ni à toi ni Camila encore moins à ta mère. C'est d'ailleurs pourquoi je m'arrange à ce que la voiture ne soit jamais en panne pour que l'idée de prendre le bus n'efflorre jamais ton esprit.

Julia: Camilia est un peu tête en l'air. Elle pense être assez grande pour prendre ses propres décisions et cela me fait un peu peur. J'ai réussi à économiser assez d'argent. À la rentrée prochaine, je l'enverrai continuer les études chez la grande sœur de ma mère. Au moins je me ferai moins de sousci si elle n'est plus dans cette ville.

Rafaël: Comment comptes-tu t'y prendre sans éveiller les souspçons de ces monstres sanguinaires?

Julia: J'y réfléchis encore. Ah mon cher Rafaël si tu savais combien de fois je souhaite que l'histoire de mámá Rosa sur el cùcùy ne soit pas qu'une simple légende.

Rafaël: Tu es encore dans tes délires ? Je pensais qu'avec les années tu avais oubliée ces sottises. El cùcùy n'est qu'une histoire racontée pour faire peur aux petits.

Julia: Ce n'est pas ce que dit mámá Rosa.

Rafaël: Pour l'amour du ciel Julia tu as vingt ans maintenant. Grandis un peu.

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