Fiancé à la maîtresse de mon père

Fiancé à la maîtresse de mon père

Ayana

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Mano rencontre Julica par hasard sous la pluie et l'amour naît, sincère. Son père le presse de se marier, mais Julica refuse de rencontrer sa famille avant des fiançailles officielles. Le jour de la présentation, la vérité éclate devant tous. Mano est humilié, écarté de l'empire, puis il se reconstruit. Il découvre alors que le lien entre Julica et son père cache une dette, des pressions et une fraude financière. Pour affronter le père, Mano et Julica devront décider s'ils peuvent encore se faire confiance. Les thèmes : la confiance, la loyauté, le pouvoir de l'argent, le pardon, le prix de la vérité.

Fiancé à la maîtresse de mon père Chapitre 1 La pluie de Genève

Le jour où j'ai présenté ma fiancée à mon père, il a lâché son verre.

Un verre de cognac, en cristal. Il s'est brisé sur le parquet. Mon père n'avait jamais rien laissé tomber de sa vie.

Pour comprendre ce dimanche-là, il faut revenir à un jeudi de novembre. Il pleuvait sur Genève. Je ne savais encore rien.

Je m'appelle Mano. J'avais vingt-huit ans. Pour tout le monde, j'étais « le fils d'Auguste Valmont ». Jamais Mano. Toujours « le fils de ».

Mon père dirigeait l'une des plus grosses fortunes de la place financière suisse. Il ne criait jamais. Il n'en avait pas besoin. Un seul regard suffisait pour qu'un ministre baisse les yeux.

Chez nous, l'amour se mesurait en obéissance. Je l'avais compris à dix ans, le jour où j'ai gagné un concours de dessin à l'école. J'avais dessiné une maison avec un grand toit de verre. J'étais si fier que je l'ai montrée à mon père, au dîner.

Il l'a regardée trente secondes. Puis il l'a déchirée en deux, calmement, et a posé les morceaux à côté de son assiette.

- Un Valmont ne dessine pas, Mano. Il signe.

Je n'ai plus jamais montré un dessin à personne.

Ce jeudi-là, le conseil d'administration commençait à quinze heures. Je n'y suis pas allé. J'ai dit à mon chauffeur de rentrer, puis j'ai marché sous la pluie, sans parapluie, jusqu'à la vieille ville.

Mon téléphone n'arrêtait pas de vibrer. Quatre appels de mon assistante. Deux de Bastien, le secrétaire de mon père. J'ai coupé le son.

J'avais le costume trempé et les chaussures pleines d'eau. Je m'en fichais. Pour la première fois depuis des mois, personne ne savait où j'étais.

Une porte était ouverte. Ça sentait le café chaud. Je suis entré sans lire l'enseigne.

C'était une librairie-café minuscule, tout en bois sombre. Un poêle ronflait dans un coin. Un vieux monsieur lisait son journal. Derrière le comptoir, une jeune femme debout sur un escabeau rangeait des livres en fredonnant.

Elle s'est retournée.

Elle n'était pas belle comme les femmes des dîners de mon père. Celles-là ressemblaient à des placements : entretenues, calculées. Elle, elle avait un visage vivant. Des yeux sombres qui regardaient vraiment. Un crayon coincé derrière l'oreille.

- Vous êtes trempé, a-t-elle dit.

- La pluie était plus rapide que moi.

- Asseyez-vous près du poêle. Je vous apporte quelque chose de chaud.

Elle n'a pas regardé ma montre. Elle n'a pas dit « monsieur ». Elle m'a parlé comme on parle à quelqu'un qui a froid, rien de plus.

Ça m'a désarmé. Pour la première fois depuis des années, quelqu'un s'occupait de moi sans rien attendre en échange.

Elle est revenue avec un thé à la cannelle et une part de gâteau aux noix. Je n'avais rien commandé.

- Offert par la maison, a-t-elle dit. Les clients mouillés ont droit au gâteau. C'est la règle.

- Et qui a fixé cette règle ?

- Moi. J'ai décidé que c'était une loi.

J'ai ri. Un vrai rire. Le vieux monsieur a levé les yeux de son journal, surpris. Moi aussi, j'étais surpris. Je ne riais plus depuis longtemps.

Elle s'appelait Julica. Elle s'est assise en face de moi.

- Cinq minutes. Le temps que votre thé refroidisse.

Elle m'a expliqué qu'elle ne travaillait pas vraiment là. Elle aidait la propriétaire, une amie, et en échange elle avait le droit de lire tout ce qu'elle voulait.

- Vous venez d'où ? ai-je demandé.

- D'un peu partout.

- Et vous vous appelez comment, de famille ?

Elle a souri. Elle a attrapé un livre sur la table.

- Vous lisez quoi, vous ?

- Rien. Je lis des rapports financiers.

- Alors vous ne lisez rien.

Elle a poussé un petit livre usé vers moi.

- Prenez celui-ci. C'est l'histoire d'un homme qui croit tout contrôler. Et qui découvre qu'il ne contrôle même pas ce qu'il ressent.

Elle plaisantait. Presque. Quelque chose dans sa voix ne plaisantait pas.

On a parlé deux heures. Je n'ai pas vu le temps passer. Elle me posait des questions sur mes rêves, jamais sur mon métier. Chaque fois que je parlais d'argent, elle changeait de sujet, comme si ça ne l'intéressait pas du tout.

Alors je lui ai dit ce que je n'avais jamais dit à personne.

- Je dessine des maisons. La nuit. Des plans. Je ne les construirai jamais. Mon père a décidé que je serais banquier.

Elle ne s'est pas moquée. Elle m'a regardé un long moment.

- Alors la vraie question, ce n'est pas ce que veut ton père. C'est ce que tu es prêt à perdre pour avoir le droit de choisir.

Je suis resté muet. Personne ne m'avait jamais posé cette question. Autour de moi, on me demandait toujours ce que je comptais garder.

Elle s'est levée pour servir le vieux monsieur. Je l'ai regardée aller et venir entre les tables. Elle appelait chaque client par son prénom. Elle remettait en place les livres tombés. Une femme ronde, aux lunettes pendues à une chaîne, est sortie de l'arrière-boutique. Elle m'a lancé un regard curieux, puis elle a murmuré quelque chose à l'oreille de Julica. Julica a secoué la tête en riant.

Cette librairie était le premier endroit de ma vie où personne ne savait qui j'étais. Du moins, c'est ce que je croyais.

Quand je me suis levé, la nuit tombait. La pluie s'était calmée.

- Je peux revenir ?

Elle a hésité. Une seconde de trop.

- La librairie est ouverte tous les jours.

- Ce n'est pas ce que je demande.

Elle a baissé les yeux. Puis elle a souri. Un vrai sourire, mais j'ai eu l'impression qu'il lui coûtait quelque chose.

- Reviens demain. Je te garderai du gâteau.

C'est à cet instant que son téléphone s'est allumé sur le comptoir. Je n'ai pas cherché à voir. Mais l'écran affichait un nom, deux initiales : « A.V. ». Et un message qui commençait par « Je t'attends ce soir ».

Julica a retourné le téléphone d'un geste sec.

- Ce n'est rien, a-t-elle dit, trop vite. Une obligation.

Je n'ai pas insisté. Je suis sorti sous la pluie fine, le petit livre serré contre ma poitrine.

A.V. Deux lettres. Il y en a des milliers comme ça dans un annuaire. Je n'ai pas pensé une seconde à l'homme qui avait signé mon acte de naissance.

Je marchais vers le lac, léger comme un gamin. Je croyais que cette pluie de novembre venait de changer ma vie. C'était vrai. Je ne savais juste pas encore à quel point.

Cette nuit-là, je n'ai pas dessiné de maison. J'ai dessiné un visage.

on s'attache à celui qui nous regarde sans rien attendre de nous, mais il garde parfois un secret qu'on n'a pas encore le droit de connaître.

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Fiancé à la maîtresse de mon père Fiancé à la maîtresse de mon père Ayana Milliardaire
“Mano rencontre Julica par hasard sous la pluie et l'amour naît, sincère. Son père le presse de se marier, mais Julica refuse de rencontrer sa famille avant des fiançailles officielles. Le jour de la présentation, la vérité éclate devant tous. Mano est humilié, écarté de l'empire, puis il se reconstruit. Il découvre alors que le lien entre Julica et son père cache une dette, des pressions et une fraude financière. Pour affronter le père, Mano et Julica devront décider s'ils peuvent encore se faire confiance. Les thèmes : la confiance, la loyauté, le pouvoir de l'argent, le pardon, le prix de la vérité.”
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Chapitre 1 La pluie de Genève

06/10/2026

2

Chapitre 2 Personne ne refuse Auguste Valmont

06/10/2026

3

Chapitre 3 Ce que ses mains disaient

06/10/2026

4

Chapitre 4 L'anneau avant le nom

06/10/2026

5

Chapitre 5 Le dîner qui n'a pas eu lieu

06/10/2026

6

Chapitre 6 La maison avec de la lumière

06/10/2026

7

Chapitre 7 Singapour n'existe pas

06/10/2026

8

Chapitre 8 L'homme aux gants gris

06/10/2026

9

Chapitre 9 Tu avais promis

06/10/2026

10

Chapitre 10 L'enveloppe

06/10/2026

11

Chapitre 11 La date sur la facture

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