L'épouse qu'ils ont brisée

L'épouse qu'ils ont brisée

Gavin

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Mon mari et mon fils entretenaient une obsession pathologique pour moi. Ils testaient constamment mon amour en comblant d'attention une autre femme, Cassandra. Ma jalousie et mon malheur étaient pour eux la preuve de ma dévotion. Puis il y a eu l'accident de voiture. Ma main, celle qui composait des musiques de films primées, a été gravement écrasée. Mais Jacques et Antoine ont choisi de donner la priorité à la blessure mineure de Cassandra à la tête, laissant ma carrière en ruines. Ils m'observaient, attendant les larmes, la colère, la jalousie. Ils n'ont rien eu. J'étais une statue, mon visage un masque impassible. Mon silence les a déstabilisés. Ils ont continué leur jeu cruel, célébrant l'anniversaire de Cassandra avec faste, pendant que j'étais assise dans un coin isolé, à les regarder. Jacques a même arraché le médaillon en or de ma défunte mère de mon cou pour le donner à Cassandra, qui l'a ensuite délibérément écrasé sous son talon. Ce n'était pas de l'amour. C'était une cage. Ma douleur était leur sport, mon sacrifice leur trophée. Allongée sur le lit froid de l'hôpital, à attendre, j'ai senti l'amour que j'avais nourri pendant des années mourir. Il s'est flétri et s'est transformé en cendres, laissant derrière lui quelque chose de dur et de glacial. C'était fini. Je n'allais pas les réparer. J'allais m'échapper. J'allais les détruire.

Chapitre 1

Mon mari et mon fils entretenaient une obsession pathologique pour moi. Ils testaient constamment mon amour en comblant d'attention une autre femme, Cassandra. Ma jalousie et mon malheur étaient pour eux la preuve de ma dévotion.

Puis il y a eu l'accident de voiture. Ma main, celle qui composait des musiques de films primées, a été gravement écrasée. Mais Jacques et Antoine ont choisi de donner la priorité à la blessure mineure de Cassandra à la tête, laissant ma carrière en ruines.

Ils m'observaient, attendant les larmes, la colère, la jalousie. Ils n'ont rien eu. J'étais une statue, mon visage un masque impassible. Mon silence les a déstabilisés. Ils ont continué leur jeu cruel, célébrant l'anniversaire de Cassandra avec faste, pendant que j'étais assise dans un coin isolé, à les regarder. Jacques a même arraché le médaillon en or de ma défunte mère de mon cou pour le donner à Cassandra, qui l'a ensuite délibérément écrasé sous son talon.

Ce n'était pas de l'amour. C'était une cage. Ma douleur était leur sport, mon sacrifice leur trophée.

Allongée sur le lit froid de l'hôpital, à attendre, j'ai senti l'amour que j'avais nourri pendant des années mourir. Il s'est flétri et s'est transformé en cendres, laissant derrière lui quelque chose de dur et de glacial. C'était fini. Je n'allais pas les réparer. J'allais m'échapper. J'allais les détruire.

Chapitre 1

Le mari et le fils d'Alexia Dubois entretenaient une obsession pathologique pour elle.

Ils avaient une étrange façon de le montrer.

Jacques Moreau, son mari, un magnat de la tech, et Antoine, leur fils de dix ans, testaient constamment son amour. Ils feignaient l'indifférence, comblant d'attention une jeune et ambitieuse cadre de l'entreprise de Jacques, Cassandra Lefèvre.

Ils avaient besoin de voir Alexia souffrir. Sa jalousie, son malheur, c'était la preuve de sa dévotion. C'était la seule façon pour eux de sentir son amour.

Alexia comprenait leur maladie. Pendant des années, elle l'avait patiemment endurée, croyant qu'elle pouvait les guérir. Croyant que son amour pouvait soigner leur façon tordue d'avoir besoin d'elle.

Elle avait tort.

Le cycle de la cruauté n'avait cessé de s'intensifier. Ça avait commencé par de petites choses, des rendez-vous annulés, « l'oubli » de son anniversaire tout en célébrant publiquement la promotion de Cassandra. Puis ça avait empiré.

Le point de rupture est arrivé un mardi pluvieux.

Un accident de voiture. Un grave.

Alexia conduisait, avec Jacques et Antoine dans la voiture. Cassandra était sur le siège passager, une place qui était autrefois celle d'Alexia. Un camion avait grillé un feu rouge, percutant leur côté de la voiture.

Le monde n'était plus qu'un chaos de verre brisé et de métal hurlant.

Quand Alexia a repris connaissance, le côté de son corps était engourdi. Sa main droite, la main qui composait des musiques de films primées aux Césars, était coincée, écrasée contre la portière. Cassandra hurlait, une entaille sur son front saignant de façon spectaculaire.

Les ambulanciers sont arrivés. L'un d'eux a regardé la main d'Alexia, puis la tête de Cassandra.

Son visage était sombre.

« Il faut vous emmener toutes les deux à l'hôpital, maintenant. Madame, » dit-il à Alexia, « votre main est très gravement écrasée. Elle nécessite une chirurgie spécialisée immédiate pour sauver les nerfs. »

Il s'est tourné vers Jacques.

« Mais l'autre jeune femme a un traumatisme crânien. Nous devons établir des priorités. »

Le médecin des urgences de l'Hôpital Américain de Paris fut encore plus direct.

« Monsieur Moreau, nous n'avons qu'une seule équipe chirurgicale prête pour ce type de traumatisme. La main de votre femme exige une microchirurgie nerveuse complexe. Tout retard réduit considérablement les chances d'une récupération complète. Mademoiselle Lefèvre a une commotion cérébrale et une lacération profonde. C'est sérieux, mais moins urgent. »

Il demandait à Jacques de faire un choix.

Avant que Jacques ne puisse parler, Antoine, son petit visage une copie parfaite de l'expression froide de son père, s'avança.

« Aidez Cassandra d'abord. »

Le médecin fixa le garçon, choqué.

Jacques baissa les yeux sur son fils. Une lueur de quelque chose – de la fierté ? – traversa son visage.

Antoine regarda Alexia droit dans les yeux, ses propres yeux grands et sérieux, mais sa voix tenait une logique glaçante.

« Maman nous aime plus que tout. Elle comprendra. Si elle voit à quel point on tient à Cassandra, elle sera jalouse, et ça veut dire qu'elle nous aime encore plus. Ça ne la dérangera pas d'attendre. Elle est toujours d'accord. »

C'était leur jeu pervers, mis à nu sous la lumière stérile et impitoyable des urgences.

Jacques posa une main sur l'épaule d'Antoine, une approbation silencieuse. Il regarda le médecin, sa voix dénuée d'émotion.

« Vous avez entendu mon fils. Occupez-vous de Mademoiselle Lefèvre en premier. »

Alexia les regardait. Son mari. Son fils. Les mots résonnaient dans le bourdonnement de ses oreilles. La douleur physique dans sa main n'était rien comparée au vide glacial qui s'ouvrait dans sa poitrine.

Ce n'était pas juste un choix. C'était une déclaration. Sa douleur était leur sport, son sacrifice leur trophée.

Alors qu'on l'emmenait, elle vit Jacques et Antoine planer au-dessus du brancard de Cassandra, leurs visages des masques de sollicitude théâtrale.

Allongée sur le lit froid de l'hôpital, à attendre, Alexia sentit l'amour qu'elle avait nourri pendant des années mourir. Il s'est flétri et s'est transformé en cendres, laissant derrière lui quelque chose de dur et de glacial.

Dans le brouillard de la douleur et des médicaments, une décision s'est formée, claire et nette.

C'était fini. Elle n'allait pas les réparer. Elle allait s'échapper. Elle allait les détruire.

Des heures plus tard, elle sortit de chirurgie. Le visage du médecin était sombre.

« Je suis désolé, Madame Moreau. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, mais le délai était trop long. Il y a des dégâts nerveux importants et permanents. »

Il n'eut pas besoin de dire le reste. Elle savait.

Sa carrière était terminée. Les mains qui avaient créé des mondes sonores, qui avaient donné vie à des histoires avec des mélodies, n'étaient plus que des mains. La magie avait disparu, sectionnée par les personnes qui prétendaient l'aimer le plus.

Les jours suivants à l'hôpital furent un flou. Jacques et Antoine venaient lui rendre visite, toujours accompagnés de Cassandra. Ils s'agitaient autour de Cassandra, qui exploitait ses blessures mineures au maximum, tout en jetant à peine un regard à Alexia.

Ils l'observaient, attendant les larmes, la colère, la jalousie.

Ils n'ont rien eu. Alexia était une statue, son visage un masque impassible. Son silence était un langage qu'ils ne comprenaient pas, et cela les déstabilisait.

Le jour de sa sortie, son avocat l'attendait. Elle l'avait appelé de l'hôpital, utilisant un téléphone prépayé qu'elle gardait caché depuis des années.

« Tout est prêt », dit-il en lui tendant un dossier.

Elle le prit de sa main gauche valide.

De retour à l'hôtel particulier qui ressemblait plus à une prison, elle passa devant le salon où Jacques, Antoine et Cassandra riaient. Ils se turent à son entrée, la regardant, mais elle les ignora.

Elle se dirigea directement vers le bureau privé de Jacques, une pièce où elle n'avait jamais le droit d'entrer. La porte était verrouillée, mais elle avait appris ses habitudes. La clé était dans le livre évidé sur l'étagère, *L'Art de la Guerre*.

À l'intérieur, la pièce était ce à quoi elle s'attendait. Bois sombre, cuir, un bureau massif. Mais derrière une bibliothèque, elle trouva ce qu'elle cherchait vraiment. Une légère jointure dans le papier peint. Elle poussa, et une porte cachée s'ouvrit.

La pièce était un sanctuaire. Pour elle.

Chaque mur était couvert de photos d'Alexia. Des clichés pris à son insu. Alexia dormant, Alexia composant, Alexia pleurant. C'était une chronologie de sa vie avec lui, documentée à travers l'objectif d'un harceleur. Sur des étagères, il y avait des objets. Un ruban de ses cheveux. Une tasse de thé cassée qu'elle avait utilisée un jour. Un programme de son premier concert.

C'était la collection d'un obsédé.

Un flashback la frappa, vif et douloureux. Leur première rencontre. Il avait semblé si distant, si peu intéressé. Elle avait passé des années à le poursuivre, à essayer de gagner son affection, confondant sa possessivité froide avec un amour profond et inexprimé.

Elle vit une petite boîte verrouillée sur un piédestal. C'était celle d'Antoine. À l'intérieur, elle le savait, il y aurait des « trésors » similaires. Une mèche de ses cheveux qu'il avait coupée pendant son sommeil. Un stylo qu'elle avait perdu. Il était bien le fils de son père.

Pendant si longtemps, elle s'était dit que c'était juste leur façon d'être. Que sa patience, son endurance, finiraient par guérir cette maladie.

L'hôpital avait brisé cette illusion. Ce n'était pas de l'amour. C'était une cage.

Avec une froide résolution, elle sortit du sanctuaire, laissant la porte ouverte. Elle alla dans sa propre chambre et commença à faire ses valises, pas des vêtements, mais des souvenirs. Elle prit l'album de mariage et le jeta à la poubelle. Elle prit les photos encadrées d'eux et les brisa, une par une.

Elle les effaçait.

Plus tard, Jacques, Antoine et Cassandra rentrèrent. Ils passèrent devant elle sans la voir, leurs rires résonnant dans le couloir. Ils jouaient toujours leur jeu.

Antoine la vit et annonça fièrement : « Cassandra reste dîner. C'est notre invitée spéciale. »

Il regarda son père, qui hocha la tête, les yeux fixés sur Alexia, attendant sa réaction. Ils s'attendaient à une scène.

Ils furent déçus. Alexia les regarda simplement, son expression vide.

Leurs sourires s'effacèrent. Cela ne faisait pas partie du scénario. Son absence de douleur était déconcertante pour eux.

Cassandra, ne manquant jamais une occasion, commença à désigner les meubles.

« Jacques, chéri, je pense que ce canapé bleu serait beaucoup mieux là-bas. Et ces rideaux sont si lugubres. »

« Tout ce que tu veux, Cassie », dit Jacques, sa voix forte, destinée à être entendue par Alexia. Il essayait de la provoquer.

Alexia se tourna simplement et se dirigea vers la salle à manger.

Les changements dans sa maison, son espace, ne signifiaient plus rien.

Cassandra lui lança un regard, un mélange de triomphe et de malaise.

« Tu n'as pas d'opinion, Alexia ? »

Jacques répondit pour elle.

« Son opinion n'a aucune importance. »

Le dîner fut une performance de cruauté. Jacques et Antoine donnaient à Cassandra des bouchées de leurs assiettes, louaient son bavardage insignifiant et traitaient Alexia comme un fantôme à table.

Alexia mangeait machinalement, l'esprit ailleurs. Puis, un morceau de steak se logea dans sa gorge.

Elle ne pouvait plus respirer. Elle haleta, ses mains se portant à son cou.

Pendant une seconde, la panique éclata dans les yeux de Jacques et d'Antoine. Jacques commença à se lever de sa chaise.

« Aïe ! » s'écria Cassandra en laissant tomber sa fourchette. « Je crois que je me suis coupée le doigt ! »

Elle leva sa main, où une minuscule égratignure presque invisible se perlait d'une seule goutte de sang.

Le charme était rompu. L'attention de Jacques et d'Antoine revint à leur jeu. Leur moment d'inquiétude sincère s'évanouit, remplacé par le scénario familier de la cruauté calculée.

Jacques se précipita aux côtés de Cassandra.

« Ça va ? Laisse-moi voir. »

Antoine courut chercher la trousse de premiers secours.

Alexia s'étouffait, sa vision commençant à se brouiller sur les bords, et ils s'agitaient pour une coupure de papier.

Une violente quinte de toux la secoua, et elle cracha du sang sur la nappe blanche. Puis, elle s'effondra, sa tête heurtant le sol avec un bruit sourd.

La dernière chose qu'elle entendit avant que l'obscurité ne l'emporte fut la voix de Jacques, empreinte d'une irritation théâtrale.

« Regardez ce qu'elle a fait. N'importe quoi pour se faire remarquer. »

Elle se réveilla sur le sol, le goût métallique du sang dans la bouche. La maison était silencieuse. Ils l'avaient laissée là.

Elle se releva, son corps endolori. Elle regarda la tache de sang sur la nappe immaculée.

Elle croisa le regard de Jacques alors qu'il rentrait dans la pièce. Il avait observé depuis l'embrasure de la porte.

« C'était tout un spectacle », dit-il, sa voix froide.

« Tu es pathétique », murmura Alexia, sa voix rauque.

Il le nia, bien sûr.

« Nous étions inquiets pour Cassandra. Tu faisais juste du cinéma. »

Alexia était trop fatiguée pour discuter. Elle ferma les yeux.

« Quand est-ce que vous allez arrêter ? » demanda-t-elle, la question un souffle fantomatique. « Quand est-ce que ce jeu sera terminé ? »

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