L’hôtesse

L'hôtesse

Luneisidore

5.0
avis
3.9K
Vues
10
Chapitres

Envolée meurtrière ou amoureuse ? L'histoire d'amour de deux femmes : une aux allures masculines et l'autre aux allures féminines.

L’hôtesse Chapitre 1 𓆸Uno

Le matin de la réunion cruciale, vêtue d'un costume taillé sur mesure, je traverse l'entrée du siège social avec une aisance naturelle. Mon apparence résolument masculine attire les regards, mais c'est ma prestance qui captive réellement l'attention. Les employés s'inclinent légèrement, exprimant leur respect tacite envers moi, la fille de Arlo Thornfield. Sachant que derrière mon apparence se cache une force entrepreneuriale indéniable.

Mes pas assurés résonnent dans le hall luxueux, créant une aura de confiance qui ne laissent personne indifférent. En chemin, je salue les employés d'un signe de tête, répondant aux politesses avec un léger sourire.

Arrivée à l'ascenseur, je croise le regard de mon frère Reese, qui porte une expression de défi.

- En mode homme d'affaires aujourd'hui, Ellery ? Reese demande d'un ton moqueur.

- Toujours, Reese. C'est ce qui compte ici, non ?

L'ascenseur s'ouvrît sur la salle de réunion, où nous nous préparions à défendre nos idées.

Dans la salle de réunion, le décor était sobre et élégant. Le long de la table en bois poli, des dossiers soigneusement préparés attendaient les protagonistes. J'entrai d'un pas assuré, mon frère me suivant de près. Nos regards s'affrontèrent, révélant une rivalité profonde.

Notre père, assis à la tête de la table, leva le regard à notre entrée.

- Bien, commençons. Il dit d'un ton calme mais autoritaire.

Nous prenons place, face à face. Les regards échangés étaient emplis de rivalité.

Je pointe du doigt un graphique sur le tableau.

- Regarde ça, Reese. La stratégie de croissance que j'ai développée apporte une stabilité à long terme.

Reese croise les bras.

- Stabilité? On parle d'affaires ici, pas de construire des châteaux en Espagne. Ma proposition générera des profits immédiats.

La discussion s'intensifie, chaque mot prononcé résonnant comme un coup dans notre duel entrepreneurial.

- Les profits immédiats peuvent être éphémères. Mon approche assure une croissance durable et une fidélisation client.

Alex, avec un sourire moqueur croise les doigts.

- Tu es trop idéaliste, Ellery. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, et les actionnaires veulent des résultats concrets.

- Assez, vous deux. Présentez vos plans de manière concise et pragmatique. Mon père intervient pour calmer les esprits.

Le débat se poursuit avec une série d'arguments chiffrés, de graphiques et de projections.

Je décide de porter le coup de grâce à Reese, en remettant en question une de ses hypothèses.

- C'est une stratégie risquée. On ne peut pas garantir le succès en se basant uniquement sur des tendances passées.

Reese ayant visiblement anticipé, contre avec assurance.

- Le risque est une partie intégrante des affaires, Ellery. Il faut être audacieux pour réussir.

Les employés observaient en silence, captivés par le duel verbal qui se déroulait devant eux. Les alliances se formaient discrètement, chaque camp cherchant à influencer les personnes clés.

Entre les débats tendus, le personnel de l'entreprise entre discrètement, apportant du café pour tenter de nous rendre cette réunion confortable.

Secrétaire, souriante mais prudente s'approche de moi.

- Café pour la réunion ?

Je lui réponds d'un bref hochement de tête avant de me reconcentrer sur les affirmations de mon frère.

Les tasses fumantes sont déposées devant moi et Reese, mais même ce geste courtois ne parvint pas à m'alléger. Chacun sirote son café, gardant un œil sur l'autre.

Finalement, mon père prend une décision.

- Ellery, je te confie cette affaire. Je crois en ta vision à long terme.

Un silence lourd de conséquences envahit la salle, marquant le début d'une nouvelle ère pour moi dans l'entreprise familiale.

- Tu as réussi à me convaincre. C'est ton plan qui sera mis en œuvre.

La victoire dans mes yeux contraste avec la déception de Reese.

- Alors Reese, ça fait quoi d'être une seconde fois tapis dans mon ombre ?

- Ferme-la tu veux ? C'était un coup de chance, rien de plus.

- Un coup de chance quatre fois d'affilée ? Tu dois sacrément être malchanceux toi.

- Je vous prie d'arrêter les comportements immatures. Nous sommes au-delà des querelles préadolescentes. Ellery, veille à utiliser le jet privé pour conclure l'accord et accomplir les autres responsabilités qui t'incombent.

Il se lève à la fin de ces mots et part. Je récupère mes dossiers et je pars à mon tour. Je pense que je vais y aller, et de plus la ville dans laquelle je me rend est très belle.

Lorsque je me dirige vers mon bureau, je rencontre mon père qui me cherchait sans doute.

- Mon chauffeur te conduira sur le tarmac peu importe le jour, mais le plus tôt sera le mieux.

- Je compte m'y rendre dès maintenant. J'avais déjà anticipé tout ça et ma valise se trouve dans mon coffre, préviens ton chauffeur.

- Je suis fier de toi Ellery, il me tape chaleureusement le dos.

Je lui adresse un sourire chaleureux avant de laisser mes directives à mon assistante, concernant mon voyage et toute la paperasse que je lui confie jusqu'à mon retour.

(...)

Sur le tarmac, le jet privé m'attend, symbole de la responsabilité nouvellement confiée. À ma montée dans le jet, je remarque immédiatement l'hôtesse de l'air. Cependant, au lieu de l'accueil professionnel auquel je m'attendais, elle affiche une attitude qui trahit clairement des intentions autres que professionnelles. Ses yeux ne quittent pas mon père, Arlo Thornfield, et son sourire suggère une familiarité déplacée.

Mon instinct entrepreneur s'aiguise, et je ne tarde pas à comprendre la situation. Cette femme semble avoir perdu toute professionnalité en présence de mon père. Les lignes entre le personnel et la famille semblent s'estomper à ses yeux.

Cette confusion inacceptable ne passe pas inaperçue. Alors que nous sommes en altitude, je m'approche de cette dernière, lui faisant part de mon mécontentement quant à son comportement inapproprié.

Ma décision est sans appel : elle est renvoyée sur-le-champ.

- Votre conduite ne correspond pas aux normes professionnelles de cette entreprise. Je vais devoir vous demander de quitter le jet. Nous aurons quelqu'un d'autre pour assurer le service. Je l'informe avec fermeté.

Surprise et gênée, elle quitte le jet sous mon regard impassible. Les règles sont claires, même à des milliers de pieds au-dessus du sol.

- Qu'est-ce qui s'est passé mademoiselle Thornfield ? Pourquoi l'hôtesse vient de s'en aller alors que nous allons bientôt décoller ?

- Choisissez mieux les membres d'équipage. Cette femme avait des attentions autres que professionnelles, vis-à-vis de mon père.

- Je vous prie de m'excuser mademoiselle. Je tacherais d'être plus prudent la prochaine fois.

- Cela ne fait rien. A l'atterrissage, vous pourrez vous concentrer sur la recherche d'une nouvelle hôtesse, je termine avant de rejoindre le siège passager, en attendant que nous atterrissons il fallait que je travaille sur ce dossier.

- J'ai discuté avec le pilote El, je pense que tout se passera bien. Je ne pourrai pas t'accompagner alors tu iras avec mademoiselle Rockefeller, il m'informe à la dernière minute.

Sérieusement ? J'aurais préféré m'y rendre avec Reese plutôt que Peyton. Finalement, j'aurais peut-être dû voyager avec mon assistante. Je me surmène, alors que je ne désire même pas prendre la relève dans l'entreprise familiale. Que c'est barbant.

- Cela sous-entend que le vol est retardé jusqu'à son arrivée ?

- Non, elle est déjà dans la ville avec les entrepreneurs. Elle tâte le terrain. Bon je dois y aller, bon voyage.

Il part et je soupire.

- Mademoiselle Thornfield, votre assistante a fait parvenir ça pour vous.

- De quoi est-ce qu'il s'agit ? Je demande peu intéressée.

- De votre emploi du temps.

Elle alors, toujours organisée. Si j'étais ici, c'était pour clore le plus rapidement que possible ce dossier et profiter de cette ville pour me prélasser.

(...)

L'atterrissage se déroule sans encombre, et à ma descente du jet, Peyton Rockefeller m'attend déjà sur le tarmac. Son regard captivant et son sourire charmeur témoignent de son assurance habituelle.

- Ellery, quel plaisir de te revoir.

Je lui réponds d'un bref sourire, tout en m'assurant que le dossier est en ordre. Nous prenons place dans la voiture qui nous mènera à la demeure des Thornfield. Sur le trajet, Peyton engage la conversation.

- Alors, cette réunion cruciale a-t-elle été à la hauteur de tes attentes ?

- C'était un succès, comme prévu. Mon père a décidé de mettre en œuvre mon plan.

- Félicitations. C'est une nouvelle étape pour toi.

Je hoche la tête, consciente des implications de cette victoire dans l'arène des affaires familiales. Cependant, mes pensées se tournent rapidement vers le dossier dont je m'apprête à m'occuper.

- Peyton, parlons affaires. J'ai appris des choses cruciales lors de la réunion. Les chiffres ne sont qu'une partie de l'équation. Les relations et les alliances sont tout aussi importantes.

Mes paroles intriguent Peyton.

- Qu'as-tu découvert ?

J'analyse un instant le dossier.

- Reese et Alex ont leurs propres réseaux d'alliances au sein de l'entreprise. Il ne s'agit pas seulement de chiffres, mais aussi de la capacité à influencer les personnes clés. Nous devons jouer intelligemment.

Peyton acquiesce, comprenant la complexité de la situation.

- Tu sais, tu devrais te ménager. Tu viens à peine d'atterrir que tu parles du boulot. Je suis sûre que dans le jet, tu avais encore le nez dans ces papiers.

- C'est bien pour ça que je suis là, Peyton. Pour le boulot.

Plus personne ne parle et cela me fait plaisir, car partager un dossier avec mon ex était une chose, mais qu'elle commence à prétendre s'inquiéter pour moi était une tout autre chose.

À mon arrivée à la demeure des Thornfield, les employés se précipitent pour m'aider à décharger mes affaires du véhicule, exprimant leur respect envers moi. Le luxe et le raffinement de la demeure étaient fort plaisant.

Au milieu de cette scène, une domestique se distingue par sa grâce et son professionnalisme. Ou du moins, par ses formes qui m'attirent et son beau visage.

- Quel est son prénom ? Je demande à Vincent, le majordome.

- Elena, mademoiselle.

- Merci, Vincent. Comment se porte votre famille ?

- Ils vont tous bien mademoiselle, c'est très aimable de votre part, de porter un intérêt à ma famille.

- C'est naturel Vincent, je lui touche amicalement l'épaule avant de reporter mon regard sur Elena.

Son nom est Elena. Elle dirige l'équipe d'employés avec une assurance discrète, veillant à ce que chaque détail soit pris en compte.

Mon regard se croise brièvement avec celui d'Elena, qui détourne timidement le regard. Un sourire en coin étire mes lèvres, timide ? Cette interaction n'échappe pas à Peyton Rockefeller, qui observe la scène avec un intérêt mal dissimulé. La jalousie s'inscrit brièvement sur son visage, masquée sous un sourire poli.

- Ellery, on dirait qu'Elena a attiré ton attention. Une nouvelle amie, peut-être ?

- Elle semble être une employée exceptionnelle. La qualité du service est essentielle, n'est-ce pas ? Je laisse apparaître un sourire énigmatique.

- Bien sûr, Ellery. Je suppose que tu auras une équipe à ta mesure. Elle sourit faussement avant de me libérer de sa présence.

Enfin, si j'avais su que mater une autre fille l'aurait éloigné de moi, je l'aurai fait depuis bien longtemps. Je monte dans les appartements, me changer avant de réfléchir à comment faire venir Elena, dans mes appartements.

Continuer

Autres livres par Luneisidore

Voir plus

Inspirés de vos vus

Enceinte et divorcée: J'ai caché son héritier

Enceinte et divorcée: J'ai caché son héritier

Elowen Glass
5.0

Je suis sortie du cabinet médical avec une nouvelle bouleversante : j'étais enceinte, mais c'était une grossesse à très haut risque. Je pensais naïvement que ce bébé serait le miracle capable de sauver mon mariage glacial avec Julien Sorel. Pourtant, à son retour de voyage, Julien ne m'a pas prise dans ses bras. Il a jeté une enveloppe froide sur l'îlot en marbre de la cuisine. « Le contrat est terminé, Vivien. Sérénité est de retour. » Non seulement il demandait le divorce pour retrouver son ex, mais il m'a rappelé avec un calme terrifiant la clause 14B de notre contrat prénuptial : toute grossesse devait être immédiatement interrompue pour préserver la lignée, ou l'enfant lui appartiendrait exclusivement, m'interdisant tout contact à vie. J'ai ravalé mes larmes, la peur au ventre, et j'ai caché mes précieuses vitamines dans un flacon d'antiacides. L'humiliation ne faisait que commencer. Au siège du groupe, j'ai été reléguée dans un placard à balais pendant que Sérénité devenait le nouveau visage de la marque. Julien m'a forcée à organiser leur fête de retrouvailles, m'obligeant à le regarder manger pour elle des plats épicés qu'il m'avait toujours interdit de cuisiner, prouvant qu'il était prêt à souffrir pour elle alors qu'il me traitait comme une simple « responsabilité » héritée de son grand-père. Il pensait avoir tout gagné : sa liberté, sa maîtresse et son empire immaculé. Mais il ignorait que je partais avec la seule chose qu'il ne pourrait jamais m'acheter ni contrôler. J'ai glissé ma lettre de démission sous la porte de son bureau verrouillé, j'ai posé une main protectrice sur mon ventre et j'ai chuchoté dans l'obscurité : « On s'en va. Il ne saura jamais que tu existes. »

Adieu Épouse Soumise, Bonjour Reine du Code

Adieu Épouse Soumise, Bonjour Reine du Code

Vesper Echo
5.0

J’ai avalé une poignée de comprimés blancs dans ma salle de bain en marbre, espérant désespérément que Branson me regarde enfin. Je me suis réveillée dans une chambre d’hôpital stérile, le bras relié à une perfusion, avec pour seul accueil le bip mécanique d’un moniteur cardiaque. Derrière la porte, j’ai entendu la voix de mon mari, froide et impatiente, discutant avec sa cousine Corda. « C’est juste... une gêne », a-t-il lâché en soupirant. Il s’inquiétait seulement que mon geste ne fasse chuter ses actions en bourse avant son dîner de gala avec sa maîtresse. Ces mots ont brisé la dernière chaîne qui me retenait à lui. Pendant quatre ans, j’avais vécu dans son ombre, rédigeant ses algorithmes la nuit et sauvant son entreprise de la faillite en secret, tout ça pour être traitée comme un déchet. Sa famille se moquait de mes vêtements alors que j’avais sacrifié mon admission au MIT et mon avenir pour payer l’opération de mon grand-père grâce à lui. J’ai arraché l’aiguille de mon bras, ignorant la douleur. Je n’étais plus l’épouse brisée ; quelque chose de plus froid et de bien plus dangereux venait de se réveiller en moi. Comment avais-je pu vouloir mourir pour un homme incapable de nouer sa propre cravate sans mon aide ? De retour au manoir, j’ai jeté mes robes de luxe et j’ai posé les papiers du divorce sur la table. Branson a signé avec un rire méprisant, persuadé que je reviendrais ramper vers lui dès que sa carte de crédit serait bloquée. Il ne se doutait pas qu’en signant, il renonçait à tout droit sur l'incroyable fortune que j'allais désormais bâtir seule. En franchissant la porte, j’ai laissé derrière moi la poupée trophée pour redevenir Anya Mathis. Ma route a alors croisé celle de Knute Nixon, l’homme le plus puissant de Wall Street, qui a lu dans mes yeux une lueur que Branson n'avait jamais soupçonnée. La reine était de retour, et elle ne ferait pas de prisonniers.

Quand l'amour arrive, mais en retard

Quand l'amour arrive, mais en retard

Fifine Schwan
4.9

Pour réaliser le dernier souhait de son grand-père, Stella s'est marié en hâte avec un homme ordinaire qu'elle n'avait jamais rencontré auparavant. Cependant, même après être devenus mari et femme sur le papier, ils menaient chacun leur vie séparément, se croisant à peine. Un an plus tard, Stella est revenue à ville de Seamarsh, espérant enfin rencontrer son mystérieux mari. À sa grande surprise, il lui a envoyé un message, demandant inopinément le divorce sans même l'avoir rencontrée en personne. Grinçant des dents, Stella a répondu : « Très bien. Divorçons ! » Suite à cela, Stella a fait un geste audacieux et a rejoint le Groupe Prosperity, où elle est devenue une attachée de presse travaillant directement pour le PDG de la société, Matthew. Le PDG, beau et énigmatique, était déjà marié et réputé pour sa dévotion inébranlable à sa femme en privé. À l'insu de Stella, son mystérieux mari était en réalité son patron, sous une identité différente ! Déterminée à se concentrer sur sa carrière, Stella gardait délibérément ses distances avec le PDG, bien qu'elle ne pût s'empêcher de remarquer ses tentatives délibérées de se rapprocher d'elle. Avec le temps, son mari insaisissable a changé d'avis. Il a soudain refusé de poursuivre la procédure de divorce. Quand son identité alternative serait-elle révélée ? Au milieu d'un mélange tumultueux de tromperie et d'amour profond, quel destin les attendait ?

Mariage éclair avec le père de ma meilleure amie

Mariage éclair avec le père de ma meilleure amie

Kai Rivers
5.0

Je tenais ma flûte à champagne si fort qu'elle menaçait d'éclater entre mes doigts. Anselme Lombre, mon tuteur et l'homme qui contrôlait mon héritage volé, venait d'annoncer ses fiançailles avec Claudine, la fille qui me harcelait depuis le lycée. Humiliée, trempée par un serveur maladroit et sous les rires de la haute société qui me voyait comme un « cas social », j'ai fui vers la bibliothèque, le seul endroit où je pouvais respirer. Je pensais être seule, mais une ombre immense a bloqué la sortie. C'était Dallier Lefebvre. Le PDG le plus redouté de la ville, un homme de glace, et surtout... le père de ma meilleure amie. Il m'a tendu un mouchoir en soie, et dans un élan de désespoir éthylique, cherchant n'importe quel bouclier contre Anselme, j'ai commis l'irréparable. « Épousez-moi », ai-je supplié, pensant qu'il allait me chasser ou appeler la sécurité. Mais il n'a pas ri. Il a ouvert un coffre-fort caché derrière un tableau, en a sorti un contrat de mariage et m'a tendu un stylo avec un calme terrifiant. « Signez », a-t-il ordonné. Le lendemain, je me suis réveillée dans son penthouse avec une carte noire illimitée et une alliance au doigt. Et quand Anselme a essayé de me menacer pour que je revienne, il a découvert que ses comptes étaient gelés et son entreprise en chute libre. Je pensais avoir signé un simple accord de protection, mais en découvrant la roseraie qu'il cultivait secrètement pour moi depuis des années, j'ai compris que je n'étais pas une proie. J'étais la reine qu'il attendait depuis toujours.

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre