EMBARQUÉE AVEC L'INCONNU

EMBARQUÉE AVEC L'INCONNU

Mistpa

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Il était une fois, au fin fond de la campagne, une jeune femme rêvait de nouveaux horizons. Tracy Brighton en avait marre de la monotonie. Ses parents l'avaient élevé dans cet environnement depuis son enfance mais au fond d'elle, il y avait ce sentiment de rébellion contre lequel elle se battait constamment. Jusqu'au jour où elle rencontre Leonardo par le plus grand des hasards. Elle tombe tout de suite sous son charme. Il a décelé en elle cette particularité et il en profite pour lui lancer un ultimatum et sans réfléchir, elle accepte. Ne sachant pas dans quoi elle s'embarque, elle décide de faire quelque chose qu'elle n'avait jamais fait auparavant : partir en ville. Elle s'en va s'en jeter un coup d'œil en arrière, sans faire ses au-revoir à sa famille, elle part comme une voleuse. Que réserve la vie à Tracy ? Leonardo est-il digne de confiance?

Chapitre 1 Le bel inconnu

À la campagne

***Tracy***

Mes bottes enfouies dans la boue! Bien que ce soit une habitude, j'essaye de ne pas rouspéter parce que ma mère est juste à quelques centimètres de moi. Malgré tous mes efforts, je grogne entre mes dents.

"Grrrr"

Elle me jette un regard dur de représailles.

"Tracy Brington...une jeune femme ne grince pas entre ses dents. C'est malpoli..."

Elle avait accompagné ses mots d'un regard inquisiteur.

"Toutes mes excuses, mère." dis-je avec une petite voix.

Elle fit un signe de tête qui signifiait qu'elle avait compris et en même temps elle me demandait d'aller nettoyer mes bottes sales.

Nous étions en train de cueillir les fruits. Je dépose mes instruments et je marche vers la sortie du champ.

Les pans de ma longue robe entre mes mains, je me débats pour quitter le champ.

"Eh Tracy!"

C'était John, un ouvrier de mon père qui venait de m'interpeller. J'esquisse une moue dédaigneuse en signe de réponse.

Autour de moi tout le monde était heureux. Ils étaient tous en train de faire la récolte avec joie et entrain. Ils rigolaient même entre eux.

Dans tout ce décor, j'avais l'impression de faire tâche. Pourquoi ? Parce que ...

Je suis Tracy Brighton. J'ai vingt-deux ans. Je vis à la campagne avec mon père, ma mère et ma sœur. Il fait bon vivre ici...enfin, c'est ce que tout le monde dit.

Mon père est fermier et ma mère est ménagère. Elle seconde mon père dans ses tâches et elle fait beaucoup d'autres choses. Ma mère a toujours été une femme très active.

"Tracy...ne me dis pas que tu t'es encore mis de la boue dessus..."

Je venais de rencontrer sur le chemin ma sœur : Déna. Déna, c'est ma grande sœur. Elle a vingt-cinq ans. Ses mains étaient chargées de paniers vides qui allaient servir à recueillir les fruits. Elle avait un sourire large et était empressée.

Sa robe était plus longue que la mienne et balayait presque le sol. J'étais restée plusieurs minutes à l'observer sans qu'aucun mot ne sorte de ma bouche.

J'admirais ma sœur. Elle avait une grande taille et une peau laiteuse avec un sourire charmeur. Déna avait de longs cheveux blonds qui lui tombaient en cascade dans le dos.

Tous les hommes se retournèrent sur son chemin et la dévorèrent des yeux. Même moi je ne l'ai pas quitté des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans le champ.

Revenons à moi...je suis Tracy et je suis tout le contraire de ma grande sœur. J'étais grande de taille mais j'avais des cheveux courts et noirs. Je n'en prends jamais soin. D'ailleurs, ils étaient tout le temps mal coiffés.

Je venais d'arriver dans notre maison. D'un pas lasse, je me dirige vers ma chambre en prenant soin d'enlever mes bottes que je laisse à la cour arrière. Si ma mère avait été là, elle m'aurait répété plusieurs fois de ne pas salir le sol. Cette pensée m'arrache un sourire.

Je m'arrête devant la cheminée au-dessus de laquelle sont posées quelques photos de famille. Il y avait mon père qui avait passé son bras autour de la taille de ma mère ainsi que ma sœur Déna et moi. On était tous souriants. Enfin, moi un peu moins.

Déna ressemblait beaucoup à ma mère. Le même sourire et les longs cheveux blonds qui tombaient en cascade dans son dos.

Par contre moi, je ressemblais énormément à mon père. J'avais les mêmes cheveux noirs que lui et ils étaient courts. Pas que cette coupe que j'avais me dérangeait mais j'avais l'impression d'être... différente.

Les bruits de pas de cheval à l'entrée de la maison me sortent de mes pensées. Avant que je ne puisse m'en aller, mon père était déjà entré dans la maison.

"Tracy...que fais-tu là ? Pourquoi tu n'es pas avec les autres pour faire la récolte ?" questionne-t-il

"...non...j'ai mis mes pieds accidentellement dans de la boue..." balbutiai-je.

Il s'avance d'un pas assuré jusqu'à la cheminée et prend la photo que j'observais entre ses mains. Mon père avait toujours été très doué pour me démasquer.

"Tu regardais cette photo, n'est-ce pas?"

Je reste silencieuse. Je ne savais pas quoi lui répondre. Même si je ne faisais rien de mal, j'étais quand même mal à l'aise.

Il finit par déposer la photo et marche jusqu'à moi.

"Souvent, je me demande ce qui te préoccupe autant..." dit-il

Ses mots me mettent tout de suite sur la défensive.

"Comment? Mais rien..." dis-je en détournant le regard.

"Quoi qu'il arrive, Tracy...sache que ta mère, Déna et moi t'aimons de tout notre cœur."

Il avait joint ses mots en me prenant dans ses bras. Ma gorge se noue face à ce contact affectueux et inattendu.

Ce moment avait duré quelques secondes.

"Allez, nous avons des fruits à cueillir." dit mon père en relâchant l'étreinte.

Un faible sourire éclaire mon visage alors que je le regarde se diriger vers l'espace qui lui servait de bureau. Il était certainement venu récupérer quelque chose.

Je pousse un long soupir et je rentre dans ma chambre. J'avais laissé ces maudites bottes dehors et j'avais décidé de prendre un bain très rapidement.

Celà allait sûrement me permettre de mettre de l'ordre dans mes pensées. Alors que l'eau coulait sur mon corps, ce sentiment que je refoulais depuis plusieurs jours remonte à la surface. Je n'arrivais pas à mettre un mot là dessus.

Je me sentais...bizarre.

"Tracy...je m'en vais."

C'était mon père qui repartait dans le champs. Sa voix m'avait fait sortir de mes pensées. Ce qui m'a permit de sortir de la salle de bain.

"D'accord papa." dis-je en prenant une serviette dans laquelle je me recouvre.

Ça faisait plusieurs minutes que j'avais quitté le champs et je connaissais assez ma mère pour savoir que si je ne retournais pas au plus vite, elle risquait vraiment de s'énerver.

Quelques minutes plus tard

Ces quelques minutes de répit volées étaient désormais derrière moi. Me revoilà dans le champ avec tous ces hommes qui criaient de joie autour de moi.

Je luttais contre l'envie de me boucher les oreilles. Je ne comprenais pas pourquoi cette atmosphère devenait de plus en plus invivable pour moi.

Par le passé, j'avais toujours pu le supporter mais je sentais et je savais que ce n'était plus le cas. Un peu comme si j'étais une adolescente en pleine crise de croissance.

Le soir

"Tracy...on ira prendre une chope de bière au bar..."

C'était Magalie, mon amie depuis bientôt deux ans qui était en train de parler.

Elle vivait à la campagne comme moi mais avait une autre manière de penser et de se comporter. C'était sûrement la raison pour laquelle elle était la seule amie que j'avais ici.

Il était onze heures du soir et nous étions devant ma maison en train de discuter.

"Tu sais que je ne peux pas..." dis-je.

Elle me jette un grand regard qui a l'air de signifier de ne pas jouer à la sainte.

En réalité, j'étais peut-être différente de ma sœur Déna mais je n'avais pas cet esprit de rébellion en moi. J'étais docile et je faisais tout ce que disaient mon père et ma mère. Enfin, pas pour le moment.

Ce qui n'était pas le cas de Magalie. Elle était une fille rebelle. Magalie vivait avec sa mère mais trouvait toujours le moyen de lui imposer ses décisions. D'ailleurs je me demandais comment elle y arrivait.

"... Arrête de jouer à la fillette...ne me dis pas que tu n'en as pas envie..." susurre-t-elle avec un regard mielleux.

"Bien-sûr que j'en ai envie..." dis-je.

Je connaissais Magalie et je savais qu'elle essayait de me tendre un appât. Au fond, ce n'était pas vraiment un appât. Je mourais d'envie d'aller au bar du village, de boir quelques chopes de bières et de danser comme une folle.

"...Il fait nuit. Personne ne saura que tu es partie et on reviendra vite." dit-elle en me fixant intensément.

Je pousse un soupir.

"Non, je ne peux pas."dis-je pour me convaincre moi-même.

"Tant pis alors, j'irai toute seule et je m'amuserai comme jamais." dit-elle en s'en allant.

Je la regardais s'en aller tout en me battant contre l'envie folle que j'avais de la suivre.

"...Tracy, tu sais que tu peux venir. D'ailleurs, ce ne sera pas la première fois..." dit-elle avec un regard suggestif.

Mon cœur se mit à battre fort.

"Chut!" dis-je en précipitant le pas vers elle et en fermant sa bouche avec ma main.

Magalie avait raison. Ce n'allait pas être là première fois que j'allais au bar du village. Une fois de plus, qu'est-ce que celà changerait ? Pensais-je intérieurement.

Magalie me regardait toujours l'air de demander si j'allais finalement venir.

"C'est d'accord." dis-je après quelques petites minutes de réflexion.

Elle saute et elle pousse des cris de joie. Malgré tous mes efforts pour la faire taire, elle était euphorique.

Il fallait maintenant que j'aille vérifier si mes parents et ma sœur étaient endormis. Ceci n'était pas difficile. J'avais l'habitude de le faire.

Quelques minutes plus tard, Magalie et moi étions dans le bar du village. C' était devenu une habitude pour moi. J'y prenais goût et je savais que ce n'était pas prêt de s'arrêter. D'ailleurs, je n'en avais aucune envie.

Il était minuit et Magalie et moi avions déjà pris plusieurs bières. Elle et moi étions en train de danser comme des folles sur la piste de danse.

"...Tra-cy...je reviens, un instant..." dit Magalie en riant.

Je ne savais pas où elle s'en allait mais j'avais repris une chope de bière que je m'étais mise à boire. Aussitôt, je me remets à danser.

La musique qui retentissait m'enivrait. J'aimais cette ambiance folle. Le bar était mi éclairé, ce qui me permettait de m'éclater comme je le voulais.

Je dansais toute seule sur la piste de danse. Mon cœur vibrait au rythme de la musique et mes cheveux virevoltaient.

Soudain, je sens une chaleur imposante derrière moi. Deux mains vigoureuses m'enlacent la taille. Mon pouls s'accélère.

"Salut!" susurre-t-elle une voix chaude dans le creux de mon oreille.

Instantanément, je m'arrête.

Je me retourne et mes yeux croisent ceux d'un homme extrêmement beau. Il était d'une beauté époustouflante. J'avais l'impression de rêver.

"par...don...je... qui êtes-vous ?"

Je bégayais et c'était la seule chose que j'avais pu dire finalement.

"Leonardo...je m'appelle Leonardo." dit le bel inconnu en me fixant droit dans les yeux.

Une chaleur se répand dans tout mon corps et je tressaille.

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