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Du sang sur la robe

Chapitre 2 No.2

Nombre de mots : 1512    |    Mis à jour : 30/11/2022

vait jamais renc

Véro était venue à Lyon voir son frère Alex qui, grand fan des TRAJIK, l'avait entraînée avec quelques amis à un

vait accepté. En la découvrant, dès les premiers instants, il pensa que, jusqu'ici, il n'avait connu que des filles ordinaires ou inaccessibles, et soudain... une princesse le regardait et bandante en plus, la princesse. La voilà celle qu'il at

vétuste. Le lendemain matin, contre toute évidence, chacun, dans son coin, heureux, exalté,

és... Ah ses courbes... Être perpétuellement la cible de tant de convoitise était épuisant, il lui arrivait de regretter de ne pas être plus ordinaire. Plaire aux hommes, à presque tous les hommes tout le temps était devenu une malédiction, et ce statut de femme désir l'épuisait. Cela avait commencé à treize ans quand son professeur de piano, dont l'odeur d'eau de toilette bas de gamme la répugnait encore, à longueur de leçons se collait à elle, posant ses mains partout sauf sur le clavier. Cela l'avait non seulement dégoûtée de cet instrument mais sur

et son prêchi-prêcha perpétuel sur la droiture ne l'avaient pas empêché de tremper dans de nombreuses magouilles financières depuis des années. Sa mère se contentait pour meubler le vide de son existence d'organiser, entre

ux-pièces offert par ses parents. Sa rencontre, puis sa liaison avec José furent une déclaration de guerre à sa famille qui lui coupa les vivres, elle répliqua en coupant les ponts. Ayant dégotté un boulot de serveuse au restaurant antillais, « le Fla

Voici encore trois mois, il était encore le leader incontesté des Trajik, groupe de rock underground Lyonnais, en pleine ascension. Il se souvint de cette époque, où, sur scène son corps frémissait en sentant ces regards, ces

e j'ai à donner il est pour la musique et pour mon public ». À l'époque, il avait la classe, un mètre quatre-vingts, des yeux et des cheveux encre de chine, une belle gueule style Leny Escudero (l'idole de sa mère), estampillé cent pour cent beau, brun, ténébreux, viril, ascendance Méditerranée, tout ça porté par un corps agile et vigoureux, arborant hiver comme été, telle une seconde peau, un bon vieux perfecto noir usé, avec bottes et

c'est le manque. Véro ne tint pas compte des conseils de ses copines (les expertes en sexologie), qui trouvaient que c'était une folie de s'installer en couple avec un homme que l'on connaissait depuis un mois. Elle réussit à le convaincre de venir vivre chez elle rue Boyer Barret.

une nouvelle formation. Les TRAJIK étaient morts et enterrés. Seul, désœuvré, il se remit à boire. Avec Véro très vite ils n'eurent plus rien à se dire, à part des reproches, il la rendit responsable de sa décrépitude. C'était de sa faute à cette petite bourge s'il en était là, c'est elle qui l'avait fait venir et quitter son univers, bazarder son

ritoire, les trafics minables, les petits vols, la crasse qui te colle, et le regard des autres ceux qui ne sont pas

à qui on retire son os. Il devint irascible et parla mal à Véronique, qui se

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Du sang sur la robe
Du sang sur la robe
“Paris, le 8 juillet 1998. Avertie, par un appel anonyme, qu'une femme se fait frapper, la police intervient rue Boyer Barret, chez Véronique Beauséjour, élève avocate et fille d'un ancien secrétaire d'État auprès des victimes. Elle gît à même le sol, mortellement blessée, une plaie à la tempe. À ses côtés, affalé sur un canapé, ivre et endormi, se trouve José, son ex-compagnon, musicien en voix de clochardisation. Incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé, il ne se souvient de rien et prétend être victime d'amnésie. Cette affaire fait la une des journaux. La lumière médiatique attire une star montante du barreau, Pierre Albert Montfleury, qui fait le forcing pour être désigné par José, puis le force à avouer le crime, seule façon selon lui d'éviter une lourde condamnation. Cependant, Malika Chakraf, jeune avocate commise d'office, s'accroche au dossier et rentre en guerre contre son confrère. Entre manipulation, incompétence, mœurs du palais de justice, Michel Konitz, avocat pénaliste durant quarante ans, nous fait découvrir les dessous, pas toujours très propres, du monde judiciaire au crépuscule du vingtième siècle. « Michel Konitz signe un tour de force littéraire pour une farce judiciaire. » Dupont Moretti”
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