encore vivre dans le monde d'avant, celui où elle épousait Jak dans deux semaines et où son plus grand souci était le choix des fleurs pour la réception. Puis le poids de la veille s'abattit
re, s'était solidifiée pendant la nuit en une détermination froide et méthodique. Quelqu'un avait orchestré sa chute avec une précision qui ne
son premier essayage, et si quelqu'un avait suivi Jak jusque-là, ou pire, avait orchestré son arrivée à ce moment précis, les images pourraient en garder la trace. Elle s'habilla en silence
nd Esta franchit à nouveau le seuil du magasin où sa vie avait basculé la veille. Loin de la chasser, cependant, elle l'invita à s'a
genoux pour dissimuler leur tremblement, « mais j'aurais besoin de voir les images de votre
derrière son comptoir, avant de hocher la tête avec une compassion sincère
une heure avant le drame, souriante et insouciante, ignorant tout du piège qui se refermait déjà sur elle. Puis, vingt minutes avant l'irruption de Jak, une silhouette a
demanda Esta, le cœur battant, en dé
en parlant au téléphone, tout cela réveilla en Esta un souvenir tenace, une intuition qu'elle n'osait pas encore formuler à voix haute, car elle avait déjà croisé cette silhouette à d'innom
le monde avait toujours interprété comme une loyauté professionnelle exemplaire. Esta se souvint soudain, avec un frisson rétrospectif, de tous les regards que Carline lui avait lancés lors des fiançailles, de c
a propriétaire, remarquant le changem
rriguant tout son corps, chassant enfin la torpeur de la nuit préc
r sur le téléphone d'Esta avec une rapidité qui trahissait son propre malaise face à ce qui s'était déroulé dans sa boutique la v
ut-être trouvé
une certitude grandissante, et à l'autre bout du fil, le silence de Lid trahissait une ré
, où quelqu'un m'a raconté qu'elle avait été très proche de Jak, il y a des années, avant qu'il ne rencont
t si ces sentiments n'avaient jamais complètement disparu malgré les années, alors le mobile d'une telle machination devenait terriblement cohérent. Restait à comprendre comment elle avait pu s'introduire
ur sa sœur, en reprenant sa marche vers sa voiture. « Quelqu'un qui connaî
uoi, un homme dont le simple nom suffisait parfois à assombrir le visage de son fiancé lors des soirées mondaines. Elle ignorait encore quel rôle
it qu'une silhouette entrevue sur un trottoir, même reconnue avec une quasi-certitude, ne suffirait jamais à convaincre qui que ce soit, encore moins Jak dans l'état de colère où elle l'avait laissé la veille. Il lui fallai
rop fraîche, que ses mots se heurteraient à un mur qu'elle ne pourrait franchir qu'avec des faits irréfutables, et non de simples soupçons. Non, décida-t-elle en démarrant enfin l
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