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Elena accepte un contrat de mère porteuse avec le mystérieux Viktor Blackwood pour sauver son frère malade. Mais Viktor cache un passé criminel et utilise la grossesse d'Elena pour la contrôler totalement. Prisonnière dans son manoir isolé, Elena découvre qu'elle n'est pas la première femme à porter son enfant... et que les précédentes ont mystérieusement disparu.
••• Elena
Le néon du diner clignote faiblement au-dessus de ma tête. Sa lumière verdâtre se reflète sur les factures étalées devant moi.
Vingt-trois mille dollars.
Le montant apparaît en rouge sur la dernière facture de l'hôpital, celle que je reçois ce matin. Vingt-trois mille dollars que je n'ai pas.
Vingt-trois mille dollars que je ne pourrai jamais réunir. Et, pour la première fois depuis des mois, la peur me serre la gorge avec une violence presque suffocante.
Mes doigts tremblent lorsque je replie le papier. Je le fais lentement, comme si le simple fait de le cacher pouvait faire disparaître cette somme.
Derrière moi, la friteuse grésille. Les couverts s'entrechoquent. Quelques clients parlent à voix basse dans la salle presque vide de 23 heures.
Tout continue normalement.
Comme si ma vie ne venait pas de s'écrouler dans ce box crasseux du « Mel's Diner », où je travaille depuis trois ans.
- Elena ? Tu vas bien, chérie ?
Je relève les yeux.
Dolores se tient devant moi, son plateau contre la hanche.
Quelques mèches grises s'échappent de son filet et encadrent son visage fatigué.
Elle a soixante ans, trois boulots et probablement encore plus de problèmes que moi.
Pourtant, ses yeux trouvent toujours le moyen de remarquer la détresse des autres.
Je sens sa compassion avant même qu'elle ne parle. Et cette simple attention manque de me faire craquer.
- Ça va, dis-je en forçant un sourire.
Je fourre rapidement les factures dans mon sac usé.
- Je suis juste un peu fatiguée.
Le mensonge reste coincé quelque part entre ma poitrine et ma gorge.
Dolores ne répond pas tout de suite. Elle pose simplement sa main ridée sur mon épaule.
Sa chaleur traverse légèrement le tissu de mon uniforme. Puis son regard change. Elle comprend. Elle sait déjà qu'il n'est pas question de fatigue.
- Marcus ?
Mon cœur se contracte brutalement. Un seul prénom suffit à faire disparaître le peu de calme qu'il me reste.
Marcus.
Mon petit frère de vingt-deux ans.
Huit mois que la leucémie dévore son corps.
Huit mois que je le regarde sourire malgré les nausées, la faiblesse et les séances de chimiothérapie.
Huit mois que je prétends devant lui que tout ira bien.
- Il... il a besoin d'un nouveau traitement.
Ma voix tremble. Je baisse les yeux vers mes mains pour éviter ceux de Dolores.
- Un traitement expérimental.
Les mots me brûlent la gorge.
Comment lui expliquer que l'assurance refuse de le couvrir ?
Comment lui dire qu'ils considèrent Marcus comme un « risque non viable » ?
Une simple ligne dans un dossier suffit à condamner mon frère. Pour eux, ce n'est qu'une décision financière. Pour moi, c'est la différence entre le voir vivre et le voir mourir.
- Combien ? demande Dolores doucement.
Je déglutis.
Ma bouche devient sèche.
Je pourrais lui donner le chiffre.
Mais je n'en ai pas la force.
- Trop.
Elle hoche lentement la tête.
Elle ne pose aucune autre question.
Elle comprend ce que ce mot signifie.
Dans notre monde, « trop » signifie toujours la même chose.
Une somme impossible à gagner quand chaque heure de travail sert déjà à payer les factures de base.
La clochette de la porte retentit soudain. Je tourne la tête. Un homme entre. Il est grand. Élégant. Parfaitement à sa place dans un restaurant de luxe, mais complètement déplacé ici.
Son costume sombre épouse parfaitement sa silhouette. À lui seul, il semble coûter plus cher que mon loyer annuel.
Il avance sans se presser, comme quelqu'un qui n'a jamais eu besoin de demander la permission pour entrer quelque part. Il choisit une table dans ma section.
Je pousse un soupir discret et attrape mon carnet.
Pas maintenant. Je me redresse malgré la fatigue qui pèse sur mes épaules.
Je m'approche de lui avec mon sourire professionnel. Celui que je porte chaque soir pour cacher mes problèmes.
- Bonsoir. Que puis-je vous servir ?
Il lève enfin les yeux de son téléphone. Je m'arrête presque. Ses yeux sont gris. Un gris froid, métallique, qui semble traverser ma peau.
Il ne me regarde pas comme les autres clients. Il m'observe. Comme s'il cherchait quelque chose. Ses cheveux noirs sont parfaitement coiffés. Sa barbe est taillée au millimètre.
Il doit avoir une petite quarantaine d'années. Et cette assurance silencieuse qui émane de lui n'a rien de naturel. C'est le genre d'assurance que donne l'argent.
Beaucoup d'argent.
- Un café. Noir.
Sa voix est grave.
Calme.
Maîtrisée.
Un accent difficile à identifier accompagne ses mots. Peut-être européen.
- Très bien.
Je tourne les talons. Je sens son regard dans mon dos. Une sensation désagréable me parcourt la nuque.
Je tente de l'ignorer. Je remplis la tasse. Mes doigts sont encore légèrement tremblants. Je reviens vers lui quelques secondes plus tard.
- Votre café.
Je pose la tasse devant lui. Il lève les yeux. Puis il sourit. Un sourire discret. Presque élégant. Mais quelque chose me dérange immédiatement.
Son sourire n'atteint pas ses yeux.
- Elena Moreau ?
Mon sang se glace. Je reste immobile. Pendant une seconde, le bruit du diner semble disparaître.
Je baisse instinctivement les yeux vers mon uniforme. Mon badge est toujours accroché à ma poitrine.
« Elena. »
Pas « Elena Moreau ».
Je relève lentement les yeux vers lui.
- Je... oui.
Ma voix est plus faible que je ne le voudrais.
- Vous me connaissez ?
Il repose calmement son téléphone.
- Pas encore.
Son regard reste fixé sur moi.
- Mais j'aimerais faire votre connaissance.
Un frisson me traverse. Il glisse alors une main dans la poche intérieure de sa veste.
Je recule presque imperceptiblement. Il en sort une enveloppe épaisse et la pose sur la table. Mon nom est inscrit dessus.
Elena Moreau.
Je sens mon estomac se nouer.
- Qu'est-ce que c'est ?
Il pousse légèrement l'enveloppe vers moi.
- Une proposition.
Je ne bouge pas.
- Quel genre de proposition ?
Ses yeux ne quittent pas les miens.
- Une proposition qui pourrait résoudre tous vos problèmes financiers.
Mon cœur accélère.
Tous ?
Je pense immédiatement à Marcus. Et cette pensée me fait peur.
- Je ne comprends pas.
L'homme se penche légèrement en arrière. Son calme me déstabilise davantage que s'il me menaçait.
- Votre frère, Marcus.
Mon souffle se coupe.
- Vingt-deux ans. Leucémie lymphoïde aiguë. Pronostic défavorable sans le traitement CAR-T qu'il ne peut pas se permettre.
La mère porteuse et le milliardaire possessif
Romance Plume
Milliardaire
Chapitre 1 Chapitre 1
05/09/2026
Chapitre 2 Chapitre 2
05/09/2026
Chapitre 3 Chapitre 3
05/09/2026
Chapitre 4 Chapitre 4
05/09/2026
Chapitre 5 Chapitre 5
05/09/2026
Chapitre 6 Chapitre 6
05/09/2026
Chapitre 7 Chapitre 7
05/09/2026
Chapitre 8 Chapitre 8
05/09/2026
Chapitre 9 Chapitre 9
05/09/2026
Chapitre 10 Chapitre 10
05/09/2026
Chapitre 11 Chapitre 11
05/09/2026
Chapitre 12 Chapitre 12
05/09/2026
Chapitre 13 Chapitre 13
05/09/2026
Chapitre 14 Chapitre 14
05/09/2026
Chapitre 15 Chapitre 15
05/09/2026
Chapitre 16 Chapitre 16
05/09/2026
Chapitre 17 Chapitre 17
05/09/2026
Chapitre 18 Chapitre 18
05/09/2026
Chapitre 19 Chapitre 19
05/09/2026
Chapitre 20 Chapitre 20
05/09/2026