t du mill
: La Fêlur
l
en une capsule étanche où nos deux présences se mesurent en silence. Damien est détendu, satisfait, affalé avec cette grâce négligée des fauves repus, son pouce dessine des cercles distraits sur mon genou. La chaleur de son contact, ce contact qui d'habitude me rassure ou m'anesthésie, me brûle soudain comme une lame chauffée
es peurs, et je compose un ton léger, amusé, presque badin, ce ton que j'ai appris à maîtriser à la perfecti
our... On ne m'a jamais montré nos papiers officiels
v
tient de l'autre main, l'alcool ambré frémit contre le cristal, un tremblement de terre miniature. La Jaguar ralentit, comme si le chauffeur lui-même avait senti le froid polaire soudain émaner de la banquette arrièr
parfaitement poli, roulé des millions de fois par une rivière de mensonges. Il n'y a pas un battement de
emme, le monde le sait. Que pourrait un bout de papier
une plaidoirie. Pas un serment. Un paragraphe de contrat. Il ne m'a pas regardée en disant « a
lace, le cliquetis des gonds huilés de la dénégation. Le mot « amour » flotte entre nous comme un os creux jeté à l'animal que je suis, pour qu'elle ronge, pour qu
geste qui scellait mon abandon, ma soumission consentie, me donne envie de vomir. Ma cuisse se contracte sous sa paume. Il le sent. Il sourit dans le noir – je ne le vois pas, je le sais. Je le s
cier, et avec elle, mon mariage se délite, grain par grain, silencieu
rré que je connais trop bien, ce serpent glacé qui rampe dans le ventre des femmes qui comprennent trop tard
femme. Tu n'e
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