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eux à contrecœur, engourdie, le corps lourd et l'esprit encore embué. Je sais déjà, avant même de poser le pied au sol, que cette journée ne sera pas facile. Rien
ny
sonne capable de rendre support
e ma mère fend le s
abr
toujours, elle veut s'assurer que je suis bien levée.
n, je suis
plus que moi. Ce n'est pas tant la rentrée qui la met dans cet état - ma dernière année de
i, j'ai di
. L'âge où je vais enfin pouvoir rec
rt de
ant, pour n'importe qui d'autre, elle serait inconcevable. Nous sommes des loups-garous. Pas ceux des histoires effrayantes que raco
patiente. Je l'imagine avec précision : un pelage gris clair, p
ns toujours choisi de rester parmi les humains, de mener une vie aussi normale que possible. Les traditions des meutes
re personne que je connai
ons. C'est peut-être pour ça que nous nous sommes trouvées. Il existe bien des rumeurs, des histoires
êche-toi ! crie ma mère d
arri
age, juste assez pour me sentir présentable, sans tro
ient avant même que je
aux pépites
préf
ment ravie de son effet. Je commence à manger avec appétit pendant qu'elle parle sans s'arrêter, enchaî
e de temps en temps, plus concentrée
trajet jusqu'au lycée se fait rapidement. Comme chaque année
e le prem
de la voiture et balaie la cour du regard, ch
ny
le n'es
Ce n'est pas inhabituel, mais quelque chose
ouloirs sont déjà animés, remplis de conversations exc
agre
'oreille m
venu la nu
se font plus graves, plus inquiètes. Les parents
son me
ement vers un groupe
oi vous
ndant une fraction de seconde, u
c'étai
ur s'e
se immédiatement le silence. Son regard sévère balaie
n'arrive plus
main, le so
, Sab
-ce qui
t vers moi. Comme si j'avai
s ne ré
e monte d
ui s'est passé ? insisté-je,
ais attentio
s plaît...
is il s'approche de moi et me fa
si fort que
dit-il finalement. Les parents ont ét
tis diff
Qu
conde, puis son
suis désolé, Sabri
de s'e
manque. Mes jambes cèdent et je tombe à genoux, incapabl
es bougent, mais auc
evient
is dehors, couran
is re
voir mes
s comp
la maison, un détail m
ture e
l. Peut-être ont-ils entendu la nouvelle...
'app
ntrée est gr
ial me traverse
chose ne
ntement la p
Pa
e rép
je le
é sur
obi
Pa
lui, tombe à ses côté
i
rps es
er
par la douleur. Les larmes monte
ama
e autour de moi. L'odeur métallique
, une flaque sombr
nce, tre
s est un
s je l
m
ue au
s v
sans retenue, brûlantes, incontrôlables. Tout mon c
ive plus
spirer co
sou
te explose à l'arr
oc br
nde v
on s'as
t disp
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