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Zone rouge

Chapitre 4 Chapitre 4

Nombre de mots : 3189    |    Mis à jour : 10/05/2026

une, les gars

eds glissent sur les feuilles fraîchement tombées, et plus d'une fois, je dois me rattraper à une branche pour ne pas tomber. Mais je ne m'arrête pas, m'enfonçant à travers les arbres c

dans mes oreilles. J'essaie de ne pas haleter comme quelqu'un à bout de souffle, mais c'est difficile quand on l'est réellement. Le bourdonnement du sang dans mes oreilles me rend sourde. Je suis trop terrifiée pour regarder de l'autre côté

non non non non. Je baisse les yeux. Le chiot s'agite dans ma veste, cherchant une ouverture pour prendre l'air. Je n'essaie même pas de mettre mon plan à exécution. Je sais qu'il m'a démasquée et qu'il ne sert à rien de rester là. Un froissement de feuilles retent

des bruits de lutte, des coups sourds. Je ne bouge pas pour regarder car mon crâne me lance et, même appuyée sur un coude, ma tête tourne, mes pensées s'éparpillent. Je parviens tant bien que mal à me lever, et j'ai de la chance de ne pas m'effondrer sur place. Je ne peux empêcher le monde de vaciller. Tout est instable, pas seu

ue je sois au sol, le dos contre quelque chose de solide et de chaud. Je suis plus désorientée qu'avant, et le monde bascule encore une fois. Une hand couvre ma bouche, et un bras puissant s'enroule autour de

Ch

rner quand je les rouvrirai. J'ai la nausée, un mélange du choc au visage, de la perte de sang et d'une peur bleue. Nous restons ainsi pendant je

rd

in je me retrouve blottie contre lui, d'une proximité inco

, je chuchote. On

paule et le capot, avec moi nichée contre lui. Son bras frôle dangere

asse en se rasseyant. Tu t'en

notre capture, et la dernière chose que je veux, c'est être attrapée par un groupe d'hommes. Mais Nate a mon fusil et

me regarde. Ma tête est nichée au creux de son coude, son bras autour de mon cou dans une étreinte possessive et sa ma

rsaute à cause de la proximité, tandis que des éclats de verre se déversent sur moi, dans mes cheveux, sur mon visage. Je sens de petites piqûres

nde inspiration et

main revenant ensanglantée.

te et fera mon profit. Quand un autre bruit retentit - beaucoup plus proche cette fois - un bruit

évu, et il me ramène à lui avant même que je puisse briser son étreinte. Son bras forme

ntre mon oreille. Une promesse. Je ne peux pa

pouvait. C'est du six contre deux. Les proba

e que cette chance arrive plus tôt que prévu : un homme surgit juste à côté de nous, un club

nous. Il écrase violemment la gorge de l'homme, lui broyant la trachée. Comme il m'a l

rs les décombres. Plus je m'éloigne, plus il est difficile de rester accroupie, et mes genoux commencent à me faire mal. Mais a

us raisonnable, la plus sensée. Enfin, la plus sensée pour un esprit paniqué. J'abandonne tout

r l'autoroute, rien ne pénètre sous le couvert forestier. J'ai l'impression de courir les yeux fermés. Plus nous restons ici, plus l'obscuri

à nouveau. Je ne vais nulle part pour le moment. Le monde a enfin arrêté de tourner, et il ne reste plus qu'une douleur sourde

souviens du pauvre chiot. Le chiot ! Je dois lui donner un nom. Je ne peux pas continuer à l'appeler "le chiot"

a lumière ?

No

agite les cheveux p

la lumière

ement, ce qui m'

s en

uelque chose du genre, mais qu'il n'est pas prêt à la sortir. Quelqu'un

le distance sont-ils ? Glissant ma main à l'intérieur de ma veste, je cherche Chien. Je caresse sa fourrure des épaules jusqu'à la base de la queue et,

ce que

Ch

façon cachés par l'obscurité, car il n'y a ni lampes, ni allumettes, rien. Les hommes errent dans le noir à notre recherche ou à celle de leur ami, et ils n'ont rien d'autre que leurs armes. C'est complèteme

és. J'espère que c'est la première option et qu'ils nous pensent loin. Même si mes yeux s'habituent à l'obscurité, il est toujours difficile de voir les hommes. Les regard

à attendre, et que celui-ci passe à la fois vite et lentement. Nate bouge continuellement, comme s'il était agité. Cela me rend anxieuse et je ne désire rien de plus

dans sa tombe s'il me voyait sans mon pistolet. Et il adorerait encore plus

ue le suivre. Je sens son cœur battre contre mon dos, un rythme rapide mais r

ter ensemble, dit-

épaule. Mes os sont las et je me sens épuisée. Je veux d

re ? je demande enc

regard, les yeux larmoyants. Il sait où se trouve mon visage ; il aurait pu pointer la lampe ailleurs que dans mes yeux. Mais il maintient la lumière su

l avant d'éteindre

éblouie, il faudra un moment avant qu'ils n

s déc

'ign

e lever ? d

er chez moi l'envie de courir. Au fond, je pense qu'il sait que je ne peux pas m'échapper car il a vu l'

suis p

e de me relever. C'est plus facile de rester en bas quand mon corps veut sombrer dans l'inconscience. Se lever demande un

ais t'

ec ses bras autour de moi, assise entre

n quelconque, il est résolu à me faire rester avec lui. Je n'aide certainement pas. Tout cela pourrait facilement être interprété comme si j'avais besoin de lui, moi aussi. Il ne me fait toujours pas confiance - et je ne lui fais absolument pas confiance - mais je sais qu'il a l'impression d'avoir franchi quelque chose, une sorte de défense que je dois remettre en place. S'

re de lui, car chaque fois qu'il bouge, je retombe en arrière, incapable de rester droite. Puis, une fois qu'il s'est dégagé, il est tout aussi difficile et gênant de

le, je

vois Nate debout au-dessus de moi, ses traits engloutis par l'obscurité qui s'agite comm

rs que c'est le même type qui a essayé d

e du tronc de l'arbre ; ce petit mouvement m'é

e, je

gargouillis. Je prends

i la

lement. Mais c'est cette sensation de faiblesse qui m'inquiète le plus, ainsi que mon état d'épuisement ; c'est une fatigu

semble faire

e plus pour lui-même alors

s secondes où nous sommes tous les deux à mi-chemin entre la position assise et debout, il alterne ses mains, les déplaçant vers le haut jusqu'à saisir le haut de mes bras, et il tire encore, se redressant

Je peux dire avec quatre-vingt-dix-neuf pour cent de certitude que je perds connaissanc

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“Plusieurs années après que le monde a succombé à une souche mortelle de rougeole transformant les infectés en cannibales fous et décérébrés, Charlotte erre seule sur les routes secondaires, se contentant de survivre au jour le jour. Sa routine bascule lorsqu'elle croise le chemin de Nate et de sa fille, Emmi. Emmi n'est pas vaccinée contre la maladie et ne peut pas l'être ; le seul moyen de la protéger et de lui offrir un semblant d'avenir est de la conduire auprès de sa mère, dont elle est séparée, dans une zone de quarantaine à l'autre bout du pays. Charlotte ne veut rien avoir à faire avec Nate, ni avec cette petite fille qui ressemble étrangement à sa sœur décédée. Elle refuse de s'exposer à nouveau à la douleur de perdre des êtres chers si les choses venaient à mal tourner. Et le pire finit par arriver : Emmi est kidnappée, et Charlotte est la seule responsable. Poussée par ce seul sentiment d'obligation, Charlotte estime qu'il est de son devoir de retrouver Emmi pour réparer son erreur. En aidant Nate à poursuivre les ravisseurs de sa fille, Charlotte s'autorise, malgré elle, à ressentir à nouveau des émotions et à s'attacher à d'autres qu'elle-même. Mais alors que le temps presse, cette nouvelle famille de fortune pourrait bien finir comme la sienne : morte et anéantie, si Emmi venait à être exposée à cette maladie contre laquelle son père a tant lutté pour la protéger.”