une, les gars
eds glissent sur les feuilles fraîchement tombées, et plus d'une fois, je dois me rattraper à une branche pour ne pas tomber. Mais je ne m'arrête pas, m'enfonçant à travers les arbres c
dans mes oreilles. J'essaie de ne pas haleter comme quelqu'un à bout de souffle, mais c'est difficile quand on l'est réellement. Le bourdonnement du sang dans mes oreilles me rend sourde. Je suis trop terrifiée pour regarder de l'autre côté
non non non non. Je baisse les yeux. Le chiot s'agite dans ma veste, cherchant une ouverture pour prendre l'air. Je n'essaie même pas de mettre mon plan à exécution. Je sais qu'il m'a démasquée et qu'il ne sert à rien de rester là. Un froissement de feuilles retent
des bruits de lutte, des coups sourds. Je ne bouge pas pour regarder car mon crâne me lance et, même appuyée sur un coude, ma tête tourne, mes pensées s'éparpillent. Je parviens tant bien que mal à me lever, et j'ai de la chance de ne pas m'effondrer sur place. Je ne peux empêcher le monde de vaciller. Tout est instable, pas seu
ue je sois au sol, le dos contre quelque chose de solide et de chaud. Je suis plus désorientée qu'avant, et le monde bascule encore une fois. Une hand couvre ma bouche, et un bras puissant s'enroule autour de
Ch
rner quand je les rouvrirai. J'ai la nausée, un mélange du choc au visage, de la perte de sang et d'une peur bleue. Nous restons ainsi pendant je
rd
in je me retrouve blottie contre lui, d'une proximité inco
, je chuchote. On
paule et le capot, avec moi nichée contre lui. Son bras frôle dangere
asse en se rasseyant. Tu t'en
notre capture, et la dernière chose que je veux, c'est être attrapée par un groupe d'hommes. Mais Nate a mon fusil et
me regarde. Ma tête est nichée au creux de son coude, son bras autour de mon cou dans une étreinte possessive et sa ma
rsaute à cause de la proximité, tandis que des éclats de verre se déversent sur moi, dans mes cheveux, sur mon visage. Je sens de petites piqûres
nde inspiration et
main revenant ensanglantée.
te et fera mon profit. Quand un autre bruit retentit - beaucoup plus proche cette fois - un bruit
évu, et il me ramène à lui avant même que je puisse briser son étreinte. Son bras forme
ntre mon oreille. Une promesse. Je ne peux pa
pouvait. C'est du six contre deux. Les proba
e que cette chance arrive plus tôt que prévu : un homme surgit juste à côté de nous, un club
nous. Il écrase violemment la gorge de l'homme, lui broyant la trachée. Comme il m'a l
rs les décombres. Plus je m'éloigne, plus il est difficile de rester accroupie, et mes genoux commencent à me faire mal. Mais a
us raisonnable, la plus sensée. Enfin, la plus sensée pour un esprit paniqué. J'abandonne tout
r l'autoroute, rien ne pénètre sous le couvert forestier. J'ai l'impression de courir les yeux fermés. Plus nous restons ici, plus l'obscuri
à nouveau. Je ne vais nulle part pour le moment. Le monde a enfin arrêté de tourner, et il ne reste plus qu'une douleur sourde
souviens du pauvre chiot. Le chiot ! Je dois lui donner un nom. Je ne peux pas continuer à l'appeler "le chiot"
a lumière ?
No
agite les cheveux p
la lumière
ement, ce qui m'
s en
uelque chose du genre, mais qu'il n'est pas prêt à la sortir. Quelqu'un
le distance sont-ils ? Glissant ma main à l'intérieur de ma veste, je cherche Chien. Je caresse sa fourrure des épaules jusqu'à la base de la queue et,
ce que
Ch
façon cachés par l'obscurité, car il n'y a ni lampes, ni allumettes, rien. Les hommes errent dans le noir à notre recherche ou à celle de leur ami, et ils n'ont rien d'autre que leurs armes. C'est complèteme
és. J'espère que c'est la première option et qu'ils nous pensent loin. Même si mes yeux s'habituent à l'obscurité, il est toujours difficile de voir les hommes. Les regard
à attendre, et que celui-ci passe à la fois vite et lentement. Nate bouge continuellement, comme s'il était agité. Cela me rend anxieuse et je ne désire rien de plus
dans sa tombe s'il me voyait sans mon pistolet. Et il adorerait encore plus
ue le suivre. Je sens son cœur battre contre mon dos, un rythme rapide mais r
ter ensemble, dit-
épaule. Mes os sont las et je me sens épuisée. Je veux d
re ? je demande enc
regard, les yeux larmoyants. Il sait où se trouve mon visage ; il aurait pu pointer la lampe ailleurs que dans mes yeux. Mais il maintient la lumière su
l avant d'éteindre
éblouie, il faudra un moment avant qu'ils n
s déc
'ign
e lever ? d
er chez moi l'envie de courir. Au fond, je pense qu'il sait que je ne peux pas m'échapper car il a vu l'
suis p
e de me relever. C'est plus facile de rester en bas quand mon corps veut sombrer dans l'inconscience. Se lever demande un
ais t'
ec ses bras autour de moi, assise entre
n quelconque, il est résolu à me faire rester avec lui. Je n'aide certainement pas. Tout cela pourrait facilement être interprété comme si j'avais besoin de lui, moi aussi. Il ne me fait toujours pas confiance - et je ne lui fais absolument pas confiance - mais je sais qu'il a l'impression d'avoir franchi quelque chose, une sorte de défense que je dois remettre en place. S'
re de lui, car chaque fois qu'il bouge, je retombe en arrière, incapable de rester droite. Puis, une fois qu'il s'est dégagé, il est tout aussi difficile et gênant de
le, je
vois Nate debout au-dessus de moi, ses traits engloutis par l'obscurité qui s'agite comm
rs que c'est le même type qui a essayé d
e du tronc de l'arbre ; ce petit mouvement m'é
e, je
gargouillis. Je prends
i la
lement. Mais c'est cette sensation de faiblesse qui m'inquiète le plus, ainsi que mon état d'épuisement ; c'est une fatigu
semble faire
e plus pour lui-même alors
s secondes où nous sommes tous les deux à mi-chemin entre la position assise et debout, il alterne ses mains, les déplaçant vers le haut jusqu'à saisir le haut de mes bras, et il tire encore, se redressant
Je peux dire avec quatre-vingt-dix-neuf pour cent de certitude que je perds connaissanc
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