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Lucifer est mon patron

Lucifer est mon patron

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Chapitre 1 CHAPITRE 1

Nombre de mots : 1432    |    Mis à jour : 09/05/2026

MOURIR, CELUI Q

s Ar

es au soleil amélioreraient sûrement cela, mais ici, il n'y a pas de soleil. Mon nez est légèrement retroussé, mes yeux bleus semblent sombres, entourés de cernes magistrales, c'est un spectacle auquel je me

celui-ci détaille mon corps d'un regard sévère

eur Darrow, j'y

ux et file, sentant son regard a

61

es yeux, lèvres pincées, p

lème, Mo

ens

tre entre nous. Il s'avance, me dominant de sa haute taille. Je recule, mon cœur s'accél

que est m

égoût et ferme les yeux. Il passe sa main sous ma jupe et remonte le long de ma cuisse. Je n'ai rien mangé et, pourtant, un haut le cœur me prend. Cet homme doit a

pas de suite, me laissant le temps de filer dans le couloir adjacent. Je suis rapide, mais

rais dans le flux des autres et il ne pourra pas me rattraper. Mes pieds foulent le sol sans relâc

ves. Il attrape mon poignet, m'arrêtant dans ma course et me tirant en arrière. Je dégri

ite p

e et son regard

mes mains et me recroqueville sur le carrelage. Je n'entends rien, comme si j'étais soudainement coupée du monde extérieur. Je suis seule. Avec la douleur. La douleur int

me pas soulever mon bras, il me semble être enfermé dans une carapace inanimée. Les yeux à demi ouverts je n'arrive pas à percevoir clairement ce qui m'entoure, ma vision est floue. Un goût de sang envahit ma bo

t fermes roulés sous sa peau chaude. C'est un rêve. Je rêve, c'est certain, j'ai du recevoir un coup trop puissant et me voilà inconsciente à rêver d'un ange venu me sauver. Ou peut-être suis-je morte. Est-ce cela la mort ? Tout est calme, silencieux, réconfortant, nous faisant oublier la douleur et les problèmes, les chagrins et les rêves inatteignables. Mais je ne peux pas mourir, celui qui meurt oublie. Je ne veux pas oublier,

bent sur ses yeux aussi bleus que les miens, bleus agités et sombres, sous son nez droit se trouve des

se ma tête retomber en arrière. Tou

ge est

art du temps. Et je n'ai pas froid, pourtant la couverture qui me recouvre est légère. Je porte quelque chose de doux, de soyeux, clairement pas ma tunique de coton rugueuse, ce tissu s'apparente plus à de

inguer de longs rideaux retenus au pied du lit par des rubans. Le bois de celui-ci semble finement sculpté. Sur la droite, une fenêtre donne sur les plaines désertiques de l'enfer, il doit faire nuit, le ciel est noir, pas d'étoil

nds la porte s'ouvrir et se refermer. Quelqu'un avance, j'essaie de calmer ma respiration et reste immobile. Le lit ploie à côté de moi, que

rière mon oreille, je frissonne malgré moi. Le pouce de l'incon

nte. Si pur

glisser son pouce le long de ma mâchoi

pas. Tu n'as pas besoin d

vant même avoir ouvert les yeux. Mais j'obéis. J'ouv

gard

et mon regard plonge dans l

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Lucifer est mon patron
Lucifer est mon patron
“614. Le chiffre est gravé à l'encre noire sur le fin tissu de ma tunique. Un frisson me parcourt. Est-ce le froid qui sourd des murs de pierre, ou son regard qui glisse brièvement sur ma silhouette ? Je voudrais fuir cet endroit. Voir le monde. Sentir le vent courir sur ma peau, les rayons du soleil effleurer mon visage. Il me brûle. Son regard me brûle. Je refrène ma colère en m'acharnant sur la fenêtre que j'astique avec violence. Le verre est déjà impeccable - mais l'est-il jamais assez ? « Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure. » Les mots d'Aragon résonnent en moi. La poésie. C'est tout ce qu'il me reste. Tout ce qu'ils m'ont laissé. - 614, range-moi ces ailes. Son souffle est chaud contre la peau fragile de mon cou. Mes ongles s'enfoncent dans mes paumes. Je ferme les yeux et sens le poids quitter mon dos. Quand je rouvre les paupières, des plumes blanches tourbillonnent autour de moi - légères dans cette atmosphère pourtant si lourde. Je daigne enfin lui faire face et recule d'un pas. Son regard est puissant. Intense. Je croise les bras sur ma poitrine pour qu'il ne me voie pas trembler. Il avance. Un pas, puis un autre, comblant lentement la distance entre nous. Son pouce effleure ma joue - doucement, presque avec délicatesse. Du bout des doigts, il replace derrière mon oreille une mèche rebelle. Encore un pas. Mon cœur s'emballe. Ma rage déborde. Je m'écarte. - N'approchez pas. Satan sourit. - Vous êtes mienne, mademoiselle.”