lhouettes sans corps, des ombres qui murmurent dans un couloir que je ne vois pas. Je flotte entre elles, inc
étage ! gronde une voix masculine, jeune, suave,
bel
e ce
pleure à mon chevet c
e ta sorellona... ajoute la femme au parfum
llon
de s
le. Je n'ai pas de sœur. Je n'en ai jamais eu. Personne ne m'a jamais appelée ainsi. Pourtant, ces gen
plus grave, plus posé, avec
lement besoin de temps... qu'ell
elle n'en fait qu'à sa tête, qu'elle a pris le premier vol pour venir ici malgré les recommandations de son gra
t, presque violemment, comme si mo
fami
frè
sœ
pare
plus de
comm
qui supplie, qui espère, qui
comment rouler des gnocchis, ses mains fripées tachées de farine, son rire qui crépite comme l'huile chaude. Un homme qui me porte sur ses épaules pour décorer un s
euse dans ce
anière que je n'
atteo qui revient en courant quand je tombe et m'érafle le genou. Plus tard, une chambre, des larme
partiennent à qu
ette M
s'ils étaient à moi, comme si n
intillantes, les flashs. Je me vois - ou plutôt elle me voit - quitter la salle avec Angel, Erin, Kalia. Juliette m'admirait. Elle rêvait d'être cheffe
u'elle tente d'héler un taxi. Et la voiture qui surgit. Trop vite. Trop ciblée. Une
e t
gli
s rouges immobiles
lui vrill
ière e
le
te est
e je suis mor
Kaz qui sabre le champagne, les filles qui rient, puis la secousse, le trou béant dans la carrosserie
qui s'échappe déjà de mon corps, et son désespoir qui me traverse comme une onde brûlante. To
ennent d'être brisées au même instant, deux corps fauchés par la
propre corps, au-dessus de Béru qui me serre contre lui comme s'il pouvait me retenir par la force de son amour, mais une puissance invisible m'arrache à lui et m'entraîne
ue, celui de Juliette, entouré d'ambulanciers qui s'affairent avec une urgence fébrile pour tente
enne. Je sens leur détresse comme si elle me traversait, co
tter Béru pour glisser vers Juliette, vers son corps meurtri, vers sa vie interrompu
e mon histoire ne s'arrêterait pas là, que mon âme devait trouver refuge dans la
sible m'arrachait à ce qui reste de mon propre corps pour me projeter vers le sien. Ce n'est pas une chute, ni un vol, ni un glissement ; c'est un mouvement total, irrésistible, qui me traverse de part en part e
de ses os, comme si je glissais dans un vêtement trop étroit, trop neuf, trop différent du mien. Je sens sa mémoire, ses émotions, ses peurs, ses joies, comme si elles se déployaient autour de moi pour m'accueillir, pour m'envelopper, pour me rec
frôlent, nos sensations se mélangent, nos douleurs se répondent. C'est un choc, un éclair, une vérité qui s'impose sans que je puisse la contester : je sui
t à fonctionner sous ma peau. La lumière s'impose ensuite, brutale, tranchante, et je comprends que
op hautes. Mon propre corps me semble étranger, comme si mes nerfs n'étaien
se penchent au
ent, trop proch
'écrie Isabella, la vo
à. Mes mains bougent instinctivement, comme avant, comme quand j'étais Julia
s regards
compren
on se fait da
n'était p
emble sous
rait-il
mot. Puis un autre. La mamma de Juliette pleure de joie. Le papà m
famille italienne dans toute sa splendeur : bruyante, chaotique, vivante. Rien à
une pensée me
t-être voulu la
hose en moi se crispe. Je suffoque sous leurs attentions. Je ve
de me r
tend
t, suspendus
oin... d'u
lence
ur
ai
es regards. Inq
er qui? dema
e son nom. Pas enc
sais pas qui a voulu
je dét
torités... pour compren
étendent
s compl
de composer le numéro de mon mari, de lui hurler
un corps qui n'est pas le mien, entourée d'une famille qui m'aime d'un amour qui ne m
is devoir devenir celle qu'ils croient voir, au moins assez longtemps pour comprendre ce qui s'
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