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compacte qui m'enfonce dans le matelas comme si j'avais été précipitée
r une mer de goudron avant d'exister. Respirer me coûte, comme si chaque inspiration devait forcer un passage dans une cage tho
Elles restent closes, lourdes, comme scellées. Je reste enfermée dans l'obscurité, prisonnière d
ant sauter le bouchon de champagne, les filles qui applaudissent, Kazimir brandissant son trophée de la Fashion Week,
la se
c
i bascule s
filles, le crissement du métal, le bruit sourd de quelque chose qui se déchire. Une seconde, peut-être deux, et tout s'arrête. Le s
ccid
s'impose, simp
chlore, de plastique chauffé, de linge propre et de médicame
e tente de bouger un bras, de remonter la couverture, mais rien ne répond. Mes doigts restent inertes, mes muscles refusent d
re. Je suis paralysée. Ce mot, que j'ai entendu tant de fois dans la bouche de médecins parlant d'autres
un léger claquement, puis une main douce ajuste mes oreillers et remonte la
la rosée du matin dans les collines où il a grandi. La personne qui se tient près
tellina mia, murmure une voix d
ile. Mais cette femme n'est pas ma mère. Sa voix n'a pas le même timbre, pas la même musique. Je ne la connais pas, et pourtant elle me
endre cachait souvent une lame, une menace, une manipulation. Ici, il n'y a pas de menac
i est-e
t les
, comme toujours, avec deux véhicules, deux équipes, deux niveaux de protection. Est-ce qu'
lui est arrivé
frapper contre les parois de cette prison de chair. Le moniteur à côté de moi s'emballe, ses bips se rapprochent, plus rapi
'entends-tu ? Répon
Ma voix s'est éteinte il y a des années, emportée par un traumatisme que je n'ai jamais vraiment surmon
es yeux, agressante, mais rassurante à la fois : au moins, ils cherchent des signes de vie. Le médecin parle en italien, d'une voix posée, de réactions
crispent sur ma main, mais elle ne lâche pas. Elle reste là, anc
repense à ma propre famille : ce qu'il en reste, ce qu'elle n'est plus. Du côté de mon père, presque tous ont été exterminés par un rival. Il ne reste que Zia et quelques cousins à Vérone, qui ne m'ont jamais p
rait me voir, même à
i sont c
n puisse soupirer sans bouger. Et Béru... Amelia... où sont-ils ? Il devrait être là. Il est toujours là. Il comprend to
n italien, des mots que je comprends mais qui ne m'ont jamais été adressés ainsi. Sa voix me berce malgr
llent, des murmures en italien, mais avec un accent cassé, britannique. Des pas résonnent dans le couloir, des talons ha
ille-toi... allez..
jamais parlé avec autant d'amour, avec autant de chaleur, pas dans ma vie d'avant, pas avant Béru, pas avant
uis dans un hôpital italien, entourée de gens qui m'aiment comme si j'étais leur fille, leur s
vertige, une peur qui n'est pas la mienne, une douleur qui ne m'appartient pas. Je me sens projetée, ma tête frap
s ne sont pa
s. Ou plutôt, je les sens c
hose m'échappe. Quelque chose d'immense, qui
irai enfin les yeux, lorsque mes paupières se soulèver
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o
vocabulair
e grand-tant
rents. Nonnino et Nonnina en sont
rand frère, et Sor', forme courte de sorellina pou
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