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re trop tôt, arrachant mon corps à un sommeil déjà fragile. Chaque muscle protestait, chaque os semblait alourdi par une fatigue tenace, et pendant quelques secondes j'ai simplement fixé le plafond,
ais de mes états d'âme. Elle avançait, indif
tude répétée trop de fois pour encore demander de l'attention. Une nouvelle journée de travail m'attendait, identique aux autres en apparence, et pourtant je sentais déjà cette pesanteur particulière qui accompagne les jours sans éclat. Mon poste de secré
et le va-et-vient constant donnait à l'ensemble une agitation mécanique, presque automatique. Tout semblait fonctionner sans âme, comme une grande machine parfaitement hu
la hâte. J'ai poussé un léger soupir avant d'allumer l'ordinateur, le bruit familier du démarrage résonnant dans le silence relatif de mon coin. Puis j'ai commencé à ranger, à trier, à remettr
que chose d'indéterminé mais suffisamment présent pour me rendre nerveuse sans raison évidente. Je ressentais cette impression étrange que quelque chose allait
, presque impersonnelle. Elle m'invitait à me rendre immédiatement en salle de réunion. Ces mots, prononcés sans émotion particulière, ont suffi à faire naître un nœud douloureux dans mon estoma
er une contenance, j'ai attrapé une tasse de café posée dans la petite cuisine du personnel. La chaleur du liquide m'a brièvement rassurée lorsque mes doigts ont entour
d'anticiper ce qui m'attendait derrière cette porte close. Était-ce une remarque sur mon travail ? Une nouvelle tâche urgente et ingrate ? Un reproche dé
e une seconde. Une hésitation presque instinctive m'a traversée, comm
ais vu auparavant, visiblement avocat, avec une posture rigide et un regard professionnellement fermé. Et puis il y avait mon patron, présent lui aussi, le visage dur, fermé, presque impassible. Mais ce qui m'a frappée le plus violemme
né la chaise
lle dit d'une voix volontairement douce, mais do
un frisson froid et désagréable. Le silence qui suivit mon installation était presque insupportable. Il ne s'agissait pas d'un simp
ur battait avec une force irrégulière, et chaque battement semblait résonner dans ma tête. Mes yeux
parler, comme si elle cherchait la manière la plus
lme mais sérieuse, savez-vous pourquoi nous v
avais su, je n'aurais jamais mis les pieds dans cette pièce. Mais quelque chose dans leur attitude, dans la rigidité de
ndu en essayant de garder une voix stable, même si à l'
l'avocat avant de revenir sur moi. Elle a inspiré profondément, comme si le
sée de harcèlement », dé
avec une violence silencieuse, comm
nait dans mon esprit sans parvenir à s'y accrocher. Harcèlement. Ce terme, brutal, incon
est bloquée une f
ix déjà fissurée par l'émotion. « Ce n'e
ujours empreinte de ce mélange de gêne et de tristesse contrôlée. Elle semblait el
-elle doucement. « La personne affirme que vous avez fait des
uation, la moindre interaction qui pourrait justifier une telle accusation. Mais rien. Absolument rien. Je n'avai
incompré
par dire, ma voix se brisant malg
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