“Mon mari, Adrien de Martel, ne me touche que lorsqu'il est trop ivre pour se souvenir qu'il me déteste au plus haut point. Depuis trois ans, il me tient pour responsable de la mort de son grand amour, Éléonore. Hier, il a ramené à la maison une femme qui a eu recours à la chirurgie esthétique pour lui ressembler trait pour trait. Puis, mes propres enfants, des jumeaux, se sont plantés devant moi et m'ont ordonné de partir. « Papa a ramené notre nouvelle maman », ont-ils dit. « Tu dois partir maintenant. » Cette femme, ma sœur adoptive Gigi, s'est ensuite délibérément entaillé la jambe avec un couteau et m'a accusée. Quand Adrien l'a vue saigner, il n'a pas hésité. Il m'a projetée violemment au sol. Plus tard, sa sœur Isabelle m'a giflée, ses yeux brûlant d'une haine féroce. « C'est moi qui ai dit à tout le monde que tu avais tué Éléonore », a-t-elle sifflé. « Et je continuerai de le dire. » Mes enfants, mon mari, ma belle-famille... ils ont tous choisi la femme qui portait le visage d'une morte plutôt que moi. L'amour auquel je m'étais si longtemps accrochée s'était finalement éteint. Cette nuit-là, il m'a coincée dans ma chambre, a arraché ma robe et m'a traitée de souillée. Il pensait que j'allais m'effondrer. Au lieu de ça, je suis retournée dans le salon, j'ai ramassé les papiers du divorce que j'avais déjà préparés, et je les lui ai jetés en plein visage.”