Le Pacte Du Diable
o
revoyais le visage glacé de Théo Santoro. L'aube filtrait à travers les
de la faim, mais je n'y prêtai aucune attention. Mo
lisser sur ma peau, un rappel de son contrôle. Je ne la portais pas par soumission, mais par stratégie. Je devais paraître calme, posée, avant de lui arracher la tête.
e ». Je voyais l'héritière involontaire d'une vieille de
l'heure précise. Son regard ne trahissait rien, mais so
et métal qui donnait le vertige. Nous arrivâmes enfin devant une
ur Palerme, qui s'étalait sous nos pieds. J'étais à des kilomètres au-dessus du monde que je connaissais. L'espace même était conçu p
n document, son expression concentrée, la mâchoire serrée. Il portait un costume som
nie. C'était la première manœuvre de son jeu de pouvoir. Je refusai de rompre le
amusée, analytique - passa sur ses traits. Je cherchai le moindre signe de la gifle, mais sa peau
calme, sans le moindre haussement de ton
chaise rembourré
ntenant, où
mouvement subt
nce pas une négociation par des questions
bina. Une ironie mordante, un rappel
ailler pour rembourser. Mais vous ne m'avez pas capturée pour de l'argent. V
.
éléphone sur
faim. » Il me lança un regard perçant. « Je
mon âme intacte. Je ne pouvais rien faire
opriété, » murmurai-je av
ixer, un mince sourire
, Bambina.
.
bon. Je lui avais tenu tête. Et, paradoxalement, je n'étais pas morte. Mon cœu
de verre. J'essayais d'analyser chaque mot, chaque micro-expression de Théo. Il n'avait pas crié. Il n'avait pas menacé physiquement. Il av
réduisait à une poupée, à une enfant. Mais une chose était claire : il ne m'avait pas relâchée. Il m'avait
m de Théo, le souvenir de sa proximité dans le bureau. Sa main... Sa main si près de mon cou, si légère, mais si lourde de menace. C'était la première fois qu'il m'avait app
en train de me laisser submerger, e
d'eau fraîche. Je bus avidement. Il m'avait rappelé ma faim, mon besoin. J'avais peut-être gagné la
lourde table de chevet pour voir si elle cachait quelque chose, je tapotais les murs. Les fenêtre
me chargée de l'entretien, pour ranger la chambre et m'apporter une nouvell
tre. « Vous pouvez vous promener dans les jardins de l'aile Est. Pas plus
it un smartp
ien. Vous ne l'utiliserez qu'en cas d'
ait même mes communications. J
mandai-je, incapable d
é, » répondit Maria, tournant les tal
en direct avec mon ravisseur. Mon cœur d'enn
be), et le contact (le téléphone). Mais chaque cadeau était une chaîne.
lait jouer docilement le rôle de la