“Ma grossesse était un miracle à haut risque après des années de FIV ratées. Mon mari, Adrien, semblait être le partenaire parfait, traversant Lyon chaque soir pour le chou kale bio dont j'avais une envie folle. Mais j'ai vite découvert que ses « courses » nocturnes n'étaient qu'une couverture pour rendre visite à la sœur de son meilleur ami décédé, Camille. L'ultime trahison est survenue lorsque j'ai commencé le travail prématurément. Alors que je luttais pour la vie de notre enfant, Camille l'a appelé en menaçant de se suicider. Il m'a regardée, puis a regardé son téléphone, et a quitté la salle d'accouchement pour la sauver. J'ai accouché seule. Notre fils est né sans vie. Adrien est revenu des heures plus tard, non pas avec du chagrin, mais avec une excuse. « On pourra avoir un autre bébé », a-t-il dit, comme s'il remplaçait un jouet cassé. Il a ensuite annoncé que Camille, sa fragile maîtresse, emménagerait chez nous alors que j'étais encore à l'hôpital. Il croyait sincèrement qu'il pouvait tout avoir : sa femme en deuil et sa maîtresse qui l'attendait à la maison. Mais en regardant l'homme qui l'avait choisie elle plutôt que notre enfant mourant, l'amour que j'avais pour lui s'est éteint sur-le-champ. J'avais un nouveau plan.”