Choisie pour régner
e reconnais à son silence. Les lumières de l'agence que je viens de quitter s'effacent encore derrière m
fectifs à la fois, mais qui ne masque pas la vérité des individus qui y prospèrent : ceux qui piochent, rompent, s'emparent et s'étonnent ensuite d'être pointés d
n'avais jamais été l'héroïne de mon prop
s où une vérité plus pure, plus crue, me lacère : ce métal même qui sert de squelette à ma nouv
illé sa commande avec la familiarité de ceux qui croient que le monde doit leur sourire parce qu'ils ont payé pour ça. « Sans cornichons, avec un supplément de ketchup, et surtout, sans prétention », avait-il lancé avec cet
Je vous apporte ça immédiatement. » Mais mes politesses ont un goût de pierre, pas de mie
dans les chaînes de restauration rapide poisseuses, et même accepter quelques missions douteuses dans un salon de massages sordide en périphérie, où les murs en savent plus long que les silho
e a reconnu la fraude, m'a restitué mon innocence légale mais pas la moindre provision émotionnelle - et certainement pas le
plateau trop vite, chaque muscle protestant dans un vieux dialecte de douleur lombaire. Mais ma précipitation n'est rien comparée à la
lence de la salle ne dure qu'une microseconde avant l'explosion des conséquences : cris, menaces, agitation moleculaire de la panique sociale. L'homme bondit comme si
ots alignés dans un calme factice, tonalité neutre tenant mieux que mes genoux. Inutile : il s'en e
its et des bons cadeaux comme si une indemnité pouvait réparer un empire de fourberie conjugale en moins de cinq minut
me un masque de carnaval qui n'aurait jamais appris la compassion ou même la logique : « Tu es un poids ambulant. Tu passes ton temp
vice, pas comme un cri : « Je vous en prie... C'était
'épingle me mord la peau avec un cynisme presque pédagogique : « Ramasse tes
s perdre cet emploi. Pas maintenant. Pas enceinte. Pas sans filet bancaire. Pas après avoir d
p inutile pour être facturé. Josh me tend une enveloppe fripée comme un dernier salaire, pas comme u
nt. Et maintenant, dégage avant que
une porte du couloir ne s'ouvre sur une solution économique. Je pars, la vue brouillée comme un objectif photo mal calibré, le corps oscillant mais l'âme étrangemen
entiel d'un drame social qui ne devrait jamais être écrit de cette façon. Et
n ventre rond mais encore possible à nier. « Doucement... Ça va aller... » Je parle à l'enfant, pas au monde. « Ma
que je ressemble à ce que je suis : une jeune femme de 21 ans ter
'emparer, dépouiller ce qui n'est pas défendu par une lumière suffisante. « Alors, alors... Qu'avons-nous ici ? » souffle une voix grave, lente, avec des inflexions d
ruelle : « Laisse-moi deviner : ton amoure
coups elle se prostitue. Pas vrai qu
t le tremblement dans ma voix : « Ne me touchez pas. La
ui n'ont jamais appris à s'ex
e masse, une vitesse qui précède l'impact sonore. Puis le craquement d'un os contre la brique. Les grognements cessent. Les v
e ses chevilles. Des cheveux sombres encadrent un visage sculpté dans une colère terrifiante, et pourtant étrangement symphonique : anguleux, net, presque beau si la fureur n'en était pas
riss
reur. Incertit
giat, mais absolument auth
s ans, je murmure la seule question
-tu d