“Pour notre cinquième anniversaire, mon mari m'a offert des lys, les fleurs préférées de sa maîtresse, alors que j'y suis allergique. Le soir même, il a remis le prestigieux Prix du Parfum d'Or à cette femme, la félicitant pour une formule révolutionnaire que j'avais mis deux ans à créer. C'est en découvrant la gravure « À mon unique amour, Doriane » au dos de sa montre que j'ai compris que ma vie n'était qu'une vaste mascarade. Pendant cinq ans, j'ai accepté d'être l'ombre derrière le succès de la Maison Sansoucy. Mais sur scène, Doriane s'appropriait mon travail, enceinte de l'homme qui prétendait ne pas vouloir d'enfants avec moi. Lorsque j'ai tenté de confronter Gwendal, il m'a repoussée avec dégoût pour courir au chevet de sa « muse » qui simulait un malaise. Il m'a laissée seule sur un yacht, en pleine tempête, éteignant son téléphone pour ne pas être dérangé par mes appels à l'aide. Il pensait revenir vers une épouse docile et brisée. Il ne savait pas que j'avais programmé la diffusion publique de toutes les preuves du plagiat et de leur trahison. Quand l'aube s'est levée sur le bateau vide et fracassé, Aveline n'existait plus. Il ne restait que les ruines de sa réputation et ma liberté retrouvée.”