La voiture rose de la trahison
Gabriel
-il, la voix épaisse d'une fausse émotion. « Dix ans. Nous avons bâti cet empire
s et d'amour inébranlable. Il faisait sonner cela comme un conte d
en vidant son verre. « Seulement de bons
tite gorgée. Ses mots ne signifiaient rien. Il n'y a
passé », dis-je, ma voix plat
comme de la pique. « Tu as raison, tu as raison. » Il
repoussai mon assiette. Mon appét
manda-t-il, l'inquiétude gravée sur son
sur les lèvres. « Damien, ne te lasses-tu jamais
uppose ? Pourquoi ? On peut
urmure. « Si tu te lasses, tu la remp
offensé. « Gabrielle, qu'est-ce qui te p
la nappe. Il le saisit, jetant un coup d'œil à
ing. L'écran s'illuminait du visage souriant de Karine,
Qui est-ce ? » demandai-je,
u aies besoin de t'inquiéter. » Il avait l'air désespéré. « En fait, je viens de me souvenir, je dois
i par la fenêtre alors qu'il payait le chauffeur, puis tourna les ta
st vraiment quelque chose ! Il a construit cette incroyable vo
intérieurement. Tout n
au chauffeur, ma voi
yeux, surpris. « Hein
siens dans le rétroviseur. « Mon mari. Je veux
, obtempéra rapidement. Il suivit le taxi de
Il en sortit pratiquement en bondissant, se précipitant à l'intérieur. Une
ascenseur sembla interminable. Quand il s'ouvrit enfin avec un ding, une vague de son me frappa. Pas les tons
nrent plus forts. Obscènes. Incontestables. La voix de Karine, c
bsolu. Mon estomac se contracta. Il faisait ça. Ici. Dans son bureau. Le jour de mo
ge. Une bulle fragile, maintenant éclatée. J'avais toujours cru en notre amour, notre avenir. Mai
e j'aimais. L'homme à qui j'avais consacré ma vie. C'était un étranger.
mme que j'avais épousé, la vie que j'avais construite