La fille qu'il appelait son coup d'essai
vue de Ki
tion défiante avait été grisant, mais maintenant, seule dans le calme de ma chambre, le poids de tout cela retombait. Mon lit, encore chaud de la présence fugace de Félix, r
ais versée en lui. C'était trop, une cacophonie de douleur et de regret. Arrête, Kiera. Arrête de penser. J'ai serré les yeux, me balançant doucement, désespérée
t de Bella. Je me suis débattue, marmonnant des protestations incohérentes, jusqu'à ce qu'une secousse brutale me réveille. Mes yeux se son
à. Bien sûr qu'i
offre de paix silencieuse. C'était sa façon de s'assurer que je ne resterais pas fâchée, que je l'attendrais, prête à pardonner, le lendemain matin. C'était une habitude, un rituel, une laisse. Et maintenant, elle était br
ne pousse fragile mais grandissante d'amour-propre, me retenait. Qu'est-ce que je dirais ? "Je sais que tu penses que je suis juste un entraînement" ? Qu'est-ce qu'il dirait ? Nier ? En rire ? C
administrative pour l'école de Paris. J'ai ricané, un son amer et sans humour. Paris. Mon "r
ntrée polie. Elle a explosé. Mon cœur a bondi dans ma gorge, un cri s'y bloquant. Félix se tenait dans l'encadrement
out, ma maison d'enfance juste à côté de la leur. Il avait toujours eu la clé, un droit de passage tacite. Il l'avait toujours. Il n'a même pas pris la peine de fermer la porte
penchant, son visage trop proche. - Nuit
, puis repoussant une mèche rebelle derrière mon oreille. Le
rusquement. - Arrête, dis-je,
rissons de plaisir. Maintenant, cela me nouait juste l'estomac. Il a tendu la main vers moi à nouveau, sa main tombant sur ma cuisse nue, son pouce dessinant d
- Félix. Stop. Ma voix était toujours plate,
qui t'arrive ? De mauvais poil ce matin ? Je ne t'ai pas assez donné hier soi
n d'une réaction. Mon silence semblait l'irriter plus que n'importe quel écl
eau tôt. C'est important. On parle de l'affaire Ramsey, après tout. Il a dit
mes yeux fixés sur un poin
Toi, tu es... tu es Kiera. C'est différent. C'est réel. Sa voix était teinte d'un ton condescendant, comme si j'étais une enfant qu'i
lien résonnaient dans ma tête, me marquant comme un "entraînement". L'arrogance pure, l'audace de la chose,
, sa voix plus tranchante maintenant,
de mes illusions brisées. Il a suivi, ses pas lourds sur le bois poli. J'ai remarqué, avec une sorte d'observation détachée, que sa patience pour mes
es favoris pour le petit-déjeuner, dit-il, sa voix tentant un ton conciliant, mais toujours bordée
ature et du granola. Mon appétit avait dis
rissant. - Un yaourt ? Sérieusement
évitant soigneusement son regard. - Je
, renversant un désordre brillant et collant sur le marbre blanc immaculé. - C'est quoi ton probl
se de quoi, Félix ? ai-je répliqué, rencontrant enfin son regard furieu
ours" ? Il a ricané, regardant ailleurs, puis revenant vers moi. Ne sois pas ridicule. Tu es ma meilleure amie, Kiera. Tu es com
e qu'il utilisait pour mettre commodément de la distance, pour nier l'intimité que nous avions partagée, pour invalider mes
e larme s'est échappée, traçant un chemin sur ma joue. Je n'avais pas voul
eures ? Il semblait sincèrement surpris, presque confus. Il a fait un pas vers moi, tendant une main hésitante. Hé, allez. N
e. Il a baissé les yeux, ses yeux s'écarquillant légèrement. Il a marmonné une excuse rapide, sortant son
'il venait de diriger contre moi. Ouais, je viens de me réveiller. Je prends juste... euh... un café. Je suis là dans vingt minutes. I
uait ses mots doux à Bella. La lourde porte d'entrée a claqué, me laissant debout seule dans la cuisine s
arrêtées, ont recommencé à