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Mariée à l'ombre d'un monstre

Mariée à l'ombre d'un monstre

Auteur: Gavin
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Chapitre 1 

Nombre de mots : 2937    |    Mis à jour : 28/11/2025

dix ans, j'ai été l'architecte silencieuse de son empire, l'épouse parfaite qui gérait sa vie pour qu'il puisse

turait. C'était la sienne. Des milliers de photos explicites d'un mannequin nommé Dahlia,

il m'a traitée d'hystér

de sa galerie. Dahlia m'a fait droguer et agresser pe

tait dans la pièce d'à côté

ent trahie. Il m'a a

que j'avais épousé était un monstre. Et je n'allais pas

pit

lier que les battements de mon propre cœur. Il souriait, ce sourire parfait et étudié, et la foule rugissait. Je le regardais depuis mon siège, épouse fière, partenaire cachée

te. C'était une dissonance que j'avais appris à ignorer, un minuscule grésillement dans la symphonie autrement harmonieuse de notr

se », a-t-il commencé, sa voix baissant jusqu'à un murmure théâtral qui portait pourtant jusqu'au moindre recoin de la pièce, « ma magnifique épouse, Élise. Tu es ma plus gr

ose la plus romantique du monde. Comme un vœu, une promesse sacrée. J'ai forcé un sourire, mes joues me faisaient mal. Mon cœur, cependant, a senti une min

d'adoration publique et de distance privée. J'avais prévu une soirée tranquille, juste nous deux. J'avais même

sse de café. Le soleil inondait notre cuisine impeccable, soulignant les grains

son téléphone. « Oui, mon amo

rrais peut-être me photographier. Juste pour nous. Comme tu le dis toujours, "garde

nses, étaient voilés par quelque chose que je n'arrivais pas à défi

lange pas le travail et le plaisir. Mon art, c'est mon art.

.. hier soir, tu as dit que j'étais ta m

blic. Tu sais comment ça marche. » Il a bu une gorgée de café, évitant mon regard. « D'ailleurs, je trava

t lourde. « Des projets personnels ? C'est ce que serait

les nerfs. « Écoute, j'ai une réunion. N'en faisons pas toute une histoi

raqué alors qu'il le prenait sur le comptoir. Il était déjà à

e dit, ma voix à peine un murmur

pointe d'agacement distincte. « Je ne te photographie pas. Je ne l'ai jamais fait. C'est notre truc. » Il

m'étais laissée espérer, bêtement. J'avais cru à ses déclarations publiques, à ses m

poitrine. *Il ne me photographie jamais. C'est notre truc.* Ses mots résonnaient, creux

par un ami des années auparavant. Étienne l'avait toujours admirée, avait toujours

œur de Paris. Un espace qu'il louait, soi-disant pour des projets expérimentaux trop bruts pour son studio principal. Il en parlait rare

n'était p

s clés dans le tiroir de son bureau, caché sous une pile de vieilles factures. C'était presque trop facile. Mes mai

un clic silencieux résonnant dans le couloir vide. Le studio à l'intérieur était plus sombre, plus poussiéreux que je

ait déplacé, presque comme un meuble destiné à être caché à la vue de tous. Mes doigts ont effleuré

ouvaient des dizaines d'albums photo. Pas seulement des albums, mais des livres épais, r

dos embossé d'un se

a gloire avait mystérieusement coïncidé avec les travaux récents d'Étienne, plus sombres, plus auda

ahlia. Des poses qui repoussaient les limites. Des expressions à la fois vulnérables et provocantes. Ce n'était pas de l'art professionnel. C'était une obsession. Chaque page tournée était une nouvelle blessure, une nouvelle vague de

es à mon sujet. Il prétendait garder ma beauté pour lui, mais il cataloguait méticuleusement ch

u visage de Dahlia, les yeux mi-clos, un sourire narquois sur les lèvres. Et dans le co

r de notre anniversaire. Le matin même où il avait froidement refusé de me photographier, prétex

hoc. Ce n'était pas seulement une trahison. C'était un mensonge méticuleusement élab

derrière moi. « Élise ? Qu

semblait à de la peur. Il se tenait dans l'encadrement de la porte, la

élangeais pas le travail et le plaisir, Étienne », ai-je dit, ma voix étonnamment calme, un ton plat et monotone que je reconnaissais à peine comme le mi

est pas ce que tu crois. C'est... de l'art. Expérimental. Rien de pl

ne panique désespérée dans leur profondeur. « De l'art ? », ai-je répété, un rire amer s'échappant de ma gorge. « C'est de l'art, ça, É

ement pour l'exploration artistique. Tu sais que je repousse toujours les limites. » Il a commencé à s'approcher de moi,

s trop occupé pour moi, trop occupé pour nous ? Tu étais ici, avec elle, à créer ça ? » Mon regard a balayé la pièce, absorbant les preuv

es. Nous explorons. Nous créons. Toi, plus que quiconque, devrais comprendre ça. » Son ton a changé, devenant condescendant, méprisant. La

rfait inconnu. « Tu étais sur scène hier soir, Étienne, à dire au monde que j'étais ta muse, que tu gardais ma beauté pour toi. Et pendant tout ce temps, tu avais cette co

suis prêt à repousser les limites artistiques ? Tu es irrationnelle. Tu es jalouse. C'est exacteme

irect de ta tromperie délibérée, Étienne. De tes mensonges. De ta trahison. » Les

. *Tu es trop sensible, Élise. Tu imagines des choses. C'est juste un texto amical. Tu sais comment sont les mannequins, toujours à s'ac

s années, flottait lourdement dans l'air. C'était un appel désespéré, un test final. « Ou es

ste de l'agacement d'avoir été pris ? « Bien sûr que je t'aime, Élise », a-t-il dit, trop vite, tro

la table, à côté de son sac d'appareil photo. Ses yeux ont filé vers lui, puis vers m

apé le téléphone. « Je... je dois prendre c

voix rauque. « Tu vas la rejoindr

nion de travail, Élise. Tu n'es pas raisonnable. » Il s'est tourné, déjà à moitié

ve désespérée. Il a fait une pause, la main sur

dressé, a poussé la porte et est sorti. Le clic de la serrure a résonné dans le s

Mon téléphone a vibré dans ma poche. Un texto d'Hugo, mon ami d'enfance, me rappelant qu'il avait réservé une table dans notre

écran. Mon anniversaire était demain. J'ai tapé un

n mensonge. Et j'en ai fini. Ne prends pas la peine

ain, je tournerais enfin la page sur ce chapitre de ma vie. Une nouvelle page,

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