“Mon mariage de huit ans a pris fin à cause d'une photo de mon mari, Adrien, avec sa jeune collaboratrice, Candice. Il l'appelait sa #MaFemmeAuBoulot. Le soir même, il m'a accidentellement ébouillanté le bras avec de la soupe. Au lieu de m'emmener à l'hôpital, il m'a abandonnée sur le bord de la route pour aller réconforter Candice qui avait mal à la tête. Sa cruauté a fait remonter un souvenir enfoui : la nuit où sa négligence a provoqué ma fausse couche, une perte qu'il a déformée pour m'en faire porter toute la responsabilité. Le coup de grâce est arrivé quand je l'ai vu : un tatouage identique sur le poignet de Candice, le même qu'Adrien portait sur son cœur. Ce n'était pas juste une liaison ; j'étais en train d'être remplacée. Il a supplié, pleuré, et s'est même arraché le tatouage de la poitrine dans une démonstration sanglante de désespoir. Il a juré qu'il m'aimait et ne pouvait pas vivre sans moi. Alors, quand l'hôpital a appelé pour dire qu'il avait eu un grave accident de voiture et qu'il luttait pour sa vie, j'ai écouté calmement. « Je suis désolée, » ai-je dit, ma voix parfaitement claire. « Vous avez fait un faux numéro. »”