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Son empire s'écroule, son amour s'envole

Chapitre 5 

Nombre de mots : 693    |    Mis à jour : 05/08/2025

avers la foule comme un fantôme, le bruit et l'énergie de la ville un bourdonnement l

x urgences, mes yeux c

sympathie et d'urgence. « Madame Lambert, nous allions

faiblement contre les contentions du lit. Sa respiration était superficielle, un lége

itant à ses côtés. J'ai attrapé s

à. Je ne vais nulle part. » J'ai ca

tête, et ses yeux, ces beaux yeux lointains, se sont fixés sur mon visage

ssance. Un moment de

s, le

man.

n mot qu'il n'avait jamais dit auparavant. Un s

chaudes et rapides. « Oui, mon bébé

un espoir impossible. Peut-être que c'était u

à François-Xavier. Il devait entendre ça. Ça c

e et encore. Finalement, sa

n'est pas le

loté dans le téléphone. « Léo a dit 'Maman'

endant une seconde, j'ai cru entendre une fissure dan

il a p

n de l'opération. Je ferai n'importe quoi. Je dirai que c'est moi qui

s, sans honte,

en arrière-plan. Inès. So

gorge. Le moment d'humanité, s'il

-il, sa voix sèche et distante. « Je do

e. Un autr

entendre plus. J'ai raccr

mon fils. Ses yeux étaie

chuchoté à nouveau

n effort monumenta

. Le bip frénétique du moniteur cardiaque à côté de son lit s'est transformé en

n, non, non, Léo. Mon bébé,

ement, puis plus fo

le côté. Ils ont travaillé sur lui, criant des termes médicaux que j

ait p

s était

ers. Et son père avait choisi une confére

eulement devenu sile

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Son empire s'écroule, son amour s'envole
Son empire s'écroule, son amour s'envole
“Le cri de panique de mon fils Léo a déchiré les murs de notre appartement de Montreuil. Il convulsait, il devenait tout bleu, son petit corps raidi. J'ai tout lâché, je l'ai attrapé et j'ai foncé vers l'hôpital, pour m'entendre dire que l'ambulance la plus proche était à vingt minutes. Mon seul espoir était ma vieille berline qui avait dix ans et un moteur toussotant, une relique humiliante de notre vie d'avant, celle où mon mari, François-Xavier Dubois, le magnat de l'immobilier, n'avait pas encore déclaré faillite. Mais la circulation était un cauchemar, et une déviation m'a recrachée en plein cœur des Champs-Élysées, où des billets de cent euros tombaient du ciel. Et il était là, François-Xavier Dubois, sur une scène installée sur un toit-terrasse, les bras écartés tel un roi, à côté d'une jeune, belle et très enceinte Inès Garcia, son arriviste et impitoyable agente immobilière. Mon mari « en faillite » faisait littéralement pleuvoir l'argent, orchestrant un coup de pub obscène. Je l'ai appelé, désespérée. « François-Xavier, c'est Léo ! Il est malade, il n'arrive plus à respirer. Je suis coincée. J'ai besoin de toi. » Il m'a rembarrée, prétendant être planqué dans un motel miteux en grande banlieue pour échapper à ses créanciers, puis il a raccroché, se tournant pour embrasser tendrement sa maîtresse. Il ne nous aimait pas. Il se tenait sur un toit avec sa maîtresse enceinte, jetant par les fenêtres plus d'argent que je n'en avais vu en un an, pendant que notre fils luttait pour chaque bouffée d'air. La rage et la trahison me brûlaient l'estomac. Comment pouvait-il mentir si effrontément, si monstrueusement, alors que notre fils était en train de mourir ? Comment pouvait-il choisir un spectacle public et une nouvelle famille au détriment de son propre enfant ? Un barrage a cédé en moi. L'amour, la confiance, les années que j'avais consacrées à cet homme, tout avait disparu. Il avait fait son choix. Maintenant, c'était à moi de sauver notre fils. Seule.”
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