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L'Amour Blessé, Vengeance de la Reine

Chapitre 1 

Nombre de mots : 545    |    Mis à jour : 05/07/2025

illa en Provence, je pensais trouver la paix, loin du tumulte du monde de la mode, loin du vide laissé par mon mari, Marc. Je n'avais gardé que le strict nécessaire, vi

uilles des oliviers, projetant des ombres dansantes sur

un

Ne le laissez

t venait de mon jardin. C'était la voix d'

n menteur ! Il mérite

mon jardinier, Jean, répo

n'ai rien fait ! Je ne sais

e. L'idée même qu'il puisse être un voleur était absurde. La c

r Chloé ! Léo m'adore, il croira tout ce que

l m'en avait parlé avec des étoiles dans les yeux, la décrivant comme un talent brut, une bea

se produire sous mes yeux. Je devais intervenir. Je lissai ma robe simple, une tenue de tous les jours qui

lieu de la pelouse, entourée de deux gardes du corps imposants et de quelques autres mannequins qui la regardai

i ? » demandai-je d'un

eds, un mépris évident dans ses yeux. Elle ne me reconnut pas. Pour elle,

nte ? Occupe-toi de tes affaires

ondre, elle fit un pas

l

Le monde tourna un instant autour de moi. Je portai la main à ma joue, le souff

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L'Amour Blessé, Vengeance de la Reine
L'Amour Blessé, Vengeance de la Reine
“Les jointures de mes doigts me lançaient une douleur sourde et familière. J'étais Émilie Dubois, légende de la mode, recluse en Provence pour trouver la paix loin du tumulte, loin du vide laissé par Marc. Mon fils, Léo, dirigeait l'empire que nous avions bâti. Il était ma fierté, mais aussi ma plus grande inquiétude. Le calme de mon jardin fut déchiré par un cri strident, puis un autre. C'était la voix d'une jeune femme, Chloé, la nouvelle muse de Léo. « C'est un voleur et un menteur ! Il mérite une punition sévère ! » cria-t-elle, accusant Jean, mon jardinier loyal, de l'avoir défiée. Elle menaça Jean, jurant que Léo la croirait. Je suis intervenue, refusant de laisser cette injustice se produire chez moi. Chloé, vêtue de sa robe de créateur extravagante, me toisa, me prenant pour une simple employée. « Et toi, t'es qui ? La gouvernante ? Occupe-toi de tes affaires ! » lança-t-elle avec arrogance. Puis, une gifle violente claqua sur mon visage. La douleur fulgurante me coupa le souffle. Personne, jamais, ne m'avait frappée. Mon monde bascula. Son rire mauvais résonna alors qu'elle me traitait de « vieille maîtresse du jardinier ». Le summum de l'horreur arriva quand elle ordonna froidement : « tuez-moi cet insecte. » Les gardes tordirent le cou de Jean. Un craquement sinistre. Puis le silence. Ce n'était plus de l'arrogance, mais de la pure cruauté. La fille angélique décrite par Léo était un monstre. « Tu vois ce qui arrive quand on me contrarie ? » me dit-elle avec un sourire suffisant. Elles riaient de la vie et de la mort, me donnant la nausée. Je murmurai, la rage au ventre : « Vous allez le regretter... Je suis sa mère. Je suis Émilie Dubois. » Mais Chloé ricana : « Tu n'es qu'une paysanne. Rasez-lui la tête. » Mes cheveux tombèrent, chaque passage du rasoir une humiliation. Puis : « Brisez-lui les doigts. » CRAC. CRAC. La douleur m'aveugla. « Cousez-lui la bouche. » L'aiguille transperça ma chair. Mes lèvres furent scellées. Je ne pouvais plus crier, seulement gémir. Enfin : « Fouettez-la. » Les coups s'abattirent, me laissant une masse brisée et sanglante. « On l'amène à Léo, » dit-elle triomphante. « Je vais lui montrer comment je protège sa famille. » Dans le sac, l'air vicié, je priais pour Léo. Sa voix puissante résonna : « Chloé ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? » Chloé, douce et plaintive, répondit : « J'ai trouvé la femme qui répand des rumeurs infâmes sur ta mère. » Et tout le monde la crut. « Où est-elle ? » rugit Léo. Il s'approcha. Une lueur d'espoir. Puis, une douleur aiguë. Le métal froid d'une lame me transperça. Mon propre fils venait de me poignarder. « Même pas toi, misérable. » Le rire triomphant de Chloé résonna. « Ouvre le sac, regarde son visage immonde ! » Le monde bascula. La dernière chose que je vis fut le visage de Léo, figé dans l'horreur absolue tandis qu' il me reconnaissait enfin. Le malentendu était absolu. Il croyait en ses mensonges. « Elle a dit ça... de ma mère ? » demanda-t-il, sa voix glaciale. « Elle a tué le jardinier... » Mon fils, mon Léo, me détestait. Il ordonna de me jeter dans l'enclos des loups. Je fus traînée, sans voix, sans force, ne pouvant que le regarder détourner les yeux, son visage dur comme la pierre. Dans les siens, je ne voyais que la haine. Une seule pensée tournait dans mon esprit qui s'assombrissait : Il ne sait pas. Et il ne saura jamais. Mais le destin, parfois, réserve des tours diaboliques. Le silence prolongé de ma mère, Émilie Dubois, légende vivante de la mode, commençait à ronger Léo. Il sentait que quelque chose n'allait pas. « Ma mère n'est pas « déconnectée » ! » cria-t-il. « Elle est la femme la plus brillante que je connaisse. » Puis, une lueur de compréhension traversa ses yeux. Une terrible possibilité. Il devait retourner à la villa. Il ne savait pas ce qu'il allait y trouver, mais il savait déjà que quelque chose d'irréparable s'était produit. Il rentra, découvrit Jean mort, et ma disparition. Chloé admit fièrement avoir ordonné le meurtre de Jean et de « l'autre ». « Elle criait qu'elle était ta mère ! » s'exclama son amie. Un hurlement de pure agonie, de remords, s'échappa de la gorge de Léo. Le puzzle s'assemblait. Il courut vers l'enclos des loups. Maman était là, inconsciente ! Et les loups étaient calmes. Un miracle. Il se tourna vers Chloé avec une fureur glaciale. Sans un mot, il lui décocha un coup. « CETTE FEMME QUE VOUS AVEZ TORTURÉE... QUE J'AI POIGNARDÉE... CETTE FEMME, C'EST MA MÈRE ! C'EST ÉMILIE DUBOIS ! » La vengeance fut longue et terrible. Émilie, retrouvant ses forces, se présenta aux cachots. Chloé et ses complices subirent le même sort, les cris résonnant dans le domaine. Mais la culpabilité dévorait Léo. Il prit une décision irrévocable. « Je ne peux pas me pardonner. C'est ma main qui tenait le couteau. » Un coup de feu. Léo tomba. Seule, Émilie se dressa. Le conseil d'administration voulut la manipuler. Mais elle les regarda avec une froideur d'acier. "Je suis sa mère. Et maintenant, je suis votre reine. Cette entreprise m'appartient." Elle brandit la preuve de leurs trahisons. La femme douce avait cédé la place à une impératrice, forgée par la douleur, le sang et la vengeance. L'ère d'Émilie Dubois commençait.”
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