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Le Cri de Camille

Chapitre 1 

Nombre de mots : 1156    |    Mis à jour : 04/07/2025

une feuille de papier officielle qui a changé notre monde. Camille

! J'ai réussi !

n visage de dix-sept ans illuminé d'un bonheur pur, un bonheur que je n'avais pas vu depuis des années. Les voisins commerçants nous ont

tablier et j'ai serré Camille dans mes bras, l'od

toi, ma chérie. Ton

nt de grâce suspendu dans le temp

nfer s'es

la grande poissonnerie de l'autre côté de la place, ont surgi de nulle part. Ils ont renversé notre étal d'un coup de pied violent. Les poissons frais, les cr

tez ! » ai-je crié, me plaçant dev

'eux a

t de M. Léger. Il en a marre de vo

erposée, tremblan

ranquille ! Vous n'

éprisant. Elle est tombée en arrière. C'est à ce moment-là que j'ai perdu

Le monde a basculé. Mon corps a heurté lourdement le sol, ma joue écrasée contre les pavés froids et humides, au milieu de mes poissons morts. Le goût du sang et de la bile a rempli ma bouche

de larmes, les mains encore tremblantes, l'officier de servic

.. Monsieur Léger... » a-t-elle balbu

levé les yeux

? La Poisson

ré, a posé

s. Ça arrive tout le temps. Vous devriez essayer de régler ça

ont défigurée ! Elle est à

pas enquêter sur chaque petite bagarre de marché.

it terminée. La porte du commissariat, symbole de protectio

ns la chambre sans frapper. C'était Jean-Pierre Léger en personne. Il portait un costume cher, une mo

eux à mon visage bandé, pui

la tête dure

vée d'un bond, s

C'est vous qui

rire qui n'atteignait

lanc est une petite ville. Tout le monde se connaît. Le chef de la police est un bon ami à moi. Le mair

baissant d'un ton, devena

lie cette histoire. Pour ton b

dait pas. La justice semblait inaccessible. Sa mère était brisée. Son avenir, si

. La malle de son père. Elle l'a ouverte. À l'intérieur, parmi des photos jaunies et des souvenirs de marin, il y avait une petite boîte en velours bleu. Elle l'a ouverte. La médaille de bravoure de son père brillait d'un é

nier e

sespérée, a germé dans son esprit. Si la justice des hommes l'aband

rine Nationale. Et les héros ne

lant du matin au soir, mes mains abîmées par la glace et le sel, pour qu'elle ait la chance que je n'avais jamais eue. Pour qu'elle puisse aller dans ce grand lycée à Paris. Pour qu'elle s'échappe de Por

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Le Cri de Camille
Le Cri de Camille
“C' était le plus beau jour de ma vie. Ma fille, Camille, venait d' être admise au prestigieux lycée Henri-IV à Paris, le rêve d' une vie, le fruit de nos sacrifices sur notre petit étal de poissonnerie à Port-Blanc. Son cri de joie, les félicitations des voisins... un moment de pure perfection, une promesse d' avenir radieux. Puis, l\'enfer s\'est déchaîné. Les brutes de Monsieur Léger, le puissant propriétaire de la poissonnerie rivale, ont surgi et ont saccagé notre étal, ma fierté et notre gagne-pain, sous mes yeux. Quand j\'ai tenté de les arrêter, l' un d' eux m' a frappée. Un coup de poing brutal, une douleur aveuglante, et le monde a basculé. Je me suis effondrée, mon visage écrasé sur les pavés sales, au milieu de mes poissons morts, avec le cri déchirant de ma fille résonnant dans mes oreilles avant de sombrer dans l' obscurité. À l'hôpital, le verdict est tombé : visage défiguré, paralysie partielle. Pendant ce temps, la police a balayé l' agression comme une "dispute de commerçants", le procureur a conseillé d' accepter l' argent, et Léger, avec son sourire narquois, a tenté de nous acheter, menaçant de détruire l' avenir de Camille si elle persistait. Plus tard, ils ont orchestré l' annulation de son admission à Henri-IV, détruisant des années d' efforts, dévalisé notre appartement, tué son canari, et menacé ma vie. Comment est-ce possible que la justice soit à ce point aveugle ? Que des hommes puissent acheter le silence d' une ville entière, écraser le faible sans vergogne ? Pourquoi personne ne nous aidait, nous, la veuve et la fille d' un héros mort pour la France ? Le désespoir était une chape de plomb, mais au fond de cette nuit, une rage froide brûlait : ils m' avaient tout pris, mais ils n' avaient pas pris mon honneur. Alors, j' ai serré la médaille de bravoure de mon père, et Camille, ma courageuse fille, a pris la seule décision possible : si la justice des hommes nous abandonnait, elle irait chercher celle des héros. Elle irait frapper à la porte de la Marine Nationale, là où l' honneur a encore un sens.”
1 Introduction2 Chapitre 13 Chapitre 24 Chapitre 35 Chapitre 46 Chapitre 57 Chapitre 68 Chapitre 79 Chapitre 810 Chapitre 911 Chapitre 10