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L'Héritier Trahi de Bordeaux

Chapitre 1 

Nombre de mots : 1100    |    Mis à jour : 03/07/2025

emme qui savait naviguer dans les eaux troubles des relations humaines pour obtenir ce qu'elle voulait. Après la mort de mon père, elle a rapidement utilisé son charme et son sens des aff

te aux yeux du monde, alliant notre vieille fortune à sa jeunesse et sa beauté. J'ai acc

i que je croyais être mon fils. Nos photos de couple s'étalaient dans la presse locale, le symbole d'une réussite totale : l'amour, la famille, la richesse. Le domaine prospérait sous ma direction, mes décisions étaient saluées, et chaque nouvelle cuvée était un succès criti

unie et solide. C'était leur seule tâche. Mais la salle de réunion est restée vide, à l'exception de moi et des investisseurs de plus en plus impatients. J'ai appelé Monique. Sa messagerie. J'ai appelé Sophie. Directement sur sa messagerie. Leur absence était assourdissante, un vide inexplicable qui a semé

ez la vérité en face, Pierre." Il n'y avait qu'une pièce jointe : une vidéo. J'ai cliqué. L'écran a affiché l'intérieur de notre suite à Paris, celle où Sophie était censée

en riant, caressant son ventre. "Il cro

r, tout sera à nous. Ma mère a tout prévu

ntinué, montrant un appel vidéo avec Monique. So

u auras bientôt la place qui te revient. Le testament est modifié

aison adultère, élevé dans l'ombre pour me détruire et tout me prendre. Le mariage,

emblaient de manière incontrôlable. J'ai regardé à nouveau l'écran, le visage souriant de ma mère, le baiser de ma femme et de son amant. Mon univers venait de se désintégrer en quelques minutes. J'étais un idiot, un pantin dans leur pièce de

out. Je pe

s de notre "bonheur", de "l'arrivée prochaine de notre enfant", de "la force de nos liens familiaux". Chaque mot que je prononçais sonnait maintenant comme une blague cruelle. La foule passait, certains me reconnaissaient et souriaient. J'avais envie de hurler, de leur dire

. J'ai composé le numéro de Sophie, mécaniquem

éunion, j'ai eu un malaise. Maman m'a emmenée c

llais raccrocher, mais elle a dû poser son téléphone sans mett

t à quelqu'un. J'ai reconn

ut gobé ?" a-

ment prévisible. Bientôt, on

dre leur mépris à travers cette sonnerie était la confirmation finale, la plus cruelle. Ils ne se cachaient même plus vraiment. Ils se sentaient inv

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L'Héritier Trahi de Bordeaux
L'Héritier Trahi de Bordeaux
“Dans le monde doré de Bordeaux, ma vie semblait être tirée d' un magazine. Héritier du prestigieux domaine viticole Dubois, je menais une existence idyllique avec ma magnifique épouse, Sophie, dont le ventre s'arrondissait, portant celui que je croyais être mon fils. Nos photos de couple inondaient la presse locale, symbole d' une réussite éclatante – l' amour, la famille, la richesse. J'étais Pierre Dubois, l' homme à qui tout souriait, invincible, bercé par une confiance aveugle. Jusqu'à ce matin, où l'affaire de ma vie devait se sceller avec des investisseurs asiatiques. Ma mère, Monique, et Sophie, devaient être là, à mes côtés, incarner l'image d'une famille unie. Elles ne sont jamais venues. Leur absence, assourdissante, a fait capoter le contrat. De retour à mon bureau, anéanti, j'ai trouvé un email crypté. Une vidéo. Sophie, dans notre suite parisienne, n'était pas seule. Antoine Moreau, son "meilleur ami", l'amant insoupçonné. « Il est tellement naïf, » riait-elle, caressant son ventre. « Il croit vraiment que cet enfant est de lui. » Puis, le visage souriant de ma mère, Monique, en appel vidéo avec Antoine. « Tout se passe comme prévu, » disait-elle. « Mon fils, tu auras bientôt la place qui te revient. » Son fils. Antoine était le fils secret de ma mère, mon propre frère. Le mariage, l'enfant, l'amour de ma mère – tout était un monstrueux mensonge. Je n'étais qu'un pantin dans leur pièce macabre. La douleur était si physique que j'ai cru mourir. Mon téléphone a vibré. Cinq mots d'un numéro inconnu ont percé le brouillard : « Je sais tout. Je peux aider. » Cette nuit-là, errant dans Bordeaux, j'ai vu mon propre visage affiché sur un écran géant, parlant de notre "bonheur". Chaque mot résonnait comme une blague cruelle. De retour à la maison, le silence, ce putain de silence. J'ai appelé Sophie. Sa voix, si douce, le mensonge parfait. Puis, le jingle de notre "amour", et leur rire. "L'idiot a tout gobé ?" demandait Antoine. « Comme toujours. Il est tellement prévisible. » Mon sang s'est glacé. Ils se croyaient invincibles, et j'étais leur jouet. L'humiliation a cédé la place à une rage froide, une haine pure. Je savais tout, mais j'étais impuissant. Prisonnier de mon propre nom, de ma propre fortune. Le piège s'était refermé sur moi des années auparavant. Je n' allais pas me laisser détruire. J' allais les détruire.”
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