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Chloé, l'Ombre Toxique

Chapitre 3 

Nombre de mots : 707    |    Mis à jour : 01/07/2025

à nouveau. C'était Jean-Luc. Sa v

rrible après ton appel hier. Elle n'arrête pas de pleurer,

je n'ai même pas pu trouver la force de me m

s ?" ai-je sim

! Pas comme toi. Toi, tu es forte, tu encaisses tout. Elle, c'est u

. Les mots résonnaient é

re de ma fa

timbre et tu ne penses qu'à toi ! Si Chloé tombe malade à cause de t

peine capable de respirer. Jean-Luc devait partir pour un séminaire de golf à Deauville avec des clients. Je l'avais supplié de rester, juste un jour. Il m'avait regardée avec impatien

airante. Ce n'était pas un écho d

éter, d'être anxieux, de prendre soin de

personne, ce n'éta

u'un vide froid, analytique. J'avais passé des années à excuser son égocentrisme, à le mettre sur le compte de son ambition, de s

aboya-t-il au téléphone,

an-Luc.

oé a besoi

les sourcils

cins disent que c'est grave. Elle a besoin d'une transfusion sanguine en urgen

ration, lente et régulière. L'énormité de ce qu'il me dema

je lui donn

le, sans aucune place pour la négociation. "L'hôpital privé de Neuilly.

it que je sois la sauveuse. Que je donne une partie de moi-même

ueuse, qu'elle en devenait presque comi

oix qui ne tremblait pas.

ser ? Après ce que t

t une blague ? Écoute-moi bien. Je

je te pré

moi qui te préviens.

l n'était pas vide. Il était plein de ma propre force, de ma propre décision. Il avait franchi une ligne d

u'il vienne

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Chloé, l'Ombre Toxique
Chloé, l'Ombre Toxique
“La soirée annuelle de Lambert Construction battait son plein, et je me tenais en retrait, observant mon mari, Jean-Luc, dans son élément, le roi de sa cour. Dans ma poche, le "Bleu de France", un timbre précieux légué par mon grand-père résistant, fragment de notre histoire et symbole de courage, me rassurait. J'étais prête à lui offrir, en secret, mes projets paysagers novateurs, prouvant ma valeur au-delà de mon rôle d'épouse discrète. Soudain, mon cœur se glaça : Jean-Luc s'approcha de Chloé, sa jeune stagiaire aux allures fragiles, et lui offrit une petite boîte. À l'intérieur, je reconnus le "Bleu de France", le même timbre que je lui avais montré, partageant l'histoire sacrée de mon grand-père. Chloé, d'un geste délibéré, planta une épingle au centre, déchirant le papier ancien, puis, feignant la maladresse, renversa du champagne dessus, souillant à jamais mon héritage. Jean-Luc me saisit, me traitant d'hystérique, balayant la valeur sentimentale du timbre, tandis qu'il consolait Chloé, sa voix pleine de tendresse pour cette manipulatrice. Ma douleur était indicible, mais sa sentence résonna : "Ce n'est qu'une vieille babiole sans valeur... une antiquité poussiéreuse d'un vieil homme qui jouait les héros." Les mots m'anéantissaient : il n'avait pas seulement détruit ma fierté, il avait souillé la mémoire de l'homme que je respectais le plus, l'accusant de "jouer les héros". Il partit avec elle, me laissant à genoux, mon héritage en ruine entre les mains, sous les regards curieux des invités. La nuit suivante, il ne rentra pas, et un appel révéla l'horrible vérité : Chloé répondait depuis son téléphone, se moquant du "timbre ridicule." Puis, la demande la plus monstrueuse : Jean-Luc, en toute arrogance, m'ordonna de donner mon sang à Chloé, prétendument malade, afin de lui sauver la vie. Il m'attendait dans le parking, sa rage explosive, ses mains brutales sur mon bras, sa gifle retentissant dans le silence, la dernière illusion de notre mariage brisée. Kidnappée, droguée dans sa Porsche, j'avais manqué ma présentation cruciale pour les "Jardins Suspendus", mon espoir d'indépendance, volé. À mon réveil à l'hôpital, le pansement sur mon bras confirma l'horreur : ils avaient pris mon sang de force. Chloé entra, radieuse, la parure de diamants que Jean-Luc m'avait refusée à son poignet, se pavanant avec une fausse sollicitude. Ma rage froide devint glaciale. Quand Jean-Luc éclata de fureur contre moi, tandis que Chloé simulait une chute pour l'accuser, mon regard tomba sur son téléphone. Il y affichait le collier que j'avais dessiné pour notre anniversaire, maintenant commandé pour Chloé avec leurs initiales entrelacées et des diamants roses. Cette dernière trahison, intime et personnelle, fut le coup de grâce : avant l'évanouissement, une résolution naquit. Il voulait la guerre, et je serai son champ de bataille, transformant mes projets volés en ses armes.”
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