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Chloé, l'Ombre Toxique

Chapitre 1 

Nombre de mots : 918    |    Mis à jour : 01/07/2025

forte. Je me tenais légèrement en retrait, une coupe de champagne tiède à la main, observant mon mari, Jean-Luc Lambert. Il était dans son élément, naviguant entre

on histoire. Un timbre. Pas n'importe lequel, mais le "Bleu de France", l'une des pièces maîtresses de la collection que mon grand-père m'avait léguée. Ancien résistant, il avait rassemblé c

ts pour son entreprise, des concepts d'aménagement paysager novateurs qui, je le savais, pourraient propulser Lambert Construction à un autre niveau. J

de fragilité étudiée qui semblait captiver tous les hommes de la pièce, y compris le mien. Il se pencha vers elle, son sou

'était pa

pouvai

. Celui que je lui avais montré la semaine dernière, en lui racontant avec émotion l'histoire de mon grand-père, comment

riomphant. Elle prit le timbre avec une déli

st magnifique ! Je

sentis le sang quitter mon visage. J'avançai, mes j

an-

ait un mur

rs moi, son exp

pas de scène. Qu'

sur l'objet entre les doigts de Chl

da avec une fa

offert. Il a dit que j'étais un v

ssédais. Elle sortit une épingle de son chignon et, avec un geste délibéré, la planta au centre du

glé s'échapp

on

sit le bras, sa

n'est qu'une vieille babiole

vive, si physique, que j'avais du mal à respirer. "Je t'ai

échapper un p

e... Je ne savais p

geste soi-disant maladroit, elle fit tomber sa coupe de champagne. Le liquide se déversa sur sa robe, imbibant le

e papier souillé, mes mains tremblant de façon incontrôl

as un regard. Il enla

oir effrayée. On va jeter cette vieillerie et je t'en offrirai un vrai, un b

syllabe était un coup de poignard. Il n'avait pas seulement trahi ma confian

oid, au milieu des regards curieux et apitoyés des invités. Je tenais les restes détrempés de mo

er. Il avait détruit mon passé. Très bien. J'allais m'assurer de détruire son avenir. Les projets que j'avais conçus pour lui

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Chloé, l'Ombre Toxique
Chloé, l'Ombre Toxique
“La soirée annuelle de Lambert Construction battait son plein, et je me tenais en retrait, observant mon mari, Jean-Luc, dans son élément, le roi de sa cour. Dans ma poche, le "Bleu de France", un timbre précieux légué par mon grand-père résistant, fragment de notre histoire et symbole de courage, me rassurait. J'étais prête à lui offrir, en secret, mes projets paysagers novateurs, prouvant ma valeur au-delà de mon rôle d'épouse discrète. Soudain, mon cœur se glaça : Jean-Luc s'approcha de Chloé, sa jeune stagiaire aux allures fragiles, et lui offrit une petite boîte. À l'intérieur, je reconnus le "Bleu de France", le même timbre que je lui avais montré, partageant l'histoire sacrée de mon grand-père. Chloé, d'un geste délibéré, planta une épingle au centre, déchirant le papier ancien, puis, feignant la maladresse, renversa du champagne dessus, souillant à jamais mon héritage. Jean-Luc me saisit, me traitant d'hystérique, balayant la valeur sentimentale du timbre, tandis qu'il consolait Chloé, sa voix pleine de tendresse pour cette manipulatrice. Ma douleur était indicible, mais sa sentence résonna : "Ce n'est qu'une vieille babiole sans valeur... une antiquité poussiéreuse d'un vieil homme qui jouait les héros." Les mots m'anéantissaient : il n'avait pas seulement détruit ma fierté, il avait souillé la mémoire de l'homme que je respectais le plus, l'accusant de "jouer les héros". Il partit avec elle, me laissant à genoux, mon héritage en ruine entre les mains, sous les regards curieux des invités. La nuit suivante, il ne rentra pas, et un appel révéla l'horrible vérité : Chloé répondait depuis son téléphone, se moquant du "timbre ridicule." Puis, la demande la plus monstrueuse : Jean-Luc, en toute arrogance, m'ordonna de donner mon sang à Chloé, prétendument malade, afin de lui sauver la vie. Il m'attendait dans le parking, sa rage explosive, ses mains brutales sur mon bras, sa gifle retentissant dans le silence, la dernière illusion de notre mariage brisée. Kidnappée, droguée dans sa Porsche, j'avais manqué ma présentation cruciale pour les "Jardins Suspendus", mon espoir d'indépendance, volé. À mon réveil à l'hôpital, le pansement sur mon bras confirma l'horreur : ils avaient pris mon sang de force. Chloé entra, radieuse, la parure de diamants que Jean-Luc m'avait refusée à son poignet, se pavanant avec une fausse sollicitude. Ma rage froide devint glaciale. Quand Jean-Luc éclata de fureur contre moi, tandis que Chloé simulait une chute pour l'accuser, mon regard tomba sur son téléphone. Il y affichait le collier que j'avais dessiné pour notre anniversaire, maintenant commandé pour Chloé avec leurs initiales entrelacées et des diamants roses. Cette dernière trahison, intime et personnelle, fut le coup de grâce : avant l'évanouissement, une résolution naquit. Il voulait la guerre, et je serai son champ de bataille, transformant mes projets volés en ses armes.”
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