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Ma Mère, Mon Poison

Chapitre 3 

Nombre de mots : 363    |    Mis à jour : 27/06/2025

ette lettre, c'était mon

. « Isabelle, n

Il ne s'opposait jamais vraiment à elle. I

ierre. C'est entre

flamme du briquet

vas t'excuser pour

anique. Je savais que j'avais perd

er mon unique espoir,

lié les genoux. L

on, ma

un goût de cend

i pas bien

plus fort, en la regardant da

ant, et a éteint le briquet. Ell

. Mais ce n'e

is mes économies. L'argent que j'avais gagné en faisant des pe

oute la liass

as causés avec ton caprice. Et pour me

l'argent da

pars à l'école avec ce que tu

des vêtements abîmés qui sentaient encore l'eau de Javel,

e, mais j'étais en route. C

'elle a insisté p

seule dans cette ville de pe

un hôtel juste à côté de mon

ne faisait q

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Ma Mère, Mon Poison
Ma Mère, Mon Poison
“Ma mère, Isabelle, a toujours détesté le parfum, qu'elle considérait comme le signe de la vulgarité, et me répétait sans cesse qu'une femme respectable ne devait sentir que le savon. Malgré ça, mon rêve, à moi, Amélie, était de devenir parfumeuse, une passion que j'ai nourrie en secret jusqu'à mon admission à la prestigieuse école de Grasse. C'était une victoire amère, car ma mère, refusant mon départ, avait finalement cédé sous une condition terrible : je ne devais jamais porter de parfum acheté. Mais la veille de mon départ, dans un acte de pure cruauté, elle a détruit ma précieuse collection d'échantillons de parfums rares, des trésors accumulés depuis des années, en les noyant dans l'eau de Javel. La violence ne s'est pas arrêtée là : à Grasse, elle m'a suivie, me surveillant constamment, sabotant mes créations en pleine classe et, le point culminant, a secrètement gâché mon parfum lors d'un concours d'intégration, me rendant la risée de tous avec une odeur fécale. Quand j'ai entendu ma mère raconter à mes camarades de chambre que j'étais une « menteuse pathologique » et sans talent, quelque chose s'est brisé en moi. Le chagrin, la honte, tout a disparu pour laisser place à un froid glacial : elle voulait me détruire ? Très bien. Puisque c'était la guerre qu'elle voulait, c'était la guerre qu'elle aurait.”
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