L'Oméga de l'Ombre
tage, sa vue embrassait une ruelle obscure, encadrée par des bâtiments d'apparence misérable. Une unique lampe vacillante projetait une lumière maladive sur
, tu éc
n'était pas la première fois q
Aussitôt, les bruits s'amplifièrent, s'infiltrant dans la pièce comme une marée noire. Il les entendit clairement maintenant-les supplications, les coups, le fracas d'un corps contre la pierre. La lumière
t arrivés trop tard, forcés de se contenter de restes à peine satisfaisants. Des serviteurs humains, vidés de leur énergie, trop marqué
t être en détresse... il éveillait en lui une curiosité qu'il ne pouvait ignorer. On disait que les vampires ne se souciaient que d'eux-mêmes. En grande partie, c'était vrai. Blackwood n'était pa
faire ? » siffla
ssus l'appui de la fenêtre. Une sortie peu élégante, certes, mais
'obscurité comme des poignards d'acier. Il savait que son frère entendait aussi les cris. Un autre hurlement s'ajouta, s
ai à la réu
ne. Il atterrit sur ses deux pieds sans effort, comme un félin spectral. D'un geste rap
ela faisait presque vingt ans qu'ils chassaient ensemble. Avant cela, ils ne s'étaient pas adressé la parole pendant
ns l'air nocturne comme un ordre de mort. Pas beso
ube
devait-il rappeler à Charles de ne jamais l'appeler ainsi ? Ce n'était pas
St. Ignatius. Tous les quelques mois-beaucoup trop souvent selon Blackwood-les chefs se réunissaient pour discuter des menaces
ent les vampires devenaient rebelles, plus audacieux. Les Fae adoptaient des comportements inquiétants. Et pire encore, les humains
ans une ruelle sombre, ses pas silencieux comme un fantôme. Trois silhouettes crasseuses erraient devant lui, totalement inconscientes d
uoi pas, parce que chaque bon sang Sucke
venait un supplice d'ennui. Blackwood l'avait compris très tôt. Alors, il s'était forgé une image,
mps de fair
l plaisir de vo
nies, passant des heures à s'entraîner devant des miroirs, ajustant chaque inflexion pour que son timbre oscille entre m
e purement gustative. L'eau bénite et les croix, en revanche, le brûlaient
wood fronça le nez. Une odeur musquée et sauvage lui chatouilla les narines. Lou
re. Son regard glissa vers une silhouette recroquevillée au sol. Un jeune homme, à la respiration haletan
firma ce qu'il soupçonnait. Un oméga. E
règles. Et cet oméga
gorge. Toujours aucun m
mais que peut-on atte
arines frémissant alors qu'il humait l'air avec méfi
l ? Ces foutus warmwolves choisissaient donc leurs nom
dans l'Omega gémissant au sol. "Assez de ces foutues conneries, je veux enfoncer ma q
ur s'échappa de la silh
comme si une main spectrale s'était enfoncée dans sa poitrine pour lui arracher le cœur. Il
igèrent. L'Omega, lui, n
s couvraient sa peau, de sombres traces de bottes souillaient ses vêtements déchirés. Une rage primitive s'enflamma en lui, une
il sort,
uoi ce..
cha le mot comme une
es vampires et les loups ne s'étaient jamais entendus. Pourtant, là, devant eux,
Tu ne veux pas te frotter à
endre le martèlement rapide de son cœur. Une faim ancestrale s'éveilla en lui, brutale, brûlante. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n
e allait
ance n'avait plus de place dans ce jeu. Rien dans cette situation ne pouvait être pardonné. Blackwood, implacable, les fixait de ses
litesse, à ce que je vois?" lança l'un de
crois quoi?" répliqua un autr
se des autres, Mutts. C'est t
nt lentement sur le costume impeccablement taillé de Blackwood, s'attardant sur la broche en
ssi glacial que la menace qui flottait dans l'air. Quelle était la raiso
ste théâtral de défaite forcée.
ire. On peut l'avoir," dit un des autre
e est dans son droit. On a
lui et ses ancêtres ne connaissaient pas tous leurs petits jeux. Oh, il n'avait rien cont
raconter vos bêtises à votre Alpha, Bernard," dit Blackwood, avec un sourire froid. I