L'alpha de minuit
ouies dans les poches de son manteau. Le vent frais de la fin de l'automne soufflait sur son visage, mais elle n'y prêtait guère attention. Son esprit était ailleurs, absorbé par les pens
té vaines. La peur de l'inconnu se mêlait à la frustration, et une partie d'elle, la part la plus désespérée, en venait presque à accepter que la sit
nonce. En traversant le parc déserté, elle la remarqua sur un panneau publicitaire : "Poste d'assistante
rêta un instant, fixant les lettres noires sur fond blanc, se demandant si c'était la solution qu'elle attendait. Mais avant qu'elle ne puisse s'attarder dav
ique. Une réponse arriva presque instantanément. "Entretien demain à 9 h. Soyez ponctuelle." Le message était bref, presque froid. Cela ne la surprit p
-
u'il abritait. L'entrée était gardée par un homme en costume noir, silencieux et observateur, qui ne lui adressa pas un mot en la laissant passer. L'ascenseur, d'un blanc
légèrement tremblantes, bien que son apparence extérieure fût calme et contrôlée. Un silence pesant régnait dans la pièce, presque trop
aits étaient nets, sa mâchoire carrée, et ses cheveux d'un noir de jais étaient légèrement épars, comme si la rigueur de son apparence était contrariée par une sorte de sauvagerie interne. Mais
que gutturale, mais étonnamment claire. "Je s
ait d'une sobriété élégante, dominé par un immense bureau en bois sombre. La pièce était baignée de lumière, avec une vue imprenabl
e d'attraction et d'inconfort mêlés, comme si une force invisible l'attirait et la repoussait à la fois. Elle chercha à dissimuler la
ue chose en vous. Un potentiel que je crois pouvoir exploiter." Il marqua une pause, ses yeux ne quittant pas les siens. "Ce poste
ne pointe d'incertitude. "Je suis prête. J'ai be
r fut aussi énigmatique que la situa
nt. "Alors, bienvenue chez B
Blackwood fut tout sauf ordinaire. Chaque geste, chaque décision semblait minutieusement orchestrée, et même les employés, impeccablement habillés, paraissaient sous une p
Élisa ne pouvait s'empêcher de ressentir cette tension, comme si elle était continuellement attirée par lui et en même temps mise à distance. Il ne parlait presque jamais de sa propre vie, préférant concen
Elle tourna les yeux et aperçut Soren, debout dans l'encadrement de la porte. Il ne portait pas de costume cette fois, mais une chemise sombre légèrement
s son regard perça à nouveau les brumes de ses pensées, comme s'il lisait en elle. Il s'ap
sserrant autour du stylo qu'elle tenait. Elle détourna
r pleinement dans ce que je fais," répondit-elle,
tre un frisson dans le bas du dos d'Élisa. C'était comme si, derrière ce sourire, il savai
devant elle, et Élisa se sentit soudainement observée d'une manière différente. Il ne semblait pas simplement
aucune discussion. "Mais vous avez aussi quelque chose d'autre, quelque chose que
'adoucissant légèrement. Un autre
us êtes libre de partir. Mais n'oublie
nt Élisa seule, l'esprit tourmenté par ses paroles. Il ne lui avait pas dit grand-chose, mais
ses pas s'éloigner. Un bruit sourd à l'extérieur de la porte attira son attention, mais lorsqu
e grandissante commença à naître. Quelque chose en elle lui disait que son travail chez Blackwood Enterprises n'était pas aussi simple qu'il y paraissait. Que son rôle allait bien au-delà de ce qu'elle avait imaginé
'elle ne pourrait plus contrôler. Un tourbillon fait de désirs interdits, de secrets an
ue rencontre, l'attraction grandissait. Chaque fois qu'il la regardait, son regard s'intensifiait, et Élisa sentait un tiraillement qu'elle ne pouvait expliquer. Et, bien qu'ell
prise sur elle étaient là, et