Le Marché du Magnat
otants et de dispositifs de haute technologie. Le laboratoire, aux murs grisâtres et aux surfaces impeccablement nettoyées, contrastait cruellement avec le tumulte intérieur de la brillan
t attachés en un chignon strict, ne parvenaient pas à dissimuler les marques de fatigue et de douleur que le temps et les souvenirs avaient laissées. Elle travaillait sur un projet révol
nts sur l'écran principal. Sa voix, bien que douce, portait en elle l'écho d'une détermination farouche, mais aussi d'une tristesse indicible. Chaq
, interrompant sa concentration. Son assistante, Juliette, une jeune fem
'appel vient d'un numéro inconnu. Voulez-vous que je vous le transfè
distraire, mais quelque chose dans l'intonation de Juliette –
lme, presque détaché, alors qu'elle ajustait ses lunettes
t résonnant comme une pulsation dans la pièce. Après quelques sonner
temps de vous rappeler c
nt l'âme d'Elena. Le nom « Falkner » résonna dans la voix, mais au-delà de cela, le message po
on cœur battît la chamade. Elle se leva lentement, son regard s
ais oublier... » La voix se fit plus intense, comme si chaq
où tout avait basculé, la perte irréparable, et la promesse faite dans un ultime cri de détresse. Ce jour funeste, gra
i avait suivi l'événement tragique. Elle se souvint de l'instant où, dans le chaos, elle avait ju
d'une émotion difficile à contenir. Elle se retourna vers J
eversée, » demanda doucement Juliette, p
uvenirs que j'avais soigneusement enterrés, » répondit-elle en fer
l, chaque lumière vacillante, semblait évoquer des fragments du passé. Le tic-tac régulier d'une horloge murale accentuait l
a ne tombe pas du ciel sans raison, » suggéra Juliette d'une voix posée,
ment les quelques mots de l'appel : « Il est temps de vous rappeler ce que vous avez oublié... » Chaq
r ces dossiers, ces notes de recherche qui datent de l'époque où tout a changé. Il faut que je me souvienne exactement de ce
C'était là que reposaient les souvenirs d'un passé qu'elle avait tenté d'effacer, un passé marqué par la perte d'un être cher et une trahison qui avait presqu
da une voix masculine en arrière-plan, rompant le flux de ses pensées. C'était le Dr. Mor
ant du carnet pour observer Morel qui se ten
rélé avec le message que vous venez de recevoir. Vous pensez que cela pourrait être un simple hasard ?
e plus. Ce message, ces anomalies... c'est comme si mon passé tentait de me rattraper, de me forcer à revivre des instants que j'ai longtemps refo
pos. « Je suis avec vous, Elena. Nous devons explorer chaque pi
s. Ils évoquèrent les liens entre la mémoire traumatique et l'activité neuronale, s'interrogeant sur la possibilité q
y a toujours eu une part d'inexpliqué dans notre recherche. Peut-être que cet appel n'est pas qu'un hasard.
as laisser mon passé me définir, ni permettre à ces ombres de contrôler mon avenir
nés entre Elena et Morel. Le laboratoire, habituellement un sanctuaire de rigueur scientifiq
moire. Elle se rappelait ce soir fatidique, où la vie avait perdu de sa couleur, où la douleur s'était insinuée sans crier gare, laissant derrière elle un vide
egistrements de cette période ? » demanda-t-elle, la voix tei
– pour comprendre ce qui se cache derrière cet appel. » répondit-il en sortant une clé US
omme si l'appel avait accompli sa mission. Pourtant, dans le cœur d'Elena,
s de vous rappeler ce que vous avez oublié... » Un frisson parcourut son échine, et ell
e d'une obscurité complice. Le silence, ponctué par le cliquetis des touches et le murmure des machines, s
ouce, mais empreinte d'une sincérité palpable. « Parfois, ce
Morel. Mais si je veux avancer, je dois affronter ces ombres. Ce passé n'est pas
tangible. Elle se remémorait la douleur de la perte, la trahison qui avait ébranlé ses fondations, et la promesse faite dans le fracas de la cat
lle fermement en rebranchant le vieil ordinateur pour accéder aux archives oubliées. « Chaque morceau de mon passé, chaque dou