Une nouvelle vie à Londres
– Londres s
défilait, les bâtiments gris, les rues mouillées, les passants emmitouflés dans leurs manteaux. Tout semblait irréel, comme si elle n'avait pas encore vraiment atterri da
in à son amie. Elle savait que Martha n'avait pas encore pleinement accepté ce départ précipité, q
ouir un peu, murmura Clara san
a vérité était plus complexe. Son départ pour Londres n'était pas une aventure exaltante, c'était une fuite. Un échapp
e, quelques mots échangés dans un café trop bruyant, puis plus rien. Elle se souvenait encore de la sensation du café tiède entre ses doig
voile de pluie, immense et animée. Une fois sur le quai, Martha resserra son manteau autour d
ara en levant les bras comme pour
x auquel elle aurait rêvé, mais peut-être qu'ici, dans cette m
d'émotions. L'appartement était petit, un peu vieillot, mais il avait un charme indéniable avec ses murs en briques apparen
ue j'appelle un
s des parapluies colorés, des bus rouges s'arrêtaient à intervalles réguliers, et l'odeur du café flott
Londres, comme une promesse silencieuse
2 – Premi
. Martha ouvrit les yeux dans l'appartement encore silencieux, laissant son regard errer sur les murs nus et les cartons empilés dans un coin. L'idée de to
e paisible de son amie contrastait avec le tumulte intérieur de Martha. Depuis son arrivée, elle n'avait cessé d'osciller entre excitati
ait frais, chargé d'humidité. Camden commençait à s'animer : des cafés ouvraient leurs portes, les premiers c
t niché entre une boutique vintage et une librairie d'occasion. L'endroit était chaleureux,
plaît, dit-elle en s'a
ravail. Elle observa distraitement les autres clients : des étudiants penchés sur leur
une affiche sur le mur annonçant un événement musical le week-end prochain. Au centre de l'aff
Car
étails du concert avant de quitter le café. Ce n'était qu'un musicien de plus dans une ville qui en co
tement, Clara était levée,
ais-tu
n posant son gobelet sur la table
un instant avant
ir, on sort. Il faut q
our une sortie, mais elle savait que Clara avait raison. Se
ar dire. Mais on évite l
clata d
ché c
si Martha n'en était pas encore convaincue, ce soir-là ser