Le comité des loups
– La Traque
s elle refusait de se laisser submerger par cette faiblesse. Le vent glacé qui fouettait son visage lui offrait un peu de répit, un s
ce, restaient gravés dans sa mémoire. Si leur chef l'avait épargnée, ce n'était pas par clémence, mais par calcul. Ils avaient leur propre
était p
s'étaient séparés sans un mot, emportant chacun leurs mystères, leurs propres guerres intérieures. Mais elle savait qu'il deva
elle devait se méfier se cachaient non seulement dans les ombres, mais
rrêta br
uit de branches craquées, trop proche pour être ignoré. Elle se tourna, ses yeux
i de
isa dans la nuit, d'abord indistincte, puis se précisant a
Il s'approchait d'un pas lent, imposant, presque comme un prédateur qui savoura
it pas lui laisser de répit. Elle sentait la morsure de la douleur
s'arrêta à une courte distance. Il se tenai
omaine ? demanda-t-il d'une voix b
cle tendu de ce corps, chaque signe qui trahissait son appartenance. Ce loup n'était pas un me
mps, dit-elle enfin, une p
longtemps qu
as, ses gestes c
lle, sa voix toujours calme mal
se dessina sur les
été envoyé pour te surveiller. Pour m'ass
façon de parler, comme s'il savait déjà ce qui allait se passer. Romaine sentit une vague de
étorqua-t-elle sèchement. Si c'est pour ça q
e rauque, un son d
u crois vraiment q
poing se dirigea droit vers son ventre, et Romaine n'eût que le temps de se plier pour éviter l'i
quiva avec une fluidité inquiétante, son corps presque liquide dans ses mouvement
it-il, ses yeux étincelants d'une lue
as être prise au piège. Il fallait qu'elle sache ce qu'il savait, po
e-t-il ? lança-t-elle en bal
lus, ses lèvres se repli
ervateur. Je t'observe, Romaine. Et je suis ici pour t'assu
refusait de croire qu'elle était
lle avec force, ses ye
as. Au contraire, i
Tu le sais, n'est-ce pas ? Tu as vu la
bras, prête
dainement, un éclat
maine. Rejoins-nous, ou f
ut aucun
rant une dernière phrase avant
toi. Mais nous, nous pourrio
. Un autre chemin ? Un chemin qu'elle refusait de prendre. Pourtant,
: Le prix
ent dans sa tête, se mêlant aux échos de ses propres incertitudes. Le Comité, ce groupe qu'elle avait appris à détester mais aussi à respecter, dissimulait bien plus de secrets qu'elle ne l'aurait jamais imaginé.
ies qui semblaient mener leur cours, insouciantes de ce qui se tramait dans les ombres. Pourtant, pour Romaine, plus rien ne pouvait être pareil. Chaque action, ch
our savoir qui se tenait là. Gabriel. Il était toujours là, comme une présence immuable qui l
pris, n'est-ce pas ?" d
les ténèbres comme s'ils cherchaient des
r le silence que tu as accepté. Pour
elle savait que le moment de vérité approchait. Ce Comité, ce jeu dans lequel elle s'étai
e regard. "Je sais déjà ce que je risque. Mais toi, Gabri
ine, et l'ombre des bâtiments semblait se resserrer autour d'eux. Gabriel l
même toi, ne sera épargné lorsque tout cela éclatera. Mais il y
l'instinct de survie en elle ne cessait de se réveiller. Chaque fibre de son être lui disait qu'elle devait avancer, qu'elle ne pouvait pas rec
oix s'éteignant presque dans la nuit. "Je ne peux
sais. Mais il n'est pas trop tard pour choisir un
croire encore aux miracles. Il lui tendit une enveloppe en silence. Ses doigts frôlèrent les siens, mais Romaine ne s'attarda pa
t ?" demanda-t-elle
te de sortie, si tu veux," répondit-il,
lieu. Et une promesse d'alliance. Elle avait compris. Gabriel ne lui tendait pas seulement une solution ;
n'y aura plus de retour en arrière. Le Comi
'autre choix. Elle ferma les yeux un instant, se préparant mentalement à la
"Alors prépare-toi. C
eau pesant sur leurs cœurs. La guerre qui se préparait allait engloutir bien plus que leur ave