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Raïssa :Au bout du tunnel

Chapitre 2 02

Nombre de mots : 1654    |    Mis à jour : 23/07/2023

pit

é sur la peau de mon dos car je saignais sans le savoir. J'ai encore crié de douleur quand ta Aida me l'a enlevé. Elle m'a fait chauffer de l'eau dans sa chambre et me l'a versé dans un s

des explications sur son comportement à mon égard. Elle lui répondit que mon

rché quand c'était son tour de faire la cuisine. En effet, il y'avait 5 femmes mariées dans la maison et elles faisaient la cuisine à tour de rôle. Quand son tour venait, Tata Aida, préparait sans arrêt pendant deux jours. Elle se réveillait à 6h du mat

rangeait, balayait etc. Elle demandait a ses filles de faire le ménage, balayer la cour, s'occuper de l'appartement de ma grand-mère et de l'enclos des montons, chèvres, sans oublier de donner à boire aux poules. Je les aidais av

érait le faire assez tôt afin de pouvoir se reposer et se laver avant la descente de son mari. Parfois, pour me faire plaisir, elle tenait tête à ma grand-mère et m'amenait avec elle à Tefess. Ce nom signifiant ``plage``, désignait aussi un quartier populaire de la ville. J'aimais beaucoup la mer, mais voir les poissons tout frais et vivants, sortant à peine de la mer me

le fourneau, afin de remplir les 'andeu' (encensoirs). J'admirais beaucoup Tata Aida, car elle faisait toutes ces taches sans se plaindre contrairement à tata

les. Elles y dansaient beaucoup, la femme dont le tour était venu de recevoir toutes les autres, recevait tout l'argent que ces dernières cotisaient et elle devait à son tour leur donner à boire et manger. C'était aussi l'occasion de se raconter les derniers potins du quartier etc. Comme je le disais plus haut, Moustapha était dans la maison ce jour là. C'est une des filles

nue et j'ai entendu Mousta

te, kay fi y

nieuw (

pas arrêter de trainer les pieds quand on t'appelle, espèce d'imbé

200 francs Fataya. (Vas m'acheter une

'ac

uis mise derrière ce beau monde, attendant calmement mon tour. Une fille de tata Kiné est venue me retrouver et m'a pris l'argent des mains car Moustapha

dé de fermer la porte et de m'approcher. Je l'ai fait. Je tremblais tel

ama tank yi (Viens

tank (Je ne sais pas c

a diouguer du bakh si yow deh (Tu passes ton temps à répl

t. Je commençais à toucher ses pieds du bout des doigts car je ne sav

lou (je te dég

ce. Je savais que ce qu'il faisait était mal et je me suis dégagée. J'ai couru vers la porte mais il était plus rapide que moi. Il m'a jetée sur le lit et s'est mis à m'étrangler.

s'est levé du lit et a entrouvert la porte pour les prendre. Je me disais qu'en

la chambre. En se tournant vers moi, j'ai vu que ses yeux étaient littéralement en sang, très très rouges. J'étais tétanisée par la peur. J'ai commencé à pleurer. Je ne savais pas ce qu'il me voulait. Il m'a agrip

boules et ça faisait horriblement mal, me rappelant les fois où mamie Maguette les tirait aussi. Je pleurais toujours et essayais de l

. Je ne saurais comment expliquer ces bruits. J'ai eu peur. Il a jeté la tête en arrière et m'a entrainée sur le lit. Tout s'est passé très vite. Il a enlevé son short, déchiré ma culotte et a m

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Raïssa :Au bout du tunnel
Raïssa :Au bout du tunnel
“Je m'appelle Ndeye Maguette, plus connue sous le nom de Maguy. Je suis la cousine de Raïssa. Mes parents ont divorcé quand j'avais 9 ans. À cet âge, on n'a pas vraiment conscience de l'impact des choix de nos parents sur nos vies. Cette séparation allait me causer tous les tracas dans ma vie de petite fille. Mon père (Djiby) n'était pas toujours présent, il voyageait beaucoup dans le cadre de son travail et nous restions toujours à la maison avec ma tante Khady et ma petite sœur Aminata. Ma mère (Nafi) travaillait dans le secteur import-export. Ne supportant plus l'absence de mon père et l'accusant d'adultère et de s'intéresser plus à son travail qu'à sa famille, elle demanda le divorce. À l'époque, beaucoup de personnes ont essayé de la convaincre de changer d'avis, de penser à nous, sans succès. Mon père l'a donc libérée du mariage. Ma mère ne voulait pas que la nouvelle femme de papa nous élève. Mon père partageait son avis aussi, et ne voulait pas que mon beau père nous éduque non plus. Ma sœur et moi étions donc obligées de grandir avec nos grands-mères, nos tantes, entre Dakar et Mbour. L'égoïsme de certaines personnes et le manque de remords d'autres, mêlés à la perversité d'autres, constitueront un cocktail explosif dans mon éducation.”