coin. Comme je n'étais pas pressé, j'avais pris mon temps et, sans m'en rendre compte, je comptai parmi les derniers clients
is dans la rue, quand
gens. (Où étaient-ils donc tous passés ?) Par les magasins fermés. Par cette brise légère, indolente et
e d'angoisse de la mort qui tue ». Angoisse de la mort avec un grand M. La mienne et cell
vrai froid, dans la globalité de mon système nerveux. Je me mis à respirer de plus en plus fort et à cherche
de temps qu'il n'en faut pour regarder un épisode de sitcom, puis enchaînai a
m'était arrivée en sortant de la supérette, je sentais immédiatement mon sang se
oi, les jours suivants
r, mais assez pour ne pas avoir faim. J'essayais de me plonger dans le travail et de répondre à toutes les sollicitations le plus vite possible. Je participais au
eci ne me l
je faisais avait-il vraiment du sens ? Si je disparaissais, qui s'en soucierait ? Mes parents probablement, et encore ils étaient beaucoup plus proches de mon frère et de sa famille
nt, je craquais. Je regardais un énième épisode de série, ou buvais un verre, ou allais sur un site porno, ou le
plus de café. Conséquence de cela, le soir,
en ce moment. Et puis avais-je vraiment envie de raconter les détails de ma triste vie à un in
quelle série, et commençai à m'endormir, quand je fus brutalement réveillé par des cris. Je me levai
ôté. Qu'est-ce qu'ils disaient ? Je n'entendais pas distinctement les mots. Mon esprit était embrumé. L'homme était en colère pour je ne sais quelle raison et la femme hurlait à n'en plus fi
ans ma tête un faux silence où j'entendais encore, de très loin, ces cris stridents qui devenaient alor
musique avec des boules quies et un casque, la tête cachée sous un oreiller. Mais rien n'y fit. J'entendais toujours ces cris. Les entendais-je vraiment ? En tout cas ils hantaient mon cerveau et étaient toujours
tes réduit, mais dans lequel je pouvais mettre un matelas. Sur le moment, cela me parut la meilleure
mes affaires
us tard, et cela ressemblait à un véritable nid – ou plutôt terrier – douillet, isolé du reste du monde, comme perdu dans les entrailles de la Terre. L'avantage était qu'il n'y avait pas de réseau, que je n'avais pas accès à mon ordinateur, et que je n'étais tenté par rie
alement ces personnages s'enfoncer dans des tunnels de plus en plus profonds, pour finalement découvrir ces lieux extraordinaires, peuplés d'êtres vivants non moins extraordinaires. Que j'avais aimé lire c
, j'entendi
animal ? Pour répondre à mon interrogation, un couinement se fit entendre. Un rat. Je me redressai et cherchai mon portable. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus
pas directement l'animal, j'en aurais eu une crise cardiaque. Mais tout de su
là ? Sérieusement, qu'e
somniaque, enfermé dans sa cave, seul parmi les rats, sirotant
m'arrêter. Jamais je ne m'étais senti aussi miséra
ourant d'air. Je mis du temps à réagir.
et, pour la premiè
pas
de large. Et au-delà de ce trou, il y avait un tunnel, comme on peut en
asourdi, et le
réfonds de mes entrailles, ce qui me coupa littéralement le souf
mes membres à couper. Comment était-il arrivé là
respiration, doucement, douloureusement. Mon épiderme, qu
c mon téléphone et regardai à l'intérieur. Au bout de quelques mètre
insi pendan
u tunnel. Une odeur d'herbe mouillée ? D'où pouvait-elle provenir ? Je re
e mon cœur s'accélérer, pris une grande inspiration, puis m'engouffrai d
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