ais pas lui annoncer la nouvelle avant la fin de la journée. Je passai des heures à la clinique dans une sorte de brouilla
eoir, et c'est à ce moment-là que Jules entra dans le laboratoire, un sac de fr
me prenant doucement les mains, et je sentis les larmes jaillir sans que je puisse les retenir. Je voulais mentir, inventer une excuse, mais son regard avait cette façon de lire en moi que je n'avais
ns oser y croire. Ses yeux se remplirent de larmes, ses lèvres esquissèrent un sourire tremblant, et il murmura avec une douceur bouleversante : « Il y a peut-être une bonne chose dans ton ventre, Tatiana. Peut-être le
« je ne t'ai jamais demandé de m'aimer, ni aujourd'hui ni demain. Je te demande seulement de me laisser veiller sur toi et sur cet enfant, quoi qu'il arrive. » Je restai bouche bée, stupéfaite par cette générosité qui n'avait aucun sens
infirmières. J'avais le sentiment étrange d'être spectatrice de ma propre vie, comme si quelqu'un d'autre avait prononcé ces mots à ma place et que j'assistais, stupéfaite, aux conséquences. Je regardai Jules, si calme et si grave, et je me demandai pourquoi
iner, si son étrange joie venait d'une conviction secrète que l'enfant était le sien, ou si ce n'était que l'élan d'un cœur trop bon pour se défendre. Un frisson me parcourut le dos, puis je me raisonna
aller et venir dans mon petit appartement, avec ses gestes précis et attentifs, et je me sentis à la fois reconnaissante et cruellement injuste, car je comparais malgré moi cette présence solide à l'absence d'
l, et je lui répondis que je préférais y aller seule, par pudeur autant que par fierté. Il n'insista pas, mais il me fit promettre de me reposer, de bien manger et de l'appeler au moindre malaise, avec cette sollicitude un peu mala
uvelle à Hervé le lendemain, que je lui parlerais avec calme, que je lui laisserais le temps de comprendre, et que tout finirait par s'arranger, car un homme qui aime ne peut pas rester indifférent devant la
Je ne savais pas que l'homme qui venait de me parler avec tant de douceur portait en lui une blessure plus ancienne que moi, ni que la promesse qu'il m'avait faite ce soir-là, il la t
/0/38522/coverbig.jpg?v=9f4da50221d44f27a3fa0c6269da512c&imageMogr2/format/webp)