rs qu'on ne range
us. Et pendant des années ça tient. Ça tient parce qu'on travaille dur, parce qu'on dort peu, parce qu'on remplit chaque heure avec quelque cho
leure élève de c
je n'ai presque p
aine posé fermé sur ma table basse , je sens la terre bouger s
s ving
à lui. Pas ses mains. Pas sa voix. Juste ce chiffre. Vingt ans. L'âge où l'on croit encore que
ait avec cette légèreté désinvolte propre aux gens qui n'ont jamais eu à s'inquiéter de rien. Moi j'étais boursière. Logée dans une c
est experte dans l'art de maintenir les
mbre. Ce livre qu'on avait voulu prendre tous les deu
e était plus simple qu'il n'était. J'ai mis trois semaines à comprendr
és pendant d
it. J'avais mis du temps à comprendre pourquoi on ne se voyait jamais dans son monde à lui. Il avait toujours une explication. Une réunion de famille. Un dîner
ut ce que je m'autorise
trois fois parce que je ne voulais pas croire ce que je voyais. Trois mois. J'étais enceinte de trois mois sans l
édiatement. Il avait décro
-huit mois, il avait dit : Viens. J
il était là, qu'on allait traverser ça ensemble. Je m'étais habillée avec soin, j'avais pris le métro jusqu'au sei
Raphaël m'a
ard qui inventorie et classe en moins de deux secondes. Elle m'avait regardée co
à ce monde-là avec cette évidence tranquille des gens qui n'ont jamais douté de leur place. Je
s s'étaien
ais
ait pas
demandé : Raph
ncer qu'il allait être père, l'homme dont je croyais connaître la couleur du silence et la chaleur des
ais pas ce
re m
hisme. Parce qu'ils sont devenus ma boussol
orga
t pour indiquer la sortie à quelqu'un qui n'aurait pas dû entrer. Et moi, vingt ans, trois mois de grossesse, j'avais regardé Raphaël u
détourné
banc et j'avais regardé les rames passer pendant un long moment sans prendre la moindre décision. Parce
chambre de neuf mètres carrés, que j'av
s appeler. Pas pl
quelque chose d'indes
ux dans le noi
laisser remonter. Ma tasse de thé est froide à côté de moi. Paris brille derrière la vitre avec cette indifférence
ier Fontaine su
odiquement pendant des années. Pas par obsession. Par préparation. J'avais su que ce moment viendrait. Je m'y étais préparée comme on prépare un procès.
t ce que ça ferait de voir son no
le Fo
out ce chemin parcouru, deux mots sur une feuille de papier
seulement très bien appris à
ns qui ont signé des conclusions, retourné des audiences, construit dossier après dossier le nom que je porte aujourd'hui. Des mains qui ont tenu Mathis le soir
se à m
deviennent trop lourdes. Mathis est mon nord mag
chambre avec les précautions d'usage. Il do
n sommeil. Je regarde ce profil que je connais par cœur et qui continue pourtant de me sur
ses sourcils se rejoignen
pas de finir
ama
mmeil. Mathis a entrouvert les yeux, il
, je dis dou
travail
me to
x. Deux secondes d
'ai contrô
is. Tu
sais ri
i, Je te
le grognement et le sourire, et il se rendort.
absolue dans le fait que le mon
minutes assise sur le bor
eau que j'ai préparé pendant dix ans sans l
terrain où c'est moi qui pose les règles. Je
n premier. À ce qu
es mains à l
ça n'a aucu
'est que moi je m
de la chambre,
iroir et me regarde une longue seconde.
que Raphaël Fontaine a regardée dans les yeu
ait de la douceur. Un regard là où l'autre a
airement que ce qu
pire, c'est moi qui
Raphaël Fontaine en
'est moi qui tie
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